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Vivre et travailler à Singapour: le guide

Singapour, la cité du lion, est plébiscitée par les expatriés qui y trouvent rapidement leurs marques tout en vivant au coeur de l'Asie. Les conditions de vie sont très confortables, mélange de fortes influences occidentales et de traditions vivantes...

Dossier Singapour

 

 

 

 

 

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L'indonésie passerait à un seul fuseau horaire

Aujourd'hui couverte par 3 fuseaux horaires, l' indonésie prévoit de regrouper l'ensemble des territoires à l'intérieur d'un fuseau horaire unique, qui serait aligné avec Singapour, la Malaisie et la Chine.
"Le changement devrait aider à accélérer le développment économique du pays", a indiqué le  Ministre du Commerce Gita Wirjawan, dans un communiqué du 30 Mai.

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Les nouvelles frontières du management

Dans cette étude, nous abordons la situation des « managers nomades », acteurs clés du développement des entreprises à l’international.

Qui sont les travailleurs nomades? Des managers dont l'activité couvre un large secteur géographique. Ils sont souvent en charge d'équipes disséminées dans des pays différents et doivent adapter leur management à distance pour tenir compte de l'éloignement, et parfois de l'isolement, de leurs collaborateurs. Ils sont régulièrement confrontés à des problématiques multiculturelles, sont eux-même très mobiles (de déplacements fréquents dans la zone, jusqu’à l'expatriation) et sont de grands utilisateurs des NTIC.

Objectifs de l'étude:

  • Comprendre et décrire les conditions concrètes de`fonctionnement des « managers nomades », particulièrement du point de vue du management à distance, de la mobilité et de l’utilisation des NTIC ;
  • Repérer, dans les entreprises, quels sont les enjeux du « management nomade » et dans quelle mesure celui-ci fait l’objet de politiques et pratiques spécifiques ;
  • Elaborer un cadre de référence pour le développement des « pratiques nomades » et une gestion optimisfeacute;e des « managers nomades ».

Démarche:

  • L’interview de cadres d'entreprise
  • La réalisation de monographies d'entreprises.

Durée: 2012

Résultats:

  • Publication régulière, sur le site equipaje.fr, de portraits de « managers nomades ».
  • Rédaction d’un ouvrage consacré aux "managers nomades".

Vous êtes intéressé(e) par cette étude et vous souhaitez y être associé(e)?

Contactez-nous: ici

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Un réseau pour les femmes entrepreneurs à Singapour

Nouveau à Singapour: ellesnetwork, un réseau francophone pour les femmes qui entreprennent
La réunion de lancement se déroulera le mardi 29 mai a 19h, a Fort Canning Centre, White studio
"Venez decouvrir comment créer votre entreprise a Singapour et passer maître dans l’art du Networking".
 
inscription sur le site ellesnetwork
 

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Dualexpat devient Equipaje

Nous avons beaucoup travaillé, au cours des 3 dernières années, au développement de la plateforme Dualexpat consacrée à l'expatriation en Asie, associant ressources en ligne, services et outils de collaboration. Au fil des ans, les contenus se sont étoffés et les services se sont affinés, qui nous ont donné le plaisir d'accompagner un certain nombre d'entre vous dans cette belle aventure de l'expatriation. En revanche, la plateforme collaborative n'a pas connu la dynamique que nous espérions.

Ce constat fait, nous avons pris la décision de fusionner les activités de Dualexpat (accompagnement de la mobilité) avec celle d'Equipaje (développement RH et coaching),en les regroupant sur une plateforme unique, qui met désormais à disposition du public l'ensemble des informations, guides et dossiers pays consacrés à la mobilité en Asie, et renvoit sur Linkedin et Viadeo pour les aspects collaboratifs.

Equipaje,RH Nomades est spécialisée dans le développement des personnes et des organisations en Asie

Nos services:

Pourquoi Equipaje? parce que ce terme, métissé d'espagnol, symbolise à la fois le voyage, l'équipe et le projet.

Pourquoi RH Nomades? parce que l'ambition est de faire vivre les Ressources Humaines dans le contexte d'aujourd'hui,profondément marqué par le nomadisme: qu'il s'agisse de la mobilité à proprement dite, de la composante multicultu2elle des équipes, ou encore de l'utilisation croissante et profondément transformatrice, dans le travail de chacun, des outils de collaboration 2:0. A ce titre, notre désir est d'être avec vous et pour vous, des spectateurs engagés des transformations RH présentes et à venir.

