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LANCEMENT du magazine SINGAPOUR

C’est un tout nouveau magazine, édité par lepetitjournal.com/singapour, disponible ici, dans sa version pdf. Le principe : un magazine compact, dense et gratuit, 3 fois par an, organisé autour d’un dossier central.
Pour son premier numéro, le magazine SINGAPOUR, dont j'ai le plaisir de coordonner la rédaction, consacre un dossier à la culture: Singapour, cité de la Renaissance?
Un sujet passionnant tant la manière dont le paysage culturel s’est développé et continue de le faire à Singapour est impressionnante. La culture dans la cité-Etat est remarquable par son effervescence qui déjoue tous les poncifs sur "la ville où l’on s’ennuie". Singapour brille aujourd’hui par la multiplicité de ses espaces dédiés à la culture sous toutes ses formes et à l’abondance de sa programmation. La culture à Singapour est aussi d’autant plus passionnante qu’elle se développe dans un cadre qui reste contraignant et qu’elle met en concurrence une certaine vision de la culture, globale et largement anglophone, avec les cultures traditionnelles voire d’autres formes d’expression artistique, plus spontanées et en dehors du courant dominant.
Pour télécharger le magazine: cliquer sur ce lien
 

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LIVRE: Ma première expatriation

Il y a toujours une première fois, où se mêlent envie et crainte, inexpérience et enthousiasme. J'ai eu le plaisir de co-rédiger avec Stéphanie Talleux, aux éditions Studyrama, un livre consacré à cette "première fois"; s'agissant en l'occurence d'expatriation.

La vie à l'étranger attire et les media en France s'émeuvent de manière régulière d'une prétendue vague d'émigration massive de nos jeunes élites. La réalité est que la génération Y considère désormais que son terrain de jeu est mondial mais que la population des Français vivant à l'étranger, bien qu'en forte croissance, reste modeste, se concentrant en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Maghreb. Que la nouvelle génération ait la mobilité dans les gènes est plutôt, dans notre esprit, une excellente chose, d'autant plus que la demande des entreprises, grandes et petites, ne faiblit pas, bien au contraire.

Pour les jeunes qui contemplent un premier parcours à l'étranger ou songent d'emblée à y faire carrière, le paysage de l'expatriation s'est profondément transformé par rapport à celui qu'ont connu leurs aînés. Les opportunités sont nombreuses mais elles sont rarement luxueuses. Dans leur appétit d'international, les expatriés de la génération Y sont souvent prêts à se lancer sans filet. Raison de plus pour bien préparer leur projet.

Dans la préparation de cet ouvrage, nous avons rencontré un très grand nombre de jeunes expatriés et d'experts de la mobilité. Ce livre leur doit beaucoup tant il est la synthèse de leurs expériences, telles qu'ils nous les ont livrées. Nous nous sommes efforcés d'en faire ressortir les meilleures pratiques à l'usage des candidats à l'expatriation. Ces derniers trouveront d'ailleurs dans ce livre de quoi donner du corps à leur projet et des conseils, étape par étape, pour le mettre en oeuvre avec succès.

Le livre Ma première expatriation est paru le 2 Septembre 2013, aux Editions Studyrama.

Un grand merci à tous ceux qui ont partagé avec nous leur expérience et à Stéphanie Talleux, coach et auteur de conjoint d'expatrié: votre carrière continue avec qui cela a été un bonheur de travailler sur ce projet.

OUR SINGAPORE CONVERSATION: consultation exemplaire

Pressé par les tensions sociales inhabituelles que l'inflation, la surpopulation dans les transports et la cohabitation avec les étrangers  avait suscité dans la société, le gouvernement de Singapour a lancé en août 2012 une grande consultation, OUR SINGAPORE CONVERSATION, dont l'objectif est de co-construire une vision commune de la société singapourienne de demain.

Singapour est souvent admirable, mais la société singapourienne agace parfois par un coté "boyscout" largement entretenu par le paternalisme du gouvernement. On pouvait dès lors être sceptique sur l'intérêt de ce grand dialogue initié à grand bruit et dont les média ont commencé séance tenante à amplifier les effets. S'agirait-il d'une conversation aimable où l'on tendrait aux tensions l'opportunité d'une catharsis indolore? A l'arrivée pourtant, l'évidence s'impose. La démarche a mobilisé 47.000 personnes dans le cadre de plus de 600 réunions. Elle débouche sur des conclusions claires et ambitieuses dans des domaines qui n'étaient pas, loin s'en faut, tous prévisibles.

