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Season's Greetings & Best Wishes for a Happy New Year

Après une mise en sommeil de ses activités pendant 3 ans _ le temps, pour moi, de développer les activités de lepetitjournal.com à Singapour et de lancer le magazine SINGAPOUR_ Equipaje revient en force en 2018. Au programme: des services recentrés sur le coaching et l'édition, avec, toujours, le bonheur de vous aider à réaliser vos projets en France et à l'international. 

Je vous souhaite une excellente année 2018, pleine de projets et d'histoires à raconter...
Bertrand
 
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SINGAPOUR N°10- L'Europe à Singapour

Au sommaire du dernier numéro du magazine Singapour : un dossier « L'Europe à Singapour » consacré à cette Europe multiple, protéiforme qui s’incarne dans celles et ceux qui représentent ici l’exceptionnelle richesse et diversité culturelle du vieux continent et coopèrent localement dans le commerce et l’industrie, la sécurité, la santé, le climat et l’environnement, l’urbanisme, la recherche-développement, le sport, l’éducation, la culture, …
DOSSIER - L'Europe à Singapour On ne saurait parler d’Europe sans évoquer ce qu’on appelle la « construction européenne ». Ce dossier vient célébrer à sa manière un triple anniversaire - celui du Traité de Rome en 1957, celui de l’Asean en 1967, celui des relations entre l’Europe et l’Asean 10 ans plus tard. L’une des perspectives privilégiées ici est de sonder l’image qu’on se fait de l’Union Européenne à Singapour et, plus largement, dans le contexte de l’ASEAN. L’autre est de partir à la rencontre des Européens qui vivent à Singapour. L’Europe est-elle soluble à Singapour ? La question peut paraître incongrue tant les institutions – représentation de l’UE, Eurocham, ASEF, …- se multiplient, déployant leurs efforts pour tisser des liens entre les pays européens, Singapour et l’Asean. Elle l’est peut-être moins quand il s’agit de vérifier si l’idée européenne constitue ou non, pour les Européens vivant à Singapour et pour les filiales locales d’entreprises européennes, le ferment d’une communauté et le vecteur d’échanges, de collaborations et de synergies. Singapour, cité Laboratoire, s’offre une fois encore comme un terrain d’étude pour déterminer si l’Union européenne brille ou non par son modèle, si les initiatives des pays membres s’inscrivent localement dans une forme de coopération ou dans une pure compétition, et si les européens expatriés à Singapour ont tendance à vivre ensemble ou bien à s’ignorer. Vivre à Singapour - Ces Rues qui ont un nom français Les rues de Singapour sont à l’image des habitants de cette ville : cosmopolites, culturellement différents et cohabitant en harmonie. Même si les français n’ont pas été comme nos voisins anglais associés à la construction de la cité du Lion, des personnages illustres ont néanmoins laissé leurs traces dans l’histoire de Singapour où certains ont imprimé à jamais leur nom. Visite des rues françaises jalonnant Singapour.