Visitez le site equipaje.fr et retrouvez:

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Leadership au féminin, en Asie

L'Asia Society a livré récemment le résultat d'une étude sur le leadership au féminin en Asie. Dirigée par Astrid S Turminez, Vice Doyenne de la Recherche à la Lee Kuan Yew School of Public Policy à Singapour, cette étude, très documentée, décrit la situation contrastée de l'accès des femmes aux postes de direction dans les différents pays de la région, avec un constat global: les femmes en Asie sont toujours payées sensiblement moins que leurs homologues masculins; peu accèdent aux postes de Direction générale.

Parmi les principales conclusions de ce rapport:

L'accroissement de la richesse en Asie a réduit l'écart entre les hommes et les femmes dans de nombreux pays, notamment sur les terrains de la santé et de l'espérance de vie, de l 'accès à l'éducation, des opportunités économiques et de l'engagement politique. Mais la situation reste fortement contrastée: les pays où cet écart est le plus faible sont la Nouvelle Zélande, les Philippines, l'Australie, Sri Lanka et la Mongolie; ceux où les inégalités entre les genres sont les plus fortes sont le Pakistan, le Népal, l'Inde, la République de Corée et le Cambodge.

Concernant le leadership au féminin, les classements varient en fonction des critères qui sont mis en avant. D'une manière générale, ce sont la Nouvelle Zélande, l'Australie et les philippines qui se classent le mieux. Quand on prend en considération essentiellement les aspects économiques et les éléments tels que l'accès des femmes aux postes de management supérieur ou l'équité des niveaux de rémunération, ces 3 pays sont rejoints par Singapour, la Mongolie, la Thailande et la Malaisie. Dans le domaine politique (nombre de femmes au parlement, nombre de femmes ministres ou chefs d'Etat), la hiérarchie curieusement s'inverse, avec l'Inde, le Sri lanka et le Bangladesh figurant parmi les 5 pays les mieux placés; une situation que le rapport explique par le nombre de femmes qui sont devenues chef d'Etat dans ces pays pour des raisons d'appartenance familiale ou de liens dynastiques.

Le niveau de développement des pays semble, d'une manière générale, être un indicateur favorable à un accès accru des femmes à des postes de leadership. Mais cette analyse souffre de remarquables exceptions: celles du Japon et de la Corée, mal positionnés sur les critères du nombre de femmes dans les postes d'encadrement supérieur ou dans les conseils d'administration, d'égalité des rémunérations et d'engagement politique. Par ailleurs la Chine, Singapour et Hong Kong continuent d'afficher des déséquilibres importants.

En Asie, des mesures concrètes seraient nécessaires pour apporter des réponses aux "fuites du pipeline": beaucoup de femmes abandonnent leur activité lorsqu'elles sont en position d'évoluer de l'encadrement moyen vers des responsabilités de Direction. Ce taux d'abandon est de 70,24% au Japon, de 52,88% en Chine, de 48,83% à Hong Kong et de 45,9% à Singapour. Ces mesures, qui viseraient à faciliter le choix des femmes à poursuivre de carrière sans abandonner leur rôle de mère et de soutien de famille, pourraient prendre la forme de mentoring, de congés de maternité et paternité, de systèmes de garderie pour les enfants ou de soins aux plus agés, et de systèmes de retraite plus équitables entre les genres.

Le rapport met à ce titre un certain nombre de bonnes pratiques imaginées par certains Etats, des ONG ou des entreprises.

On y découvre par exemple, le dispositif de taxi partagé mis en place chez Google à Bangalore à l'intention de tous ses salariés, qui permet aux femmes partant après 20:00 d'être accompagnées d'une personne chargée de sa sécurité et d'être prioritaires par rapport aux autres passagers masculins, pour être déposées en premier à destination, quelque soit l'intinéraire.