Concrètement, la consultation a dégagé 8 perspectives majeures que le Gouvernement, par la voix de son Premier ministre, dans 2 discours au mois d'août, a repris à son compte et intégré dans ses priorités d'action: une société avec diverses définitions du succès (le gouvernement s'apprête à réformer l'examen de fin d'études primaire PSLE, pour limiter la focalisation sur les matières intellectuelles et donner plus de poids aux qualités de résilience, personnalité et leadership dans la sélection pour le Secondaire), un singapour qui offre un rythme de vie plus satisfaisant, un singapour avec une économie forte et active, une société qui donne du poids à la famille, un singapour ou la vie courante est accessible (le gouvernement vient d'annoncer une extension des primes d'accession à la propriété, dans le cadre du programme HDB) , une société dans laquelle tout le monde peut vieillir avec dignité (là encore, le gouvernement étend le bénfice de la couverture medishield pour en faire une véritable couverture obligatoire et universelle), une société qui prend soin des défavorisés, une société qui a un plus grand sens du vivre ensemble, un singapour pour les singapouriens, une société dans laquelle citoyens et gouvernement ont une relation plus collaborative, une société ancrée sur les valeurs, un singapour avec un gouvernement compétent et digne de confiance.

La MARQUE FRANCE vaut bien aussi une consultation

On se prend à rêver d'une démarche semblable en France quand, dans une forme de rêve éveillé, on découvre pareil procédé pour construire la MARQUE FRANCE.

Courons donc sur la toile pour participer nous aussi, professionnels ou particuliers, à cette opportunité unique de co-construire à travers une "image" l'idée même de ce que nous rêvons que la France devienne pour les futures générations.

C'est ici:

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le travailleur, la Rolls et la glace au durian

C’est un Premier Ministre empathique et pédagogue qui s’adressait le 1er Mai aux forces vives de la nation Singapourienne. Si les thèmes abordés - flexibilité, attractivité et compétitivité – ne prétendaient pas surprendre, la forme de l’adresse, simple et illustrée - une marque de fabrique à Singapour – , en disait, elle, beaucoup sur l’histoire racontée aux Singapouriens de la petite red dot immergée dans le bain de la compétition.

S’adressant aux travailleurs et à leurs représentants, il était logique que le Premier Ministre Lee Siehn Loong place au cœur de son discours les acteurs du monde du travail, insistant sur le fait que « tout ce que fait le gouvernement vise à améliorer la vie de la population et singulièrement celle des travailleurs ». Le Premier Ministre a rappelé les travaux d’infrastructure engagés pour réduire les tensions dans le logement et les transports. Il n’a pas manqué non plus d’évoquer les questions touchant à la population, y compris celles touchant à l’immigration et aux travailleurs étrangers. « des questions sensibles et difficiles, mais que le Gouvernement s’oblige à adresser »

Des thèmes  classiques : flexibilité, attractivité et compétitivité.

Flexibilité dans le domaine de l’emploi, au travers d’une politique de soutien à l’emploi et au réemploi des travailleurs seniors. Avec le Retirement & re-employment Act, le gouvernement de Singapour encourage l’emploi des travailleurs de plus de 50 ans et le ré-emploi jusqu’à 65 ans des plus de 62 ans, en prenant en charge une partie du salaire des intéressés. Une approche volontairement pragmatique : on met en place, on regarde comment cela fonctionne et, en fonction des résultats, on se donne les moyens d’aller plus loin. Cela dépend, rappelle le Premier Ministre, de la santé des personnes, des exigences des emplois et des besoins des entreprises. En contrepartie, les travailleurs seniors sont invités à faire preuve eux-mêmes de flexibilité. Comprendre : accepter d’éventuelles baisses de statut et de responsabilité.

Attractivité et compétitivité. Présentées comme les conditions essentielles de la croissance et d’un éventuel partage de ses bénéfices entre les travailleurs (augmentation de salaires) et les autres parties prenantes. Démonstration : les syndicats demandent qu’on augmente les salaires. Mais cela n’est possible que s’il y a croissance. Comment assurer la croissance ? Réponse en 3 points : 1- Attirer des investissements de qualité et créer de meilleurs emplois. 2- augmenter la productivité, restructurer l’économie domestique. 3- Investir dans le futur et les gens.