  • Echappées belles - Nepalum Tremens Népal, petit pays coincé entre les deux mastodontes que sont la Chine et l’Inde, cultive bien des singularités : Son drapeau aux formes bizarroïdes, son quart d’heure supplémentaire de décalage horaire, et bien sûr huit des plus hauts sommets du monde. Mais pas que …
  • L'Asie vue de France - Les nouveaux éclaireurs de la Chine Edith Coron et Anne Garrigue, contributrice régulière du site lepetitjournal.com ont publié en 2016 « Les nouveaux éclaireurs de la Chine ». Au cœur de l’ouvrage : le processus d’hybridation culturelle des personnes dont le parcours se construit au confluent de cultures différentes, sur fond de globalisation et de 30 années de fascination réciproque entre l’occident et la Chine.
  • Couleurs d'Asie - Doré: La lumière, le luxe et le sacré Or pur ou métal doré, traditionnellement apparentée au luxe, cette couleur lumineuse apporte toujours une touche de magie. Un scintillement festif pour nos intérieurs !
  • Culture - Pangdmonium : Rencontre avec Adrian Pang A Singapour, Pangdemonium fait partie de ces compagnies qui, en choisissant souvent de mettre en scène des sujets de société, s’attache avec humour et tendresse à provoquer la réflexion et fait bouger les lignes. Rencontre avec Adrian Pang, acteur charismatique, autour de la création de Pangdmonium, du théâtre à Singapour et des 3 pièces qui sont à l’affiche cette saison.
  • Nouvelle et rencontre avec l'auteur - Le Mérou O Thiam Chin est un écrivain singapourien lauréat, pour sa première édition en 2015, du Prix Epigram Books de la meilleure œuvre de fiction pour son roman Now that it’s over (2015). Il est également l’auteur de cinq recueils de nouvelles, dont Love, Or Something Like Love (2013), sélectionné pour le Prix de littérature anglophone de Singapour en 2014. Il a participé en 2010 au programme international d’écriture organisé par l’Université de l’Iowa, aux États-Unis, et a déjà vu trois de ses nouvelles retenues pour le Prix international Frank O’Connor de la nouvelle.
  • Un chef, Une recette - Gunther, le Chef belge timide et génial Rencontre avec le chef d’une des meilleures tables gastronomiques de Singapour. Il faut du temps pour apprivoiser Chef Gunther Hubrechsen. Il se dit sauvage; nous le trouvons réservé et secret de prime abord. Mais lorsque le “courant” est passé, il devient subitement souriant, affable et volubile. Il n’aime pas “parader” en faisant la cour aux clients. Il les fuit presque… Car ce qui le fait jubiler, c’est de leur offrir des aliments au sommet de la fraicheur et de la qualité et piloter son fief de main de maître, avec jovialité: sa cuisine, son antre, son refuge… Il tient cela de son maitre devant l’éternel, le bouillonnant Alain Passard (l’Arpège, 3 macarons à Paris depuis près de 30 ans) dont il a été l’émérite second.
  • Agenda des sorties La sélection de la rédaction

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NAVI RADJOU L’innovation frugale au service de la cité intelligente

Intelligente, frugale, astucieuse… l’innovation, dans tous ses états, était au cœur des débats lors de la conférence « Wise innovation » organisée à Singapour le vendredi 7 octobre, à l’initiative de la Chambre de Commerce (FCCS) et avec le support de Bolloré Blue solution. Au programme, une présentation de Navi Radjou, auteur de « Frugal Innovation- How to do better with less ».  Cerises sur le gâteau : 3 tables rondes consacrées respectivement aux stratégies d’innovation, à la mobilité intelligente (smart mobility), et à la globalisation intelligente (smart globalisation), ou à quelles conditions les « smart solutions » développées à Singapour peuvent être exportées ensuite vers d’autres pays-régions.

Navi Radjou s’est acquis une réputation internationale, comme consultant et conférencier, dans le domaine de l’innovation frugale, auquel il a consacré plusieurs livres parmi lesquels « Jugaad innovation » ou « Innovation frugale – Comment faire plus avec moins ». Intervenant à Singapour le 7 octobre 2016 dans le contexte de la conférence « Wise innovation- a journey  toward smart society » organisée par la Chambre de commerce française (FCCS) – sa présentation avait valeur de stimulant à la réflexion et aux échanges entre des participants venus de multiples secteurs de l’économie pour débattre de l’innovation au service de l’émergence d’une cité intelligente, efficiente et agréable à vivre.