 

►Télécharger le rapport "Rising to the top" sur le site de l'Asia Society: Women Leaders of New Asia

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Singapour prend soin de ses PME

Dès 2010, Singapour a mis en place, avec le PIC (Productivity & Innovation Credit), un dispositif de subvention aux PME qui investissent dans le capital humain, l'innovation et l'amélioration de la productivité. Ce programme a été renforcé dans le cadre du budget 2012. Le PIC offre désormais aux entreprises de déduire de leur revenu imposable 4 fois le montant de leur investissement ou d'opter pour un remboursement direct partiel.

Le développement de la productivité constitue l'un des axes majeurs de la politique économique de Singapour, qui y voit un levier essentiel de soutien de la croissance.  Le PIC (Productivity & Innovation Credit) est au coeur du dispositif mis en place en ce sens. Il offre des incitations fiscales et financières aux entreprises qui investissent dans l'un des domaines suivants:  équipement d'automatisation; investissement dans le personnel (Formation); acquisition de droits de propriété intellectuelle; enregistrements de brevets ou marques; Recherche & Développement et investissement dans certains projets de design pré-approuvés. 

Concrètement, les entreprises peuvent, dans chacun des domaines concernés, déduire chaque année de leur revenu imposable (entre 2010 et 2015) 400% de leurs dépenses, avec un plafond de 400.0p0 SGD, ou opter pour un remboursement direct partiel au taux de 30% des dépenses en 2010 et 2011, et de 60% des dépenses à partir de 2012, avec un plafond de 100.000 SGD.

Ce qui frappe, c'est l'ouverture et la simplicité du dispositif. Les mesures d'incitations portent sur des investissements qui n'ont pas un caractère exceptionnel, mais qui s'inscrivent dans le cadre du fonctionnement des entreprises concernées. Les entreprises engagent les dépenses sans nécessité d'agrément préalable. Elles déclarent ensuite leurs dépenses dans leur déclaration annuelle ou font la demande d'un remboursement direct partiel dans le trimestre qui suit l'investissement. L'enjeu est de faciliter la prise de décision, d'accélérer et d'amplifier le processus.

Dans le domaine de la formation, le PIC constitue un puissant stimulant. Il permet concrètement aux entreprises de mettre en place des programmes de formation ambitieux, allant des formations métiers au développement du leadership et des compétences managériales, pour une fraction du coût initial: une formation d'un coût de 10000 SGD en 2012 ne coûte finalement que 4000 SGD à l'entreprise qui opte pour le remboursement partiel au taux de 60%.

Pour plus de détails, consulter les sites de:

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Marc-Antoine Métais, co-fondateur d’Apollo Learning à Singapour

Ils sont de plus en plus nombreux à multiplier les stages et les cursus à l’étranger, à rechercher d’emblée un premier emploi à l’international, voire à y démarrer leur propre activité. La génération Y n’hésite pas à sortir des chemins tracés pour mettre en œuvre ses projets, à l’instar de Marc-Antoine Métais qui, avec Constance Jeanperrin et un troisième associé Singapourien, lance un service de soutien scolaire sur le modèle d’acadomia, mais ancré à Singapour avec un zeste d’inventivité. Un nouveau service à consommer après les cours et, en cordial, avant l’orientation et les concours.

Jeune diplômé de l’Ecole Centrale Paris, Marc-Antoine a terminé son cursus à NUS, à Singapour, après s’être découvert une passion pour l’Asie lors d’un stage ouvrier en Chine. Spécialiste des sciences environnementales – il a fait de la recherche sur les biocarburants à base de déchets dans les laboratoires de NUS - il aurait pu intégrer une grande entreprise du secteur, mais c’est la passion d’entreprendre qui l’a emporté. Avec Constance (venue accomplir dans la Cité Etat une partie de sa scolarité à l’ESSEC) et un troisième associé, Singapourien, ils ont décidé d’explorer méthodiquement toutes les idées de création d’entreprise, avant de concentrer leur attention sur le soutien scolaire.

Pourquoi ce choix ? Parce qu’il existe à Singapour une forte demande dans la communauté expatriée, mais que, les étudiants n’étant souvent sur place que pour des périodes assez courtes, les parents et lycéens sont contraints de rechercher sans cesse de nouveaux tuteurs, avec le risque de ne pas trouver la personne la plus compétente et la difficulté de maintenir une certaine continuité. Marc-Antoine et ses associés ne sont pas des nouveaux venus dans ce domaine. Comme beaucoup de leurs congénères, ils ont donné des cours de soutien alors qu’ils étaient eux-mêmes élèves des classes préparatoires, puis étudiants. A Singapour, ils ont constaté qu’il n’existait rien d’organisé et ont imaginé un dispositif qui permettrait de faire une intermédiation qualifiée entre les étudiants-tuteurs, les élèves et les parents.

