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I-phone à l'étranger, attention à l'appétit du 3G

iPhone

Les travailleurs nomades, quand ils ne peuvent prendre des abonnements internationaux, ont souvent recours, dans le pays visité, à l'utilisation de cartes prépayées. Attention aux déconvenues pour l'utilisateur d'I-phone car l'appétit du 3G risque fort de dévorer les crédits sitôt achetés, sans permettre aux intéressés d'accéder à une fonction aussi simple qu'essentielle: pouvoir téléphoner.

Pour continuer de téléphoner, l'utilisateur peut faire le choix d'utiliser un autre téléphone. S'il veut absolument utiliser son I-phone, il lui suffit de neutraliser le 3G. L'inconvenient est évidemment qu'il n'est plus possible de se connecter facilement à internet, mais la liaison wifi reste possible.

Comment le faire?

Aller sur Préférences/Géneral et désactiver la 3G

 

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Visa: l'EPEC arrêté à Singapour

Singapore Shop House

Mauvaise nouvelle pour les jeunes professionnels à la recherche d'un emploi à Singapour. Le dispositif EPEC (Employment Pass Eligibility Certificate) est arrêté depuis le 1er décembre 2011.

L'EPEC permettait de résider jusqu'à 1 an à Singapour, le temps de  rechercher un travail sur place. Il offrait un certain confort aux jeunes professionnels arrivant sans travail à Singapour avec l'espoir de trouver un emploi sur place. Les intéressés conservent la possibilité de venir à Singapour et d'y rechercher un travail. Mais il leur faudra être désormais plus rapides, car le temps d'un visa de tourisme est limité à 3 mois.

Voir la rubrique Visa dans notre dossier Singapour.

L'expatriation au féminin

L'expatriation au féminin

Expat communication, éditeur du site femmexpat.com, en partenariat avec la Caisse des Français de l'Etranger et le groupe Novalis Taitbout, vient d'éditer un guide de l'expatriation au féminin.

Un guide utile pour celles qui préparent un départ à l'étranger et souhaitent trouver des réponses aux questions qu'elles se posent sur le plan des formalités administratives et de la couverture sociale, en fonction de leur situation familiale et de leur projet professionnel sur place.

L'ouvrage, bien illustré, est aussi agréable à découvrir rapidement qu'à lire dans le détail: un tour d'horizon efficace et plein d'energie. Il est téléchargeable sur le site la CFE au féminin en cliquant ici

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Emilie Lancelot-Jouno, créatrice du réseau Singafrog à Singapour

singafrog

Singapour attire chaque année, à coté des traditionnels expatriés, un flux croissant de jeunes entrepreneurs, étudiants et diplômés attirés par le dynamisme de l’Asie. Ces jeunes nomades ont leur(s) réseau(x), parmi lesquels Singafrog occupe une place privilégiée.Rencontre avec Emilie Lancelot-Jouno, la créatrice, de Singafrog qui décrit avec beaucoup de simplicité l’objectif du réseau: rompre l’isolement à l’arrivée, passer de bons moments ensemble et se faire des amis.

Emilie Lancelot-Jouno  fait partie de cette génération de jeunes francophones entre 25 et 35 ans qui ont élu domicile dans la cité du Lion. La présence à Singapour de grandes écoles telles que l’ESSEC ou l’INSEAD, les partenariats noués par de nombreux prestigieux établissements, HEC, Polytechnique, HEC Lausanne, avec les universités singapouriennes, attirent un flux important d’étudiants francophones. Il y a aussi ceux et celles qui viennent à Singapour faire un stage ou un VIE (Volontariat International Entreprise). Ils étaient 182 en 2011 selon les chiffres d’Ubifrance. Il y a enfin ces jeunes professionnels qui, leur diplôme en poche, ont choisi de démarrer leur carrière en Asie, comme salariés d’une entreprise sur place ou comme entrepreneurs. Emilie Lancelot-Jouno  connaît bien ces jeunes nomades, qu’elle côtoie au quotidien. Arrivée à Singapour en 2006, cette spécialiste du Fund Raising a d’abord travaillé pour l’INSEAD avant de mettre son expertise à la disposition de NUS.