Qu’est-ce que l’innovation frugale ? C’est, en substance, l’art de faire plus avec moins. Navi Radjou fait le constat que l’innovation mobilise souvent des dépenses extrêmement lourdes dont le retour sur investissement n’est pas toujours à la hauteur des attentes. En 2015 les dépenses de R&D cumulées aux Etats-Unis, en Europe et Asie ont représenté un investissement global de 6880 Milliards de dollars US. Mais, indique le champion de l’innovation frugale, ces dépenses sont souvent consacrées « à réinventer la roue » et ne débouchent pas, d’un point de vue systémique, sur des améliorations proportionnelles aux ressources mises en oeuvre. Ainsi, à titre d’exemple, les investissements dans la recherche médicale et pharmaceutiques aux Etats-Unis ne se traduisent-ils pas, dans les chiffres, par la baisse d’un indicateur aussi fondamental que celui de la mortalité infantile. Tout se passe, souligne Navi Radjou, comme si les dépenses de R&D fonctionnaient comme un vaste panier percé. La question propose-t-il est la suivante: pouvons-nous trouver des solutions pour réduire ces fuites ? Et s’il était possible, suivant l’inspiration d’un Lavoisier pour qui « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme », de considérer l’économie de manière circulaire et de faire plus avec moins, c’est à dire de concevoir des produits et services qui créent plus de valeur tout en consommant moins de ressources.

Né à Pondicherry, Navi Radjou a fait des études à l’Ecole Centrale de Paris et à Yale et vit depuis 1998 aux Etats Unis. L’avantage, indique-t-il, d’avoir grandi dans un pays émergent est qu’il y a été sensibilisé et entrainé dès le plus jeune âge à la pénurie ou la rareté des ressources, certaines aussi vitales que l’eau, et, par conséquent, à trouver des manières intelligentes de faire plus avec moins. Confronté aux insuffisances des efforts de Recherche & Developpement, Navi Radjou ,évoquant son parcours personnel, indique que, à ce stade, il a ressenti le besoin de se reconnecter avec ses racines ; celles d’un environnement dans lequel tout manquait, à l’opposé de celui dans lequel il vit aujourd’hui (à Palo Alto). Les pays émergents, à commencer par l’Afrique, constituent selon lui des territoires privilégiés pour la mise en œuvre d’innovations frugales, dont les résultats peuvent aussi, ensuite, être exportés vers les pays développés.

Faire plus avec moins. La formule met en équation la production de valeur (économie, social, environnement) et les ressources (capital, énergie, temps) mises en œuvre pour l’obtenir. Comme le suggère Navi Radjou, cette formule est intéressante mais pas révolutionnaire quand numérateur et dénominateur sont affectés d’un facteur 1. La démonstration prend une dimension totalement différente quand on imagine des facteurs 10, 100 ou 1000 ( Super disruptive innovation : produire 1000 fois plus de valeur en utilisant 1000 fois moins de ressources). Et Navi Radjou de citer des exemples illustrant la faisabilité de ce type d’innovation, tel qu’un dispositif conçu pour l’Afrique, (cf Photo ci-contre) permettant de remplir les mêmes fonctions qu’un incubateur pour les nouveaux nés prématurés, pour un coût de 20 US$ soit 1% du coût d’un incubateur (2000 US$).

Proposé aux participants à la conférence le concept de Wise innovation, selon Navi Radjou se distingue de sa consoeur, seulement smart, par le fait qu’il s’agit de « comprendre ce que l’on fait ». Un engagement qui invite à reconsidérer la pertinence d’un indicateur tel que le Produit National Brut qui ne prend pas en compte des aspects qualitatifs tels que le développement humain ou les aspects sociaux économiques, et à envisager l’innovation dans le cadre des smart cities, en mettant l’accent non plus simplement sur le confort matériel mais aussi sur la réalisation de son potentiel et des talents et le transfert aux générations futures. Une perspective qui propose de rompre avec la vision de consommateurs passifs pour lui substituer celle de « prosumers », consommateurs actifs, partie-prenantes, par exemple dans le cadre des Makers fairs qui se multiplient, des processus de conception et de réalisation des produits et services.

Proposée dans l’écrin vert de la « cité dans un jardin », l’intervention ne pouvait se terminer sur autre chose que l’invite iconoclaste d’une « learning expedition » au jardin botanique : la Nature comme source d’inspiration. « Dans la Nature, souligne Navi Radjou, tout est partagé. Il y a une sorte de symbiose industrielle. Chaque arbre, par exemple, produit 20 services qui bénéficient à son environnement ».