- Quelle est l’approche particulière d’Apollo Learning sur ce secteur du soutien scolaire ?

MA - Nous sommes les garants de la qualité des professeurs et de la continuité du support aux élèves. Notre idée est d’aller au delà du soutien scolaire dans une matière déterminée: nous souhaitons proposer un service complet.

- Un service complet ?

MA - Ce que nous demandons à nos professeurs-tuteurs, c’est d’être disponibles pour leurs élèves en dehors des cours, pour répondre à leurs questions sur la préparation d’un concours, ou sur leurs orientations académique et professionnelle. Nos professeurs-tuteurs connaissent bien ces aspects, parce qu’ils ont eux-mêmes préparé et passé avec succès les mêmes concours. Ils peuvent donner des conseils précieux sur l’intérêt des formations et la manière d’optimiser sa préparation. Nous organisons d’ailleurs également des ateliers spécifiques de préparation aux oraux des concours. Le professeur peut être vu comme un Mentor qui soutient la jeune génération.

- Vous mettez en avant sur votre site une offre de formation par petit groupe de 3 personnes

MA- En effet, nous souhaitons favoriser l’organisation des cours, idéalement par petits groupes de 3 élèves. Les cours particuliers présentent sans doute beaucoup d’avantages, notamment en termes d’adaptation précise du cours à la situation de chaque élève. Mais il manque la possibilité d’interagir avec les autres qui est un moteur important favorisant la concentration et l’émulation des intéressés . Pour autant, nos professeurs ont pour consigne de suivre pas à pas chaque élève et de faire chaque mois un retour personnalisé aux parents sur l’avancée de leur enfant. Le groupe n’est pas là pour écraser l’élève mais pour le pousser encore plus loin.

- N’est-ce pas compliqué à mettre en place ?

MA- Non, cela se fait de manière très simple. Les intéressés s’inscrivent en indiquant le nom des 2 autres élèves avec lesquels ils souhaitent organiser des cours de soutien. Nous prenons le relais pour mettre en place le mini-groupe.

- Les cours de soutien sont-ils réservés aux Lycéens ?

MA- Pas seulement aux lycéens. Les cours de soutien peuvent intervenir à tous les moments de la scolarité, de la primaire au lycée. Notre offre est d'ailleurs ouverte aux adultes. Parmi les futurs professeurs que nous interviewons, certains ont des domaines de spécialité extrêmement variés qui peuvent faire l’objet d’offres de formation pour les adultes, par exemple dans le domaine des langues, en anglais, en chinois ou en grec, voire dans des domaines tels que l’oenologie».

Voir le site internet d’Apollo Learning

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Anne Genetet, créatrice de "The Help Agency"

help agency

Dès son arrivée à Singapour, Anne Genetet est sensibilisée à la situation des employés de maison. Médecin-journaliste-consultante elle décide de se consacrer à la facilitation des relations entre les employeurs et les employées de maison en créant une agence de conseil et formation spécialisée: The Help Agency.

Lorsqu’elle s’installe à Singapour en 2005, avec ses 4 enfants, Anne Genetet a déjà accompli un parcours professionnel particulièrement riche et original guidé par la passion, plusieurs fois renouvelé, jamais interrompu par les contraintes de la mobilité. Quand elle est encore étudiante en Médecine, elle n’hésite pas à suivre aux Etats Unis celui qui deviendra son mari, poursuivant ses études par correspondance. Une fois diplômée, elle débute dans un centre de santé Croix Rouge, où elle couvre pendant plusieurs années des champs variés, s’impliquant dans l’accompagnement des toxicomanes et de personnes en difficulté sociale (RMI, sans-papier), participant au fonctionnement d’un service de PMI (protection maternelle et infantile), toujours désireuse de découvrir, d'approfondir et de continuer à se former.