A son arrivée à Singapour, elle s’est aperçue qu’il n’était pas si facile de rencontrer des gens et de se faire des amis. En dehors des réseaux des écoles, il n’existait pas de lieu d’échange et de networking pour les jeunes francophones. A coté de son activité professionnelle et de sa passion pour la photographie, elle a donc consacré du temps à la création de Singafrog : un réseau d’échanges francophones supporté par un site internet, qui vit aussi largement au travers de sa communauté Facebook.

Qui sont les membres du réseau?

-Des jeunes entre 20 et 35 ans,  étudiants ou jeunes professionnels, célibataires ou en couple, le plus souvent sans enfant. La plupart du temps, ce sont des français, parfois des francophones, rarement des singapouriens sauf lors de soirées exceptionnelles.

Combien sont-ils ?

-C’est difficile à dire, car le réseau est ouvert. La communauté Facebook compte 1000 membres. Au total, le nombre de personnes qui suivent les activités de Singafrog, utilisent le forum ou participent occasionnellement aux soirées est de l’ordre de 2000. La participation n’est pas du tout régulière. Beaucoup sont très actifs sur les forums au moment où ils arrivent. Les groupes se forment  et les amitiés se forgent rapidement. Les membres reviennent ou ne reviennent pas à d’autres soirées mais apparemment restent soudés. C’est l’essentiel. Il y a des personnes qui ne sont venues qu’une fois et qui me disent plus tard : « c’est grâce à Singafrog que j’ai rencontré tous mes amis à Singapour ».

Comment faites-vous pour faire vivre ce réseau ?

-Singafrog organise des soirées. J’essaye de trouver des lieux attractifs et de négocier des formules  permettant, pour un prix de 20 à 30$ , de proposer un buffet et un ou deux verres de vin :  par exemple chez Wine connection, Barrio Chino ou encore Wine Company.  Je passe aussi beaucoup de temps à répondre aux personnes sur les forums. C’est plus simple aujourd’hui avec Facebook, car l’information circule beaucoup plus rapidement.

Singafrog est-il un réseau utile sur le plan professionnel?

-Ce n’est pas à proprement parler l’objet du réseau. Les soirées Singafrog ne fonctionnent pas comme des événements de networking, comme il en existe beaucoup à Singapour, où les gens échangent des quantités impressionnantes de cartes de visite. Il arrive que certains le fassent, mais ils détonnent dans l’ambiance générale. Pour autant, les contacts sont utiles pour comprendre les bons usages locaux. Pour ceux et celles qui recherchent un emploi, les contacts permettent aussi d’ouvrir des portes.

La soirée Singafrog du 14 Juillet est un must.

- Elle l’a été en 2008 et 2009. A l’époque, Singafrog était un des seuls réseaux qui organisaient quelque chose pour fêter le 14 Juillet. Apparemment les gens contactaient l’Ambassade pour se renseigner et celle-ci renvoyait sur notre soirée. L’affluence a été très forte. L’année suivante, les soirées se sont au contraire multipliées et les participants ont finalement boudé l’ensemble des soirées. En 2011 Singafrog a donc décidé de ne rien faire. Mais les autres réseaux ont fait de même, et il n’y a eu que très peu d’événement pour le 14 Juillet. Il faut rester flexible.

Liens :

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L'horizon économique s'assombrit à Singapour

Marina Bay Sands

Le Ministère du Commerce et de l'Industrie de Singapour (MTI) publiait récemment les perspectives de croissance du pays pour l'année 2012. Avec une prévision entre 1% et 3%, la croissance marque un net ralentissement par rapport aux années précédentes: 14,5% l'an dernier estimation de 5% cette année

Le chiffre annoncé est le plus mauvais depuis la crise de 2008 -2009 (-0,8% en 2009). Il pourrait de surcroît être remis en cause si le contexte économique global continuait de se dégrader dans le sillage de la dette européenne, ou dans l'hypothèse d'une crise financière.

Ces faibles perspectives de croissance devraient entraîner une dégradation du marché de l'emploi et des tensions à la baisse sur les salaires. Une perspective sans doute peu favorable pour la mobilité internationale et concernant les opportunités offertes localement à ceux et celles qui recherchent un emploi ou envisagent de créer une activité. 