Bertrand Fouquoire (www.lepetitjournal.com/singapour) mercredi 12 octobre 2016
 
Le sujet des smart cities est l’un des centres d’intérêt privilégiés de la FCCS qui compte un comité dédié à ce sujet pour favoriser les échanges d’information, d’idées et d’intérêts dans ce domaine. En 2015, à l’initiative de la FCCS, un portfolio a été réalisé mettant en scène 150 French smart city solutions pour Singapour.
 

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EDUCATION - Le grand dessein de la Strate School of Design à Singapour

Championne de la French Touch dans le domaine du design, Strate School of Design, l’une des meilleures écoles au monde, s’installe à Singapour en y implantant un campus en partenariat avec SIM Global Education. L’occasion de revenir avec Jacques Malz, Directeur de l’Ecole à Singapour, sur les raisons du succès du design comme parcours de formation et comme outil de transformation de la société, ainsi que sur les enjeux particuliers qui lui sont attachés à Singapour dans le cadre du concept de Smart city. 
 
Qu’est-ce que le concept de design recouvre concrètement ?

Jacques Malz - Le design pâtit souvent d’un problème de représentation sémantique dans la mesure où il est spontanément associé au design intérieur ou à l’idée de beauté de l’objet. Le design va au-delà de cela. Il est un état d’esprit et une méthode de résolution de problèmes. Tous les problèmes, qu’ils soient grands ou petits, de nature privée ou publique, professionnels ou personnels.  Le design est une méthodologie iconoclaste et une pratique. Il procède en commençant par questionner et déconstruire la réalité pour donner libre cours à la créativité, avec comme objectif ultime, la recherche de solutions concrètes. Les designers sont des personnes ayant une forte ouverture sur le monde qui veulent apporter une contribution, en donnant des clés de lecture simples pour lire et vivre des réalités de plus en plus complexes.

En quoi le design est-il au cœur des transformations de la société?

- Le monde change. Le design est une des clés, sinon la clé pour anticiper une vie meilleure au service des citoyens. Je cite ici le Premier ministre Lee Hsien Loong lors du lancement du programme Smart Nation : ‘Construire une Nation, non pas sur le nombre de citoyens, mais par une culture et un état d’esprit basés sur l’expérience. (..) par une approche disruptive (..) en poussant en permanence les limites du possible’. Difficile de trouver une meilleure illustration du rôle-pivot du Design dans la transformation des sociétés.

A titre d’exemples, dans le secteur des transports ou dans celui de l’énergie, pour ne citer que ces deux domaines, nous sommes en train de vivre une formidable dynamique de changement qui aura un impact déterminant dans notre vie de citadin. Le métier des constructeurs automobiles se transforme. De fabricants de véhicules, ils doivent évoluer vers le statut de concepteurs de mobilité, notamment en prenant en compte tout ce qui touche à l’intermodalité. Sur le plan énergétique, Il y a un mouvement de fond des producteurs et fournisseurs d’énergies traditionnelles vers les énergies renouvelables et des systèmes de distribution énergétique intelligents. .
Ces entreprises ont bien compris que la réussite de leur stratégie de transformation passe par l’intégration du Design, de la conception à la réalisation.
Strate School of Design a annoncé qu’elle allait s’installer à Singapour.  Quelle forme va prendre cette installation ?
- Le projet d’installation de Strate à Singapour est à la fois la première extension internationale de l'école et le premier exemple de croissance organique au sein du groupe Galileo Global Education, qui opère en France sous le nom de Studialis. Concrètement, il s’agit d’ouvrir un campus à Singapour dans les locaux du Singapore Institute of Management (UniSIM).  Le projet comprend deux axes : un axe de formation initiale avec l’organisation d’un programme de Master en Design au sein de SIM Global Education (démarrage fin 2017), et un axe de formation permanente (Executive Education) dans le domaine du design thinking et de l’innovation.

La French Touch est-elle une référence dans le domaine du design ?

- Strate revendique la French Touch dans le domaine du design. Il y a une singularité française dans ce domaine qui est liée au mix de l’excellence de l’ingénierie, de la culture et de l’esthétique à la française, à la confrontation d’idées, et à la France comme pays des droits de l’homme.