La passion de transmettre aux autres

Par curiosité, elle s’inscrit à Paris VI dans une formation au journalisme médical qui va faire basculer sa carrière de praticien vers la communication. "A posteriori", résume-t-elle, « le fil conducteur de ce que j’ai fait, c’est ma passion de transmettre aux autres. Apprendre pour apprendre n’est pas suffisant. Ce qui est passionnant c’est de partager et transmettre. Je viens d’une famille d’enseignants. Finalement une très grande partie du métier de médecin consiste à expliquer les choses. Il est important, pour bien soigner, de prendre les gens dans leur globalité. Ce que les gens traversent à un moment de leur vie, conditionne les choix thérapeutiques".

De la Médecine à la communication,...

Cette formation au journalisme est une révélation. Anne Genetet a toujours aimé écrire. Elle trouve dans le journalisme une manière de conjuguer sa passion pour la médecine avec le goût de défricher pour expliquer. Mais le succès est presque trop rapide, qui l’oblige à choisir entre 2 métiers: l’écriture et la clinique. Un choix difficile, se rappelle-t-elle: «j’ai temporisé, et j’ai finalement démarré dans une agence de communication. J’ai adoré faire ce travail, dans lequel il s’agissait de mouliner une information scientifique de haut niveau pour la mettre à la portée des professionnels et du grand public». Anne acquiert pendant ces années une expérience rare, travaillant avec de grands laboratoires pharmaceutiques tels le laboratoire Roche pour Tamiflu (anti-grippal) et des groupes alimentaires comme Danone sur des programmes diététiques.

Cette expertise attire immédiatement l’attention quand elle arrive, en 2005, dans une Asie inquiète des risques de grippe aviaire. Les bagages à peine posés, elle reçoit une offre d’une société de conseil qui aide les entreprises à mettre en place des plans de prévention des pandémies. De médecin-journaliste elle devient alors consultante. Elle travaille dans ce secteur pendant quelques temps, mais choisit finalement d’arrêter: «ce métier ne me convenait pas tout à fait et j’étais gênée par le manque de rigueur scientifique». Cette décision la laisse un peu désemparée : «j’ai eu un peu de mal à faire le point. Je me disais qu’il n’était pas possible, étant française, de faire de la publicité dans un environnement anglophone et j’ai, d’ailleurs à tort, fermé cette piste. Je ne savais pas quelle activité je voulais poursuivre».

... Au conseil en gestion de la relation «famille expatriée-employée de maison»

C’est dans ce contexte qu’Anne Genetet décide de se consacrer à la situation des employés de maison et à la relation entre ces derniers et leurs employeurs. «J’avais été choquée, dès mon arrivée à Singapour, comme je visitais des maisons, de découvrir les conditions de vie et de travail des employés de maison. Certaines avaient leur chambre installée sous un escalier, n’ayant ni congés ni jours fériés. Assez rapidement, je me suis aperçue qu’il ne s’agissait pas de juger mais de comprendre. Il fallait creuser, comprendre l’histoire intime de ces personnes venant des Philippines ou d’autres pays en Asie". A posteriori, elle reconnaît qu’elle a, elle-même, commis des erreurs de communication avec sa propre employée de maison. Anne participe aux activités de plusieurs ONG. Elle intervient comme médecin bénévole auprès des employées de maison et découvre des situations de grande détresse. Puis elle décide de créer son entreprise: «Je me suis dit qu’il y avait des choses à faire. A défaut de changer les mentalités des employeurs locaux à Singapour, je pensais que je pouvais avoir un impact sur ma propre communauté». Le projet initial était de créer une agence spécialisée dans le recrutement des employées de maison. L’activité étant règlementée à Singapour, cette décision nécessitait de passer un certificat de droit spécialisé qu’Anne Genetet obtiendra, en 2008, au Singapore Polytechnic. Toutefois, elle s’aperçoit rapidement que les contraintes de fonctionnement des agences, en particulier l’obligation d’exercer, de fait, dans des locaux coûteux, emporte un vice : pour amortir les coûts fixes, les agences doivent impérativement multiplier les actes et sacrifier la qualité du service à la quantité. Anne Genetet fait donc évoluer son projet en le recentrant exclusivement sur la formation et le conseil, pour faciliter les relations entre les employeurs et leurs employées de maison.