A télécharger sur le site du MTI:

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Visa vacances travail, sésame pour les 18-30 ans dans 6 pays en Asie-Pacifique

Visa vacances travail

Pour les 18-30 ans qui rêvent d'une expérience en Asie, le visa vacances travail est un moyen simple pour voyager et acquérir une expérience professionnelle.

Le visa vacances travail est un dispositif qui offre aux jeunes de 18-30 ans la possibilité de s'expatrier pendant un an à la découverte d'un pays étranger. La France a déja signé des accords avec 6 pays, dont 4 se situent dans la région Asie pacifique: Japon, Australie, Corée du Sud, Nouvelle Zélande, Argentine, Canada.

Le même dispositif existe également avec Singapour (Work holiday program pour les étudiants) et Taiwan mais avec des modalités spécifiques

L'avantage principal du visa vacances travail est qu'il ne requiert pas pour sa délivrance la présentation d'une offre de contrat de travail d'un employeur local, comme c'est le cas d'une demande de visa traditionnelle. Les formalités sont allégées et les titulaires de ce type de visa sont libres de changer d'employeur pendant leur séjour.

Plus d'information:

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Attractivité de la France. Un pas en avant, deux pas en arrière ?

Dans un monde globalisé où les entreprises se livrent une compétition acharnée pour attirer et retenir les meilleurs talents, on avait compris que l'on s'attachait à promouvoir les filières d'enseignement à la française, multipliant les partenariats à l'international et favorisant l'accueil des étudiants étrangers. La circulaire du 31 Mai 2011 visant à "maîtriser l'immigration professionnelle" remet en cause cette dynamique. L'enseignement supérieur résiste, mais l'attractivité de la France en sort affaiblie et il n'est pas certain que cela aille dans le sens d'une meilleure performance de nos entreprises et d'une amélioration de la situation de l'emploi. 

La circulaire du 31 Mai 2011

Co-signée par le Ministre de l'intérieur et le Ministre du Travail et de l'emploi, la circulaire exprime une intention louable: "compte tenu de l'impact sur l'emploi de l'une des crises économiques les plus sévères de l'histoire,..., la priorité doit être donnée à l'insertion professionnelle des demandeurs d'emploi aujourd'hui présents, qu'ils soient de nationalité française ou étrangère, résidant régulièrement en France". Mais elle met spécifiquement l'accent sur la nécessité de mettre en place un dispositif de contrôle renforcé pour les anciens étudiants qui veulent travailler:

"La procédure de changement de statut (étudiants demandant un titre de séjour professionnel) devra faire l'objet d'un contrôle approfondi. L'exception prévue pour les étudiants qui sollicitent une autorisation provisoire de séjour dans le cadre d'une recherche d'emploi doit rester rigoureusement limitée. Le fait d'avoir  séjourné régulièrement en France en tant qu'étudiant, salarié en mission ou titulaire d'une carte "compétences et talents" ne donne droit à aucune facilité particulière dans l'examen de la procédure de délivrance d'une autorisation de travail".

L'enseignement supérieur réagit

La conférence des grandes écoles, par la voix de son Président Pierre Tapie a immédiatement réagi: "la circulaire sur l'immigration professionnelle met en péril l'attractivité de la France" (interview sur le site educpros.fr). l'ancienne Ministre de l'Enseignement Supérieur, Valèrie Pecresse, se serait inquiétée auprès de Claude Guéant de "l'application qui semble faite de la circulaire du 31 Mai...aux étudiants étrangers non ressortissants de l'Union Européenne et diplômés de grandes écoles françaises qui souhaitent travailler dans notre pays".

La résistance s'organise

Le président de la conférence des grandes écoles a demandé aux directeurs des grandes écoles de recenser les cas d'étudiants se voyant refuser la possibilité de rester en France, à l'issue de leurs études, pour y débuter leur vie active. Les étudiants étrangers des mêmes grandes écoles se sont réunis au sein du "collectif 31 mai" et recensent, sur leur site, l'ensemble des difficultés rencontrées en application de ladite circulaire. Ils organisaient le 14 Octobre une cérémonie de remise de diplômes symboliques que les récipiendaires jetaient aussitot à la poubelle en scandant le nom de l'Ecole où ils ont étudié: ESSEC, Sciences Po, Centrale, Polytechnique...