Un schéma narratif sur le mode de la fable

C’est à ce point du discours que le style change et que le Premier Ministre commence à raconter plusieurs histoires. Un schéma narratif, sur le modèle de la fable, pour renforcer la cohésion et soutenir le changement : quand le travailleur singapourien est invité à s’inspirer de Rolls Royce et de l’artisan local, marchand de glaces au durian, qui automatise ses processus pour répondre avec succès à la demande.

L’entreprise Rolls Royce, raconte ainsi le Premier Ministre, est présente à Singapour depuis plus de 50 ans. Elle a ouvert l’an dernier le Seletar Campus dans le Seletar Aerospace Park où sont produits les dernières versions des pales de réacteur. L’usine de Singapour est le seul site de production desdites pales de en dehors du siège de Rolls Royce à Derby. Le site fabrique les pales de réacteur, assemble et teste les moteurs pour les airbus (dont l’A380). Il emploie des travailleurs très qualifiés : 650 aujourd’hui, avec une prévision de 770 à la fin de l’année, dont 85% de locaux. Ces derniers ont été formés à Singapour dans les Instituts techniques (ITE) les Instituts polytechniques et les Universités. Embauchés par Rolls Royce, ils ont reçu une formation complémentaire et sont allés en stage à Derby. Singapour a co-financé ces formations. Non seulement ils ont ramené à Singapour le savoir faire acquis à Derby, mais ils ont été capables d’apporter des améliorations qui ont elles-mêmes été mises en œuvre à Derby. Ce faisant Singapour non seulement se maintient aux avants postes de la technologie mais démontre sa capacité à aller au delà. La présence de Rolls Royce à Singapour crée par ailleurs de l’emploi pour de multiples PME, sous-traitants et entreprises de logistique. Une histoire qui illustre la nécessité vitale pour Singapour de rester attractive aux investisseurs et de ne pas leur envoyer le mauvais signal. Les investisseurs, poursuit le Premier Ministre, interpellent ouvertement l’EDB (Economic Development Board) « est-ce que le resserrement de l’emploi des étrangers constitue un tournant fondamental ? accueillez vous toujours les investisseurs étrangers ? Etes-vous toujours pro-business ? Voulez-vous toujours que nous venions ? Car si ce n’est pas le cas, ne perdons pas de temps à discuter ».

La seconde histoire est celle de Udders Ice cream, une entreprise locale, fabriquant d’admirables glaces sur un mode artisanal. Un mode artisanal qui précisément limite sa capacité à adapter le volume de sa production à la demande. Grâce au support de Spring Singapore et de l’IRAS (Inland Revenue Authority of Singapore), l’entreprise a pu automatiser sa fabrication. Le personnel a été divisé par 2. L’entreprise a fait des gains d’espace. Les travailleurs ont été associés au partage des gains. Une invite là encore à investir dans le développement de la productivité, par la formation et l’investissement. Les progrès dans le domaine de la productivité, souligne le Premier Ministre restent faibles : « Nous ne sommes qu’à 70% du niveau du Japon, des Etats Unis, de la Suisse ou de la Suède ».

Une histoire de robots pour terminer, celle du million de robots que l’usine Foxconn a l’intention d’introduire dans ses usines, en Chine. Ainsi conclut le Premier Ministre : « nos concurrents, ce ne sont pas les travailleurs chinois, ce sont les robots chinois. Nous devons maîtriser cette technologie et nous investissons dans ce sens ».

Source: Straits Times "keeping Singapore ahead of the competition", 3 Mai 2013

 

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David Chambat, créateur de Villa-Bali

Rencontre, à Singapour, avec David Chambat, le créateur de Villa-Bali.com et Daniel Rouquette, son responsable Marketing. Créé en Août 2012, Villa-Bali est un site qui référence plus de 300 villas à louer à Bali pour les vacances. Intermédiaire entre les vacanciers, à la recherche d'une idée de séjour autonome mais confortable sur l'ile indonésienne, et les propriétaires, soucieux de mettre en avant leur villa, le site a d'emblée remporté un succès qui permet à ses créateurs d'envisager des déclinaisons vers d'autres destinations en Asie.

- Comment est née l’idée de ce site ?