Pourquoi Singapour ?

- Parce que, en plus d’être un living lab, il y a une volonté politique et les ressources économiques associées. En clair, il s'agit une expérience grandeur nature des projets de l’homme dans la ville. Et dans des conditions d’efficacité que, nous, résidents à Singapour, connaissons bien.
Le design constitue par ailleurs la pierre angulaire du projet gouvernemental de smart nation. Cette dynamique est activement soutenue par le gouvernement qui, en partenariat notamment avec des entreprises françaises, développe des solutions permettant d’exploiter les Big Data et des systèmes de données complexes. L’un des exemples récents est le partenariat avec Dassault Systèmes, qui a entièrement modélisé en 3D un quartier de Singapour, créant ainsi un formidable outil d’aide à la décision dans les domaines de la planification urbaine, du développement des infrastructures ou la conception de systèmes de transports multimodaux. Avec cet outil, Il est désormais possible de simuler en 3D l’impact, à l’échelle par exemple d’un immeuble, de solutions de type solaire ou  végétalisation, en croisant les variables avec des données sociologiques, topographiques ou météorologiques. Mais la vision de la Cité, et les processus de décisions passent par le projet collaboratif avec les designers. De A à Z.
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Singapour a la réputation de se donner rapidement les moyens de ses ambitions. Comment procède-t-elle dans le domaine du design, particulièrement sur le plan éducatif ?

- A l’origine, il y a eu, au début des années 2000, une réflexion stratégique du gouvernement avec pour objectif de mettre l’innovation et le Design au cœur du développement de la Nation.  De fait, il y a eu la création du National Design Centre, celle de programmes dédiés dans les établissements d’enseignement supérieur et même la création d’une université spécialisée orientée vers le design industriel, la SUTD - Singapore University of Technology and Design-, fondée en partenariat avec le prestigieux MIT. Dans l’ensemble, les formations proposées sont essentiellement de niveau BTS (dans les Polytechnics) ou Bachelor.

Le 31 août dernier, Strate a signé un partenariat avec Social Innovation Park (SIP) dans le domaine de l’innovation sociale. De quoi s’agit-il ?

- Il s’agit d’être au cœur de l’innovation sociale par la méthodologie du design. C’est un partenariat très dynamique qui se traduit effectivement par des actions et des projets. SIP aide Strate à constituer des « Focus groups » dans le cadre de projets pour nos entreprises partenaires. Parallèlement, Strate forme les cadres et les partenaires de SIP à sa méthodologie du Design Thinking. A titre d’exemple il y aura prochainement une expérience permettant aux voyants de faire, en grandeur réelle, l’expérience des non-voyants dans un parcours mixte piéton-transports en commun. Y participera le Ministre du Transport et de l’Education.

Vous venez de rejoindre Strate comme directeur du campus de Singapour. Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette aventure ?

- A titre personnel je suis extrêmement attaché à ce projet d’implantation de Strate à Singapour, car j’ai toujours eu la conviction que le projet de société harmonieuse passe par le projet éducatif. A cet égard, le design constitue une forme de synthèse heureuse entre mon expérience professionnelle acquise pendant 20 ans dans le monde industriel et mon aspiration à participer à un projet de société. Le design fait appel aux sciences humaines, au management et à la technique. Il permet de projeter un avenir meilleur sur tous les compartiments de la vie. Cette nouvelle responsabilité me transcende. Elle est la synthèse de mon éducation, de ma culture et de mon expérience. Je peux l’utiliser dans tous ses aspects, sans restriction ni censure.
Propos recueillis par Bertrand Fouquoire (www.lepetitjournal.com/singapour) mardi 15 novembre 2016
 
Encadré : Strate School of Design - « Rendre le monde plus simple, plus juste, plus beau. »