Mais le mal est fait

Le magazine challenge (édition du 20 Octobre) rapportait l'expérience de plusieurs étudiants, diplômés des meilleures écoles d'ingénieurs ou de management françaises, qui se voyaient non seulement contraints de quitter la France, mais le faisait avec un sentiment d'humiliation et d'attente déçue au regard de l'idée qu'ils se faisaient de la France et de leur propre investissement. Quand la compétition entre les systèmes d'enseignement, désormais globale, est arbitrée par des systèmes de classements tels que celui de Shanghai, on imagine l'impact que peut avoir en Afrique, en Amérique Latine, en Inde ou en Chine un message du type "venez vous former en France, mais ne comptez pas y travailler ensuite".

Et on peine à imaginer que cela ait un impact positif sur l'emploi.

Il parait aberrant de se priver ainsi des talents qui viennent d'être formés. Des étudiants de haut niveau qui ont fait le choix de la France et ont vocation à en devenir les meilleurs ambassadeurs. Après les intéressés, les premières victimes de cette cacophonie sont les entreprises, qui voient s'évaporer sous leurs yeux un pool de talents étrangers, formés en France, si essentiels pour diversifier leurs équipes et supporter leur développement à l'international. A terme, la baisse d'attractivité de la France ne manquera pas d'être un lourd handicap dont on voit mal comment il pourrait avoir un effet positif sur l'emploi.

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HEC Lausanne fête ses 100 ans à Singapour

A l'occasion de son 100ème anniversaire, HEC Lausanne organisait le 21 Octobre, à Singapour, une conférence sur le thème de la Finance responsable. Un thème dont l’école Suisse a fait une marque distinctive : "responsible learning, responsible leading". L’opportunité d'y retrouver les représentants de la très active communauté des Suisses à Singapour, étudiants et anciens élèves de HEC Lausanne, responsables d'entreprise et partenaires de Swissnex.

Dans le paysage des Ecoles de Commerce européenne, HEC Lausanne, avec 2000 étudiants, est une école de taille modeste, qui vante la tranquillité de son campus et la proximité des professeurs avec leurs étudiants,... tout en tissant un impressionnant réseau de partenariats à l'international. L’ambition de l’Ecole, réaffirmée par Maia Wentland, Doyen associé, en ouverture de la soirée, est «de former de futurs leaders responsables, créateurs de valeur durable aussi bien pour l’entreprise que pour la société en général». A Singapour, HEC Lausanne a mis en place un partenariat avec NUS qui permet d'accueillir les étudiants de HEC sur le campus de Singapour pour y réaliser une partie de leur scolarité.

La conférence que l'école organisait le 21 Octobre, en partenariat avec Swissnex, sur la Finance responsable, était à son image: simple et instructive, multipliant les perspectives concrètes sur un sujet de forte actualité, avec les interventions de Michael Rockinger (HEC Lausanne), sur la Finance responsable, de Robert Fleming (NUS) sur la Responsabilité Sociale des Entreprises et de David Evans (Banque UBS) sur la Philanthropie en Asie.

Co-organisateur de la soirée, Swissnex est une plateforme créée à l'initiative du Secrétariat d'Etat à l'Education et à la Recherche en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères qui regroupe les différentes parties prenantes -Gouvernement, institutions académiques, centres de recherche et entreprises- impliquées dans le rayonnement de la Suisse à l’international. Signe des temps: 3 des 5 bureaux du réseau Swissnex dans le monde se situent en Asie: à Singapour, Shanghai et Bangalore. A Singapour, Swissnex organise des évènements -"planet solar","graduate networking"-, facilite les initiatives de coopération dans les domaines de l'enseignement et de la recherche, supporte le développement des start ups et offre des opportunités de stages aux jeunes diplomés des institutions suisses.