DC : j’ai moi-même failli acheter une villa. Un projet que j’ai finalement abandonné faute d’obtenir le permis de construire. A cette occasion j’avais imaginé faire un site sur ma future villa et remarqué qu’internet regorgeait de sites de qualité très moyenne sur Bali. Travaillant à ce moment-là pour un site internet d’hôtels, j’ai très vite acheté le nom de domaine Villa-Bali.com.  J’ai embauché Daniel et un Développeur et nous avons construit ensemble rapidement la plateforme. Il semble qu’il y avait un besoin car avant même que le site soit en ligne je recevais de nombreux appels de gens qui voulaient venir à Bali mais ne trouvaient pas un site qui leur permette de le faire de manière simple et sécurisée.

-Quel avantage le site présente-t-il pour ceux qui cherchent une villa à Bali?

DC: C’est lié à la difficulté de la location à distance. Quand on est en contact direct avec un propriétaire ou au travers d’un site généraliste, on est contraint de verser des arrhes sans bien savoir à qui on les envoie. Il y a toujours la possibilité d’une arnaque: que la villa louée n’existe pas. Notre avantage est que nous sélectionnons chaque villa qui est référencée sur le site. Le fait d’être basé à Singapour est aussi un élément qui rassure. C’est un argument précieux auprès des singapouriens qui restent étonnamment méfiants vis à vis des transactions financières sur internet. C’est amusant car, ils préfèrent souvent venir nous voir pour payer ; une manière de voir à quoi on ressemble et s’ils peuvent avoir confiance.

- Qui sont les propriétaires de villas à Bali ?

DC: parmi les propriétaires des villas que nous référençons, il y a beaucoup d’Australiens, de Néerlandais, ou de Français. Ils s’installent dans des régions différentes. Les Néerlandais, par exemple, privilégient le Nord de l’île, tandis que les français apprécient davantage Seminyak et Ubud. Les profils sont très variés. Parmi les Français, il y a un ancien proviseur de Lycée Français, Breton d’origine, qui a progressivement investi dans plusieurs villas, parce qu’il est tombé amoureux de l’Indonésie. Il y a aussi des architectes ou encore un charpentier, spécialiste du bois et de la construction écologique.

- Quelles sont leurs motivations ?

DR : il y a globalement 3 types d’investisseurs à Bali : l’entrepreneur, l’architecte et l’expat-vacancier. L’entrepreneur achète une ou plusieurs villas dans l’optique de créer une affaire dans la location de vacances. L’architecte vient à Bali attiré par l’opportunité d’exercer son métier dans un environnement privilégié et de réaliser de belles villas. Enfin, l’expat-vacancier, c’est l’expatrié qui vit en famille à Singapour ou dans la région, qui décide de construire sa maison de vacances. Le projet peut évoluer. Un jeune trentenaire, basé à Singapour, a d’abord fait construire pour lui une villa à Bali. Il vient d’y installer sa mère de 75 ans.

- Pourquoi choisissent-ils Bali ?

DC- Parce que l’endroit fait rêver et que les villas qu’on peut y construire sont des maisons ouvertes. Elles offrent souvent des vues magnifiques sur la mer ou sur les rizières. C’est un investissement plaisir. Bali jouit d’une image très favorable en France. L’Indonésie d’une manière générale est largement présentée en France comme un nouvel eldorado et de nombreuses personnes viennent s’installer dans le pays, par besoin de bouger ou pour trouver un emploi.  

Vu à la télé : des retraités de Courbevoie s’installant à Bali

DR : Il suffit d’un documentaire bien fait à la télévision pour que l’intérêt augmente. Dans une émission récente, TF 1 dans le Sept à Huit avait mis en scène le changement de vie d’un couple de retraités, quittant l’environnement maussade de Courbevoie pour venir s’installer à Bali. Le site Villa-Bali.com a connu instantanément un boom de visiteurs. Beaucoup de Maisons de retraite se construisent également à Bali, notamment à l’initiative des Japonais. La destination Bali est associée à une image de luxe, alors qu’elle est bien moins chère que l’Ile Maurice. Elle fait rêver. Il y a de surcroît sur place une infrastructure de qualité, particulièrement dans le domaine des services. Bali cultive son image écolo, avec la possibilité de pratiquer le Yoga ou la méditation, l’investissement dans la nourriture biologique,…

- Est-ce que le fait que le propriétaire soit Australien, Singapourien, Néerlandais ou Français influe sur Le style des villas qu’il fait construire ?