Créée en 1993, Strate était au départ une école de design industriel. Elle a rapidement évolué pour prendre en compte le design comme une méthode  stratégique de l’innovation et de la transformation.
L’école compte plusieurs programmes de formations : un master en 5 ans de Designer, plusieurs masters, dont deux enseignés en anglais, ou un Bachelor modelage 3D, une compétence très demandée, particulièrement dans le secteur de l’automobile et du luxe.
Strate possède à ce jour 38 programmes d’échanges internationaux avec les meilleurs Universités ou écoles de Design. Strate possède également une offre de Masters en Recherche ou de Spécialisation, avec des partenaires comme Arts et Métiers ParisTech, Telecom ParisTech, l’Institut d’Optique (ex SupOptique) ou Paris Diderot.
L’école fait partie du top 60 mondial des écoles de design dans le classement de Business Week. Elle est l’une des 5 meilleures du monde dans le segment particulier des transports et de la mobilité.
Elle fait partie du Groupe Galileo Global Education, spécialisé dans l’enseignement supérieur, dont la marque en France, Studialis, regroupe des écoles telles que la Paris School of Business (management), Penninghen (Arts Design graphiques) ou le Cours Florent (théâtre).

Quel parcours l’école offre-t-elle aux étudiants ?

Jacques Malz - Il s’agit d’un campus plus que d’une école. Elle dispose bien sûr d’un Computer Lab (graphisme, 3D, RA/RV,…) mais aussi d’un Fab Lab où les étudiants viennent travailler les différentes matières en utilisant imprimantes 3D, machines de découpe laser et ou outils à commande numérique (CNC). Le projet de l’école est de placer les étudiants en interaction permanente entre cours et pratique. Une très forte proportion des professeurs est constituée de professionnels reconnus. Dans le cadre de leur cursus, les étudiants multiplient les occasions d’être exposés aux contraintes et enjeux véritables des entreprises. C’est une formation au design en action. Pour illustration, Par exemple les étudiants sont appelés à réaliser en petits groupes des missions jusqu’à 5 mois, à partir de « briefs » d’entreprises ; le cahier des charges leur demandant de restituer à l’entreprise concernée 5 ou 6 solutions abouties.
Strate travaille aussi avec des incubateurs de start-up tels que Schoolab, en France, au travers du programme CPI (Centrale-Supelec, Strate et ESSEC), qui permet à des équipes mixtes de travailler pendant 6 mois sur des projets opérationnels et projectifs. A l’issue de nos formations, beaucoup d’étudiants se lancent en créant leur start-up.

Pourquoi se former au design aujourd’hui ?
- C’est une filière en pleine expansion, au sortir de laquelle les jeunes diplômés n’ont aucun souci d’insertion professionnelle. De plus en plus, les dirigeants ont compris que le design était est la clé de la réussite aussi bien sur le plan stratégique qu’opérationnel. La formation des designers est conçue comme la formation des leaders et dirigeants des entreprises et institutions de demain.

Qu’est-ce qu’on y apprend ?

- Au sein de l’école de design, les étudiants apprennent à imaginer un futur vivable et heureux en intégrant les dimensions de l’innovation et du changement. Il s’agit de les préparer à concevoir et appréhender les transformations qui se déroulent sous nos yeux. Dans le cadre de leur cursus Master en 5 ans, les étudiants doivent, à partir de la 3eme année, choisir un enseignement de spécialité (majeure) parmi les suivantes : Produit, Mobilité, Interaction, Espaces, Identité (Branding), Immersion (Réalité Virtuelle, Réalité augmentée. ).
Le cursus comprend, pour au moins 1/3 du syllabus, des enseignements dans des domaines tels que les sciences humaines, la sociologie, l’ethnologie, la sémiologie, le management et la culture générale. Un accent très fort est aussi mis sur la communication, car il n’y a pas de bon projet sans un bon pitch. Il s’agit d’associer la technique à une approche philosophique de l’univers. C’est la formation de l’honnête homme moderne, mais en moins naïf, parce que les étudiants sont en prise continue avec le monde industriel et qu’il s’agit de délivrer.
Mais concevoir et délivrer des solutions d’avenir, sans observer le monde actuel, a peu de sens. Par exemple, un groupe de 16 de nos étudiants, parrainé par un groupe de luxe français, est ainsi parti, sans brief ultra précis, pour un voyage de 3 mois en Inde au terme duquel il s’agit d’identifier des pistes d’innovation frugale.