A Singapour, la communauté Suisse représentait, en 2010, 2520 personnes. Elle est en progression constante, à l'instar de la communauté Suisse dans le monde (plus de 700 000 Suisses vivent à l'Etranger) et, notamment, en Asie-Pacifique: 3500 Suisses sont installés en Chine, 797 en Inde, 921 en Indonésie, 1517 au Japon, 705 en Malaisie, 122 au Laos, 2807 aux Philippines, 294 à Taiwan, 6140 en Thailande, 511 au Vietnam, 23076 en Australie et 6700 en Nouvelle Zélande. Dans le domaine des affaires, Swiss business Singapore, anime la communauté des entreprises suisses à Singapour. On y retrouve les filiales des grandes marques suisses - Audemars Piguet, Chopard, Crédit Suisse, Firmenich, Hilti, Mövenpick, Nestlé, Novartis, Rolex, Ricola, Zurich Insurance - mais aussi un impressionnant tissu de start up et de petites et moyennes entreprises.

Articles parus dans Lepetitjournal:

Plus d'information sur la communauté Suisse à Singapour et en Asie:

 

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Emmanuelle Kerjan, psychologue : « Pour les enfants en difficulté l’expatriation peut aussi faire partie de la solution ».

Emmanuelle Kerjan est psychologue à Singapour. Elle a pratiqué la psychologie clinique pendant 7 ans à l’étranger, en Nouvelle-Calédonie et au Canada. Arrivée à Singapour il y a un an, elle exerce désormais au sein du cabinet qu’elle a créé, recevant enfants, adolescents et adultes. Elle nous parle des difficultés rencontrées par les enfants en expatriation. 

- L’expatriation  entraîne t’elle, pour les enfants, des difficultés spécifiques ?

- Ce qu’il faut dire en premier lieu, c’est que l’expatriation n’entraîne pas nécessairement de difficultés pour les enfants. La majorité d’entre eux traversera cette période sans éprouver de problèmes particuliers. D’autres seront plus sensibles à ce qu’induit le départ à l’étranger. Les séparations engendrées ainsi que la confrontation à la nouveauté peuvent générer chez eux une palette d’émotions : tristesse, colère, peur. D’autres, enfin, seront véritablement fragilisés par cette épreuve et pourront l’exprimer à travers différents symptômes. Quoi qu’il en soit, il n’y a ni symptômes ni pathologies spécifiques à l’expatriation. Le départ à l’étranger est à interpréter comme un élément déclencheur et fragilisateur plutôt que comme la cause du mal-être de l’enfant.

- Que se passe-t-il pour les enfants au moment d’un départ à l’étranger?

- Le départ à l’étranger confronte l’enfant à la question de la séparation et à celle de la projection dans l’inconnu. La manière dont l’enfant va vivre cette aventure va dépendre principalement de 3 facteurs : son stade de développement (selon qu’il s’agit de très petits enfants, de 0 à 3 ans, de jeunes enfants ou d’adolescents), sa personnalité/son histoire et son contexte familial.

Pour les enfants de 0 à 3 ans, le départ en expatriation se traduit principalement par des changements d’ordres « corporels » : nourriture, climat. Les enfants en bas-âge étant sensibles à la nouveauté, ils peuvent développer au moment de l’installation des difficultés de sommeil ou d’alimentation. Les enfants d’âge scolaire peuvent éprouver des difficultés à se séparer de leurs proches et de leurs environnements. A la tristesse peut s’ajouter la culpabilité de laisser ceux que l’on aime. Ils peuvent aussi être inquiets concernant cette plongée dans l’inconnu : nouvelle langue, nouvelle école, nouveaux codes. Cela peut se traduire par des difficultés à aller jouer avec d’autres enfants, par un repli ou par des comportements agressifs… Ils ont besoin d’attention et d’explications.

La personnalité de l’enfant va aussi fortement influencer son vécu. Certains ont un grand besoin de repères et de routines alors que d’autres sont très curieux et aiment le changement. L’historique de l’enfant concernant la question de la séparation est, bien évidemment, aussi central.

Enfin, la manière dont les parents vont vivre l’expatriation est aussi à prendre en considération. Les parents ont tendance à vouloir cacher leurs ambivalences ou leurs difficultés aux enfants. Or ces derniers étant très sensibles aux changements d’humeurs de leurs parents vont se demander, non sans inquiétude, pourquoi on leur cache quelque chose. D’où l’importance d’être vrai, authentique sans pour autant s’épancher.