DR : Pas vraiment. Ce qui ressort en premier lieu, c’est le style Balinais. En revanche, les propriétaires qui occupent leur villa investissent beaucoup d’eux-mêmes dans la décoration.

- Pour ces propriétaires, l’investissement est-il une affaire de plaisir ou de rentabilité ?

DC : à la base, l’investissement à Bali part toujours d’un coup de cœur. On n’investit pas à Bali pour des motifs exclusivement financiers. Tout simplement d’ailleurs parce que ce n’est pas le meilleur placement qui soit. Les risques sont nombreux sur le plan juridique et fiscal. La rentabilité n’est pas exceptionnelle. Les prix ont beaucoup augmenté. Il y a 3 ans, il était possible de faire construire une belle villa avec une mise de fond de 250 000€. Aujourd’hui il faut investir le double pour une villa de 4-5 chambres. On ne peut pas emprunter il faut financer la totalité de son acquisition en cash, pour ne pas dire en espèces. Il y a aussi de nombreuses contraintes. Il n’est plus possible de construire des villas dans certaines zones. La hauteur des bâtiments, où que ce soit, ne peut dépasser celle des cocotiers alentours. On ne peut pas construire sur les rivières ou les falaises. Enfin, la principale difficulté à Bali est liée au droit de propriété. Un étranger ne peut devenir propriétaire d’un terrain ou d’une villa à Bali. Il ne peut le faire qu’au travers de l’utilisation d’un prête nom, une pratique risquée sur laquelle de nombreux investisseurs se sont brûlés les ailes, ou bien en passant par des baux de longue durée.

Quels types de relations avez-vous avec les propriétaires des villas qui sont présentes sur votre site ?

DR : on les voit de manière régulière. Ils apprécient souvent qu’on leur transmette le feedback de leurs clients.  On travaille aussi beaucoup ensemble sur la présentation des Villas sur notre site. On s’aperçoit par exemple que les photos ont un très fort impact. Il arrive que de très belles villas soient boudées simplement parce que les photos ne sont pas avantageuses. C’est un art difficile que de réaliser ces photos d’intérieur. Les photographes qui savent le faire à Bali sont rares et ils le savent, les tarifs sont donc souvent élevés.

Concernant votre parcours personnel, dans quelles circonstances êtes-vous devenu entrepreneur?

DC : avant de créer villa-bali, j'ai eu un parcours de cadre dirigeant chez Air France KLM, où j'étais responsable d'un pays. La vie d'un cadre dans une grande structure est difficile. J'avais envie de remettre les mains sur le volant, de réaliser des choses que j'avais envie de faire. Ce qui change quand on devient entrepreneur ce n'est pas le volume de travail, car on travaille énormément, mais c'est qu 'on n'a plus l'impression de travailler. C'est vrai aussi dans la sphère familiale. J'ai 2 enfants de 11 et 9 ans. Depuis que j'ai lancé villa-bali, ils s'intéressent beaucoup et nous discutons souvent de ce que je fais.

 

 

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Un guide de la FCCS pour réussir à Singapour

La Chambre de Commerce Française à Singapour ( FCCS) met à disposition sur son site un excellent guide pour réussir à Singapour.

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Attention heure d'été

Pour les utilisateurs de skype et autres moyens de connexion à distance, attention à marquer à la date du Dimanche 31 Mars 2013 le passage à l'heure d'été en France. Il sera 1 heure de plus en France à partir de cette date et le décalage entre Paris et Singapour de 6 heures.

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Fin de "commuting party" chez Yahoo

Les afficionados du télétravail auront ce matin de Février une nouvelle raison de s'accrocher à leur table de cuisine. La nouvelle patronne de Yahoo, Marissa Mayer vient en effet de sonner la fin de la récré pour l'ensemble de ses employés qui travaillaient chez eux, que ce soit à temps plein ou seulement quelques jours par semaine. Ancienne de Google, qui ne pratique pas le télétravail, Marissa Mayer semble moins que convaincue des avantages de la formule. Au contraire, elle estime que c'est au travers des interactions quotidiennes à l'intérieur des équipes, dans les couloirs et à la cafétéria, que se font les échanges fructueux d'où naissent, parfois, des idées géniales.