Comment intègre-t-on l'école?

L’école forme des jeunes, pour l’essentiel recrutés après le bac. La nouvelle promotion 2016 accueille 120 étudiants. Bien sûr, les passerelles académiques (admissions parallèles) existent pour les titulaires de certains diplômes (Mastère 1, etc.). L’école est ouverte à tous les parcours. Les étudiants doivent démontrer une capacité à s’intéresser aux enjeux du monde. Dans les faits, ce qui compte avant tout,  c’est la personnalité de l’élève.

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Singapour n°8 - Côté mer

Singapour  n° 8 - Coté mer

Rêve de lieux branchés et cosy, de tissus légers,  de paysages ensoleillés tendrement rafraichis par la brise et l’ombre des banyans. Rêve d’une ile tropicale, dont les plages de sable blanc s’étireraient à l’infini pour se perdre ensuite avec le ciel et la mer. Rêve de mer aux eaux turquoises, de farniente et de sports nautiques.  Et si la relation de Singapour avec la mer était plus complexe que cela?

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L'Education au sommaire du N°6 de SINGAPOUR

Dans les tests internationaux (PISA) ou les classements des pays en fonction de leur capacité à attirer, développer et retenir les talents, Singapour fait la plupart du temps la course en tête, souvent au coude à coude avec la Suisse et en compagnie des pays d'Europe du Nord. Mais qu'ont donc Singapour et les Singapouriens pour afficher une réussite aussi insolente?
Le magazine SINGAPOUR, une publication de lepetitjournal.com/singapour Au sommaire de ce numéro 6: un dossier sur l'Education à Singapour avec un titre le prix de l'excellence qui dit bien la qualité exceptionnelle du système éducatif singapourien, que reflète l'omniprésence de la cité Etat dans le peloton de tête des classements internationaux, mais aussi que ces bons résultats ont un coût: stress, cours privé,....

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LES 50 GLORIEUSES- N°3 spécial du magazine SINGAPOUR

Le Troisième numéro du magazine SINGAPOUR vient de sortir, avec un dossier central, clin d’œil au 30 glorieuses, consacré aux 50 années qui ont fait le Singapour d’aujourd’hui . Le magazine 100 % Red Dot du lepetitjournal.com est gratuit. A lire et à faire passer pour cultiver l'art de vivre dans la Cité-Etat.
50 années, 50 glorieuses.
La formule de Jean Fourastié n’a pas pris une ride pour décrire la fabuleuse période de croissance et de transformation qu’a connu Singapour depuis son indépendance.
Petite Red Dot à l’extrémité de la péninsule malaise, la cité Etat s’est,  grâce à ses fondateurs, et au premier chef, à Lee Kuan Yew qui, de 1959 à 1990, à été à la tête du pays, inventé un destin autonome qu’elle n’avait pas souhaité. Elle a magistralement transformé l’essai, faisant de ses faiblesses un avantage, jouant à fond l’intégration dans le jeu mondial, planifiant tout et se réinventant sans cesse. A voir ce qu’elle est aujourd’hui, on peine à imaginer la réalité en 1965, ni les difficultés auxquelles elle s’est trouvée confrontée en chemin. Singapour, en 2015, brille sur tous les fronts. Mais à l’instar des 30 glorieuses ailleurs, la cinquantaine marque le passage à une certaine maturité.... 
Lire en ligne et télécharger sur ISSUU
Le magazine SINGAPOUR est une nouvelle publication de l'édition du site lepetitjournal.com/singapour.  Dossiers déjà publés: la culture (N°1- Singapour, Cité de la Renaissance), l'architecture et l'urbanisme (N°2) et les 50 glorieuses (N°3). Publication 3 fois par an en Février, Mai et Novembre. Magazine en français tiré à 4000 exemplaires.