En 2010, Elle crée The Help Agency, où elle développe des services à l’intention des employeurs et des employées de maison. Pour les employeurs, elle conçoit un dispositif -SOS Employeurs- qui permet d’aider ceux qui le souhaitent, à faire eux-mêmes l’ensemble des démarches administratives nécessaires au recrutement d’une employée de maison. Elle rédige un guide pratique de l’entretien de recrutement d’employées de maison, dans lequel elle propose des scénarii d’interview type, suggère certaines questions pour valider des aspects spécifiques, et offre la possibilité de fonder la décision de recrutement sur des critères aussi objectifs que possible à travers une grille de scoring. Elle met à disposition également des suggestions de planning pour organiser le travail des employées de maison, ainsi qu’une liste de progression de l’employée, avec 3 niveaux de compétences, pour favoriser le développement de l’intéressée et donner des critères pour une éventuelle progression salariale.

Pour les employées de maison, elle crée un second guide et développe une palette de formations. Le guide explique à l’employée de maison la culture de son employeur, ses attentes … Les formations couvrent la cuisine, la santé, l’hygiène et la sécurité. «Dans les cours de cuisine, par groupe de 2-3 personnes, il s’agit de pratiquer: les personnes font. Elles suivent une recette et préparent un repas complet. Ensuite elles partagent le repas réalisé et repartent avec un savoir-faire directement utilisable. Les ateliers hygiène et sécurité abordent l'hygiène de la maison, les bonnes pratiques pour éviter les transmissions de maladie, les bonnes positions pour soulever, porter et se baisser. Un autre atelier permet aussi d'adresser les questions de femmes".

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Anne Garrigue: « 40 portraits d’entrepreneurs français en Asie du Sud Est ».

40 Français qui entreprennent

Anne Garrigue, journaliste et écrivain vit depuis 20 ans en Asie. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le Japon et la Chine et a été pendant plusieurs années rédactrice en chef du magazine Connexions à Pékin. Elle publie aujourd’hui une série de 40 portraits d’entrepreneurs en Asean avec en fil rouge, cette question, qu’elle rappelle dans la préface de son livre: « qu’est-ce qui pousse à créer son entreprise et pourquoi franchir 10.000 km pour le faire?

-Comment est né ce projet ?

-Il est né d’une série d’entretiens publiés sur le site Aujourd’hui le Monde. J’ai eu envie de regrouper ces portraits d’entrepreneurs, qui prennent ainsi une nouvelle dimension: plus sociale, plus forte. J’ai souhaité le faire sous la forme d’un livre, parce que le papier, comme support, est complémentaire du numérique. Le livre permet de se poser, de réfléchir.

-Pourquoi ces portraits d’entrepreneurs ?

- Parce que je suis fascinée par l’esprit d’entreprise. Les entrepreneurs sont des héros des temps modernes. Ce sont des gens qui signent leur vie. Ils n’entreprennent pas par hasard. Ils font un choix adulte qui engage une responsabilité à cent pour cent. Ce sont des aventuriers au plein sens du terme, les héritiers des aventuriers du XIXème siècle. Il n’est d’ailleurs pas anodin que l’un de ces entrepreneurs, Eric Martin, fondateur de plusieurs entreprises dans le tourisme et l’alimentation au Vietnam (Exotissimo et Apple tree), quand il retrouve de vieilles photos des bateaux à aube, se passionne à ce point pour ces embarcations qu’il part à la recherche d’archives, rencontre les descendants de la famille qui exploitait ces bateaux au Vietnam, en fait finalement construire et affréter plusieurs exemplaires. Ce faisant, il boucle la boucle et fait le lien entre les deux familles d’aventuriers.

-Dans la préface de l’ouvrage, vous mettez en miroir création artistique et création d’entreprise

-En effet, j’ai acquis, au travers de mon métier, l’expérience de la création à partir de la page blanche, qu’elle soit de papier ou de toile. Je voulais voir ce que cela donnait dans le « vrai monde ». Je pense que l’esprit d’entreprise n’est pas assez encouragé en France. On porte au pinacle les artistes, les patrons de grandes entreprises, les grands Corps. On ne valorise pas assez les entrepreneurs. Pourtant, ce sont des gens qui sont habités par la flamme de la création, qui éprouvent une passion pour ce qu’ils font

-Quand vous parlez du « vrai monde », le terme « monde » est sans doute à prendre au premier degré.