Ce changement de politique étonne, venant d'un fleuron de la nouvelle économie. Il est vrai que l'entreprise est en pleine recherche d'elle-même. A ce titre, toutes les initiatives sont respectables. Même si, certains commentateurs évoquent, derrière cette incitation à revenir au bureau, une façon de dissuader certains... de continuer de travailler pour Yahoo; une manière de réduire ses effectifs qui a de l'élégance: passez donc au bureau, ou bien restez chez vous.

On regrettera le message, qui vient en décalage par rapport à une dynamique qu'on croyait d'autant plus légitime que les transports ne vont pas en s'améliorant, que le coût des bureaux ne va pas en diminuant et que les échanges se font de manière croissante en utilisant les outils de travail collaboratifs. A l'ère de la mondialisation, où les projets sont globaux et mobilisent des équipes virtuelles éclatées physiquement entre de multiples bureaux, on imagine mal que l'avenir d'une entreprise se joue dans la cafétéria du siège. Mais c'est peut-être aussi une bonne nouvelle: la preuve que le village planétaire reste organisé (avec des variantes selon les pays) autour de l'église, du bar et de la boulangerie.

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Création d'entreprise: solitude et réseau

Comme dans les courses à la voile, l’aventure de la création peut être tentée en équipage ou en solitaire. Mais alors que le choix de rester seul est, en matière de régate, guidé plutôt par la personnalité du skipper et par son degré d’expérience, la décision de créer son entreprise en solo est souvent liée à l’impossibilité de faire autrement (pas d’associé potentiel, pas de moyen) et ne concerne pas, loin s’en faut, que des personnes aguerries et cherchant la solitude. Pour les créateurs qui ne possèdent ni toutes les compétences requises dans le métier qu’ils abordent, ni l’envie d’avancer seul, ni l’énergie pour prendre en charge l’ensemble des dimensions de leur projet, le réseau peut se révéler non seulement un précieux support mais aussi un véritable avantage stratégique.

Demandez à un néo-entrepreneur ce qui, dans sa nouvelle situation, lui pèse le plus ; il répondra souvent : la solitude! Certes, cette singulière compagne a ses charmes - indépendance, autonomie, flexibilité -, et l’on ne s’étonne pas que les candidats à la création y succombent promptement, vivant les premiers mois une véritable lune de miel. Mais elle le fait payer ensuite bien cher. Le parcours du créateur est long, et semé d’une multitude d’embuches qui ne sont pas seulement administratives. Chef d’orchestre spontané, artiste et régisseur le créateur doit assumer tous les rôles, prendre en main chaque instrument, harmoniser l’ensemble, s’occuper de la régie, voire nettoyer la salle. Naviguant à vue sur une mer avare de repères et souvent peu nourricière, il s’éloigne, parfois très loin, des normes de l’emploi classique, et plus il s’égare plus il rencontre, de la part de ses proches, incompréhension et doute.

La vérité est qu’on a la compagne que l’on peut. Quand l’idée de création ne nait pas d’emblée de l’imagination de plusieurs, le créateur n’a guère les moyens de s’entourer, de faire appel aux conseils d’experts, de recruter et de partager les tâches. Pour l’ancien manager devenu entrepreneur, par exemple lors d'une mobilité internationale, le changement de perspective peut-être vertigineux: tous les supports dont il jouissait sans y penser se sont évaporés, ses relations d’affaires ne sont que de lointains souvenirs, et le temps même paraît se distendre, tantôt trop court pour ce que le créateur a à faire, tantôt démesurément long quand il s'agit de ce que d’autres ont promis.

Investir dans le réseau pour ne plus être seul

Face aux affres de la création et à la solitude du néo entrepreneur, le réseau constitue un moyen simple de se ressourcer, d’échanger avec d’autres et de partager ses expériences. Il permet encore de mettre certains moyens en commun ou d'initier des partenariats. Le premier avantage du réseau, c'est qu’il vous ressemble: vous êtes entre créateurs et pouvez vous honorer d’une mutuelle reconnaissance. Le second intérêt, c'est qu’il est gratuit, au moins dans un premier temps. Travailler en réseau permet d’apporter des réponses concrètes à des questions ou pseudo impasses cent fois ressassées. Le réseau est générateur d’informations. Il peut être un moyen d’approfondissement dans son parcours de créateur, voire dans son propre domaine d’expertise. Il peut enfin apporter des ressources et compétences qui brisent l’encerclement d’une activité toute entière construite sur la base de ses seuls talents.