- Et les adolescents ?

- C’est pour eux que le départ en expatriation est souvent le plus dur. Au moment de l’adolescence, les amis sont très importants sur le plan identitaire. Le fait de quitter son réseau est douloureux. Par ailleurs, l’adolescent est souvent, compte tenu du contexte d’installation dans un pays nouveau, obligé de redevenir plus dépendant des parents, à un moment où il souhaite au contraire davantage d’autonomie. Cette situation peut être vécue par les intéressés comme une régression. Il est important de dédramatiser et de leur rappeler que cela est temporaire.

- Pour les enfants en difficulté, l’expatriation est-elle une contrainte supplémentaire ?

- Elle peut l’être, oui. Par exemple, pour les enfants qui sont fragilisés dans leur relation aux autres, lorsque l’attachement de base est marqué d’insécurité, l’expatriation peut être une véritable épreuve. Il faut entourer l’enfant et lui laisser le temps de s’adapter. Si les symptômes persistent dans le temps (au-delà de 2-3 mois) ou que l’enfant est trop anxieux, il est important de consulter un spécialiste. Mais comme toute épreuve, elle peut aussi donner confiance en soi si elle est dépassée avec succès. Ainsi l’expatriation peut faire partie de la solution : elle donne aux enfants l’occasion d’apprendre à se débrouiller et renforce ce faisant l’estime de soi.

- Y a t-il des difficultés spécifiques aux enfants qui connaissent des expatriations à répétition ?

- Ces expatriations à répétition présentent beaucoup d’aspects positifs. Elles participent à la construction de la personnalité et font des intéressés des personnes souvent curieuses, tolérantes et capables de s’adapter. Toutefois et même si ces enfants sont souvent plus « outillés » face à l’expérience de l’expatriation (ils savent, par exemple, mieux comment s’y prendre pour s’installer rapidement et efficacement dans un nouveau pays), il n’en reste pas moins qu’ils sont confrontés à chaque fois à la douloureuse épreuve de la séparation. A force ils peuvent se forger une « carapace ». Une autre conséquence des mobilités successives est que, devenus jeunes adultes, les intéressés n’ont souvent pas d’ami d’enfance. Ils ont noué beaucoup de liens, mais ces liens se sont dispersés. Cela rend les choses plus difficiles dans les moments de crise. Enfin, il y a aussi une forte dépendance à la famille.

- L’expatriation peut-elle impliquer, par exemple sur le plan scolaire, un environnement qui n’est pas adapté à l’enfant.

- En effet, dans certains cas, l’expatriation se traduit par un environnement relativement élitiste et une raréfaction des offres d’orientation, notamment au lycée. Cela peut mettre certains élèves en difficultés. A l’inverse, il y a des situations d’expatriation qui offrent des opportunités spécifiques en termes de modes d’enseignement. Il arrive même que le choix de la destination soit guidé d’abord par le souci de trouver un système scolaire mieux adapté aux besoins de l’enfant.

- Quels conseils donneriez-vous aux parents ?

- Avant l’expatriation : annoncer le départ à l’enfant assez tôt pour qu’il puisse s’y préparer, symboliser le départ en organisant une fête avec les copains et la famille, donner envie à l’enfant en l’informant sur le pays d’expatriation. Il est aussi important de l’aider à exprimer son ressenti, ses émotions et à les entendre même si cela n’est pas toujours facile pour nous. Ne pas oublier de le rassurer en lui expliquant que toutes les émotions qu’il vit sont bien normales et passagères. Un dernier point est de lui donner les moyens d’être actif. A ce titre, il est important que l’enfant ou l’adolescent ait, comme les autres membres de la famille, son propre projet d’expatriation.

Pendant  le séjour sur place : Dès l’arrivée il est judicieux de mettre vite en place des routines (repas, école,…), des repères et de favoriser la création de contacts avec d’autres familles. Une solution est d’investir le champ extra scolaire. L’enfant peut par exemple commencer un sport qu’il ne pourrait pas faire chez lui ;c’est une manière de lui donner envie et de donner du sens à ce qu’il vit.

Je conseille par ailleurs la lecture du livre « L’enfant expatrié » de Gaëlle Goutain et Adélaïde Russell pour ceux qui veulent en savoir d’avantage.