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SINGAPOUR n°2 - La cité dans un jardin

Publication du n°2 du magazine Singapour, supplément papier de lepetitjournal.com/Singapour, avec un dossier consacré à l'Architecture et l'urbanisme.
De la « cité jardin » à la « cité dans un jardin ».
Glissement subtil d’une formule vers une autre. La première est de Lee Kuan Yew, la seconde de Lee Hsien Loong en 2011. Dans les deux cas, les formules font rêver. Il y a, dans la juxtaposition des mots Cité et Jardin, un je ne sais quoi d’Alphonse Allais qui titille l’imagination.
Pour le télécharger: Cliquer ici

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LANCEMENT du magazine SINGAPOUR

C’est un tout nouveau magazine, édité par lepetitjournal.com/singapour, disponible ici, dans sa version pdf. Le principe : un magazine compact, dense et gratuit, 3 fois par an, organisé autour d’un dossier central.
Pour son premier numéro, le magazine SINGAPOUR, dont j'ai le plaisir de coordonner la rédaction, consacre un dossier à la culture: Singapour, cité de la Renaissance?
Un sujet passionnant tant la manière dont le paysage culturel s’est développé et continue de le faire à Singapour est impressionnante. La culture dans la cité-Etat est remarquable par son effervescence qui déjoue tous les poncifs sur "la ville où l’on s’ennuie". Singapour brille aujourd’hui par la multiplicité de ses espaces dédiés à la culture sous toutes ses formes et à l’abondance de sa programmation. La culture à Singapour est aussi d’autant plus passionnante qu’elle se développe dans un cadre qui reste contraignant et qu’elle met en concurrence une certaine vision de la culture, globale et largement anglophone, avec les cultures traditionnelles voire d’autres formes d’expression artistique, plus spontanées et en dehors du courant dominant.
Pour télécharger le magazine: cliquer sur ce lien
 

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LIVRE: Ma première expatriation

Il y a toujours une première fois, où se mêlent envie et crainte, inexpérience et enthousiasme. J'ai eu le plaisir de co-rédiger avec Stéphanie Talleux, aux éditions Studyrama, un livre consacré à cette "première fois"; s'agissant en l'occurence d'expatriation.

La vie à l'étranger attire et les media en France s'émeuvent de manière régulière d'une prétendue vague d'émigration massive de nos jeunes élites. La réalité est que la génération Y considère désormais que son terrain de jeu est mondial mais que la population des Français vivant à l'étranger, bien qu'en forte croissance, reste modeste, se concentrant en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Maghreb. Que la nouvelle génération ait la mobilité dans les gènes est plutôt, dans notre esprit, une excellente chose, d'autant plus que la demande des entreprises, grandes et petites, ne faiblit pas, bien au contraire.

Pour les jeunes qui contemplent un premier parcours à l'étranger ou songent d'emblée à y faire carrière, le paysage de l'expatriation s'est profondément transformé par rapport à celui qu'ont connu leurs aînés. Les opportunités sont nombreuses mais elles sont rarement luxueuses. Dans leur appétit d'international, les expatriés de la génération Y sont souvent prêts à se lancer sans filet. Raison de plus pour bien préparer leur projet.

Dans la préparation de cet ouvrage, nous avons rencontré un très grand nombre de jeunes expatriés et d'experts de la mobilité. Ce livre leur doit beaucoup tant il est la synthèse de leurs expériences, telles qu'ils nous les ont livrées. Nous nous sommes efforcés d'en faire ressortir les meilleures pratiques à l'usage des candidats à l'expatriation. Ces derniers trouveront d'ailleurs dans ce livre de quoi donner du corps à leur projet et des conseils, étape par étape, pour le mettre en oeuvre avec succès.

Le livre Ma première expatriation est paru le 2 Septembre 2013, aux Editions Studyrama.

Un grand merci à tous ceux qui ont partagé avec nous leur expérience et à Stéphanie Talleux, coach et auteur de conjoint d'expatrié: votre carrière continue avec qui cela a été un bonheur de travailler sur ce projet.

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