Choisir son réseau

Choisir c'est toujours se priver, mais c'est aussi gagner du temps pour aller à l'essentiel. Les réseaux sont nombreux.Ils ont leurs propres usages et leur culture. Vous vous trouverez sans doute immédiatement à l'aise dans un réseau ou au contraire avec le sentiment d'un décalage. Choisissez celui qui vous convient. Ne craignez pas de ne pas participer aux réseaux soi-disant incontournables si ils ne vous attirent pas. Allez au contraire vers les personnes avec lesquelles vous avez des affinités, auprès desquelles vous vous sentez en confiance et avec qui vous trouverez logique de vous investir.

Quand le réseau devient lui-même une ressource stratégique

Lorsqu’il est solide, homogène mais divers, et organisé autour d’une activité commune, le réseau peut enfin révéler une dimension stratégique, inhérente à sa nature même. Songez, par exemple, à des consultants indépendants, tous installés à l’étranger et ayant créé leur propre activité. Ces derniers peuvent échanger, s’associer à plusieurs ou créer des partenariats qui porteront leurs offres respectives sur un territoire donné ou sur un ensemble de pays. Ils peuvent aussi mettre en valeur le réseau qu’ils ont formé et en offrir l’exploitation à d’autres sociétés qui, globales parce que leurs clients le sont, n’ont pas les moyens des plus grands cabinets, et ont pourtant besoin de relais locaux, partout où leurs clients leur demandent de réaliser des prestations.

A travers le réseau, un nouveau territoire s’offre donc aux créateurx. Il n’est certes pas simple à mettre en place, mais il est éminemment flexible et portable. Avis donc aux navigateurs solitaires qui rêvent d’une aventure en équipage.

 

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Quand les chauffeurs de bus Chinois font grève à Singapour

Dans l’univers policé de Singapour, chaque poussée de fièvre prend rapidement l’allure d’un tsunami et pour l’ex-usager Parisien vivant à Singapour, trop habitué aux débrayages dans les transports publics, il y avait matière à s’étonner et s’instruire dans la manière dont la grève de 190 chauffeurs de bus chinois à mis en émoi la communauté Singapourienne, le Gouvernement, les syndicats et même l’Ambassade de Chine.

Scandale dans la cité Etat où le consensus fait traditionnellement loi: près de 200 chauffeurs de Bus du SMRT (la compagnie de transport public de Singapour) avaient décidé le lundi 26 Novembre de ne pas rejoindre leur poste, pour appuyer leurs revendications salariales; une première depuis 26 ans. La réaction ne s’est pas fait attendre : qualifiée d’illégale, la grève des chauffeurs de bus Chinois a immédiatement précipité le Gouvernement dans l’arène, avec une déclaration ferme du Ministre Adjoint du travail : «  Le Ministère du travail comprend les demandes des chauffeurs de Bus. Nous comptons sur la société SMRT pour y répondre. Cependant, quelles que soient leurs doléances, ce qu’ont fait ces travailleurs est illégal. Il y a des manières correctes et incorrectes de traiter ces problèmes. Ne pas respecter la loi n’est pas admissible. Les travailleurs ont perturbé le service des transports et l’harmonie sociale de Singapour. Nous avons une tolérance 0 pour de telles actions réprimées par la Loi. »

De fait, la Loi à Singapour (Criminal Law-Temporary Provisions- Act) prévoit que les travailleurs intervenant dans les services publics considérés essentiels doivent respecter un préavis de 14 jours avant de déclencher une grève, sauf à encourir le risque d’une amende de 2000SGD et/ou une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an.

Ce qui frappe dans la gestion et le traitement médiatique du conflit, ce n’est pas le caractère illégal du débrayage. Après tout, les lois françaises contiennent des dispositions comparables pour restreindre les « conflits sauvages » et le temps n’est pas si loin où les négociations sur un service minimum, en cas de grève dans les transports publics, étaient au centre des débats entre le Gouvernement Français, la RATP et les syndicats. Ce qui est marquant, c’est l’ampleur des réactions, la qualité des acteurs et le positionnement surprenant de la NTUC, la confédération des syndicats à Singapour.