-En effet. Pour les jeunes en particulier, le terrain de jeu, c’est désormais le monde. Les français de l’extérieur qui vivent loin de la France tout en restant profondément attachés à la France forment une importante diaspora. Ils ne réclament pas. Ils veulent donner. Je voulais leur rendre hommage et, tel un écrivain public, leur donner la possibilité de s’exprimer et de transmettre.

-Le livre est écrit en français et en anglais, est-ce un reflet de cette mondialisation ?

-Oui. Parce qu’on est en pleine mondialisation, et que l’on s’adresse au monde en anglais, c’était important, aussi, de faire un livre qui ouvre, plutôt qu’il enferme. Ce livre doit pouvoir être le départ d’échanges. Si il était écrit seulement en français, il serait porteur d’un message de fermeture. Parce qu’il est aussi écrit en anglais, les entrepreneurs peuvent le montrer à leurs partenaires, clients ou salariés. J’insiste d’ailleurs sur cette notion de double écriture. Il s’agissait de traduire ces portraits dans un anglais irréprochable. Ce travail a été réalisé par une véritable plume, ce qui fait de la version anglaise une vraie création.

-Pourquoi situer cette galerie de portraits en Asie du Sud Est ?

-Il s’agit de portraits psychologiques.Des portraits dans un environnement. Pourquoi crée-t-on en Asie du Sud Est? Pour les intéressés, ce n’est pas forcément un choix délibéré. Dans certain cas, c’est le fait du hasard. Dans d’autres cas, c’est l’expression d’un retour à ses origines, à une histoire familiale… Parfois c’est un choix en début de vie professionnelle. Dans d’autres cas c’est un choix à mi vie .De nombreux entrepreneurs sont arrivés dans la région parce qu’ils y ont été postés par leur entreprise. L’ASEAN est aussi une région en forte croissance, qui offre de vraies opportunités. C’est une région intéressante dans sa diversité. Elle est composée de pays émergents, mais aussi d’un centre, comme Singapour, très évolué. On y voit se développer une certaine classe moyenne, avec un bon niveau d’instruction. Mais la main d‘œuvre reste encore bon marché. Il y a des pays dans lesquels les règles de droit sont bien établies. D’autres où ce n’est pas le cas. Ce sont des pays dans lesquels les entrepreneurs sont confrontés à de vraies difficultés. Parfois à des risques physiques. Ils doivent savoir se montrer paternalistes, montrer aux gens du respect, et en même temps mettre en place les fondamentaux d’une organisation efficace.

-Quels sont les points communs de ces entrepreneurs ?

-Ces entrepreneurs ont des parcours très différents. C’est d’ailleurs ce qui m’a intéressé : ce monde des entrepreneurs, c’est aussi une représentation de la France que j’aime. Avec des gens très divers : des hommes et des femmes, des origines ethniques variées. C’est le génie français dans sa diversité.

Ce qu’ils ont en commun, ce sont ces traits de caractère qui ont permis de mettre en œuvre avec succès des projets variés, dans un environnement qui présentait de nombreuses difficultés. Ce ne sont pas des têtes brulées. Ce sont des gens responsables, qui aiment la réussite mais qui n’ont pas peur de parler de leurs échecs. La trajectoire de ces entrepreneurs est rarement rectiligne. Les revers font partie de l’expérience. Ce sont des personnes éprises de liberté, d’indépendance d’esprit, qui aiment l’aventure, la création, assumer leur responsabilité. Pour eux le plus souvent l’argent est plus une sanction de leur travail qu’un but en soi. Ils savent aussi transformer un rêve en réalité. Ils font preuve d’une forte énergie, de flexibilité de résistance au stress. Ils aiment innover….

-Y-a-t-il une spécificité de l’entrepreneur français ?

-Quand on est Français et que l’on est, sur son marché un outsider, avec de nombreux concurrents locaux, on doit apporter quelque chose qui fasse la différence. Les entrepreneurs Français sont engagés dans la bataille de l’excellence : faire bien ce que l’on fait ; le faire avec cohérence.

Lire et acheter le livre «Aux nouvelles frontières d’Asie, 40 Français qui entreprennent»: télécharger le livre à partir du site aujourdhui le Monde

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