Etonnantes, les réactions le sont par leur ampleur, qu'il s'agisse de l’intervention du Gouvernement et le recours immédiat aux forces de police, ou des débats dans les forums, dans lesquels certains messages exprimaient une nouvelle fois l'exaspération de leurs auteurs face à ces problèmes qu'ils considèrent importés dans la cité Etat par les travailleurs étrangers. Surprenante également, la prise de position de la NTUC, qui s’est d’emblée rangée aux cotés du gouvernement, condamnant "l’action illégale", pour mieux rappeler que les grévistes n’étaient pas syndiqués et mettre en avant l’intérêt de la représentation syndicale pour garantir les conditions d’un dialogue social constructif et respectueux des intérêts de chacun.

Quant au fond, il montre une réalité qui ne laisse pas d’étonner, lorsqu’on apprend que le mouvement spontané des chauffeurs de bus chinois, s’est déclenché après qu’ils eussent constaté, le Vendredi précédent que l’augmentation de salaire attendue n’apparaissait pas sur leurs feuilles de paie et que les chauffeurs de bus bénéficient d’un traitement sensiblement différents, en termes de niveau de salaire, d’augmentation, et de conditions de vie, selon qu’ils sont Singapouriens, Malaisiens ou Chinois. Le Quotidien Straits Times, dans son édition du 28 Novembre, rapportait ainsi que la direction de SMRT avait depuis le mois de Juillet demandé aux chauffeurs de bus de travailler 6 jours par semaine au lieu de 5 et que cette augmentation du temps de travail avait été compensée par des augmentations de 75 SGD pour les chinois, de 150 SGD pour les Malaisiens et de 425 SGD pour les Singapouriens.

Il ne manquait pour que le tableau soit complet que l’intervention de la Chine, laquelle, apprenait-on le Mercredi, a fait savoir au Ministère du Travail de Singapour, par l’intermédiaire de son Ambassade sur place, qu’elle suivait attentivement le traitement fait à ses ressortissants.

NB :

(Ajouté le 3 Déc 2012) Au dernières nouvelles, 29 "participants actifs" auraient fait l'objet d'une expulsion, leur permis de travail étant révoqués. Un cinquième des participants devraient être inculpés, au titre du Criminal Law (Temporary provisions) Act pour "participation hostile et aggressive". Les 150 autres, qui "auraient montré du remord ou auraient été contraints à participer" devraient recevoir un avertissement mais conserveraient leur emploi.

(Ajouté le 20 Déc 2012) Autre perspective intéressante: le traitement de la situation par les media locaux, Straits times et Today. Les 2 journaux ont publiés de nombreux articles sur le sujet. Le Strait Times a réalisé un reportage présentant la vie des travailleurs étrangers interviewés dans leurs dortoirs. Un autre reportage mettait en avant la manière dont SMRT recrutait en Chine, avec le témoignage des candidats racontant leur rêve de venir travailler à Singapour. Un troisième enfin s'appuyait sur une enquête, réalisée à Singapour, où l'on interrogeait les usagers sur la base de la question suivante: "seriez-vous d'accord pour que le SMRT augmente les tarifs des usagers pour augmenter les salaires des chauffeurs chinois".

Le Straits Times et Today, dans leurs éditions du 15 Décembre, donnaient la parole au Responsable de la confédération syndicale NTUC, Lim Swee Say. Celui-ci commentait les revendications des travailleurs étrangers en déclarant que " l'égalité de rémunération désavantagerait les travailleurs locaux et leurs familles, qui doivent supporter le coût de la vie à Singapour, alors qu'une grande partie de ce que les travailleurs étrangers gagnent est renvoyé par les intéressés à leurs familles qui vivent dans des pays où le coût de la vie est sensiblement plus faible". Justifiant les différences de rémunération, le patron des Syndicats à Singapour poursuivait sa démonstration en indiquant que les travailleurs sont payés en fonction de leur durée d'emploi. A ce titre, souligne-t-il, les travailleurs de Malaisie, constituent une source traditionnelle de recrutement, et se caractérisent par le fait qu'ils restent durablement à Singapour, voire s'y installent définitivement, comparativement à d'autres nationalités dont l'engagement à Singapour ne vaut que pour une durée limitée. En second lieu, remarquait-il, les salaires desdits travailleurs étrangers ne représentent qu'une partie des coûts supportés par les employeurs, puisque s'ajoutent la taxe liée à l'emploi des travailleurs étrangers (Foreign workers Levy) et selon les cas, le transport, le logement ou d'autres formes de prise en charge.

 

 

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