- En tant que psychologue, dans quel contexte intervenez-vous ?

- Les personnes qui viennent me voir, qu’ils s’agissent d’enfants, d’adolescents ou d’adultes, le font dans une variété de situations qui vont du simple besoin d’un « coup de pouce » dans une période de crise ou de questionnements jusqu’à des demandes d’accompagnement et de thérapies plus intensives dans le cas de difficultés plus sévères.

- La famille est-elle impliquée dans le suivi ?

- Cela dépend de l’âge de l’enfant, de la raison de la demande et de qui la formule. Je vois toujours les enfants et peux rencontrer à plusieurs reprises les parents afin de faciliter la communication entre les membres de la famille. Il arrive aussi qu’une demande de suivi pour un enfant débouche sur une thérapie individuelle pour l’un des parents.

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Rémi, créateur de French Toast à Singapour

Rémi Malachin est le créateur de French Toast, une jeune entreprise, basée à Singapour, spécialisée dans l’enseignement du français. Arrivé à Singapour en 2008 pour rejoindre un cabinet d’architectes, il s’est depuis reconverti avec succès dans un nouveau métier.Portrait d’un entrepreneur débordant d’idées, engagé à promouvoir le français et à faire de son apprentissage un plaisir.

Rien ne prédisposait Rémi Malachin à créer une Ecole de langues. Quand il est arrivé à Singapour, en Janvier 2008, c’était pour y travailler dans un cabinet d’architectes, suite logique de ses études à Nancy. Mais à Singapour, son parcours s’est rapidement transformé : il a rencontré sa femme, a fondé une famille et s’est finalement éloigné, faute de perspectives satisfaisantes, de son métier d’origine. Un temps, il a envisagé de créer son propre cabinet d’architecture, mais ce projet paraissait difficilement compatible avec la vie de famille. En marge de missions dans le design, il a donc commencé à donner des cours particuliers de français. Très vite, il y a pris goût ; et son emploi du temps de professeur s’est rempli. En 2010, il a sauté le pas en créant French Toast, un centre de formation exclusivement consacré à l’enseignement du français.

Apprendre le français doit être fun

Pour Rémi, il est essentiel que l’apprentissage du français soit un plaisir: « 90% des gens qui viennent apprendre le Français le font pour eux-mêmes, par intérêt pour la culture française, pour préparer un séjour ou aller étudier en France, ou simplement parce qu’ils ont des amis francophones ou bien encore parce qu’ils sont tombés amoureux d’un français ou d’une française ». Le nom de French Toast et son logo, un toast bleu blanc rouge, sont à l’image de l’environnement que Rémi Malachin veut créer : « un environnement confortable et convivial qui soit aussi un lieu d’échange et une fenêtre ouverte sur la vie en France ; des méthodes interactives qui donnent envie d’apprendre et de pratiquer. »

Les étudiants, visiblement, apprécient. Leur nombre ne cesse d’augmenter. A son ouverture, en Janvier 2011, l’école comptait une classe avec 11 étudiants. En Août 2011, le nombre des classes est passé à 15, avec plus de 200 étudiants de 25 nationalités. Les locaux sont d’ailleurs rapidement devenus trop étroits et French Toast a récemment emménagé dans un nouvel espace.

Quel rapport entre l’architecture et l’enseignement du français ?

Aussi curieux que cela paraisse, les études d’architecte auraient bien préparé Rémi à sauter d’un univers de création à un autre, en devenant entrepreneur : « si l’on exclut les enseignements spécifiques à l’architecture, la formation que j’ai reçue était axée sur la gestion de projet et sur les multiples manières de changer de perspectives pour résoudre une difficulté; un must lorsqu’on dessine des plans. Ces compétences se sont révélées très précieuses dans la création et la gestion d’une entreprise ».« La création d’une école, c’est d’abord beaucoup de travail ; j’ai du tout faire moi même de A à Z, de la sélection des méthodes à la conception d’un outil de gestion intégré, en passant par le recrutement des formateurs et la décoration intérieure ».

Demain l’Asie

Rémi fourmille de projets. Il travaille actuellement à la mise en place d’une carte de fidélité, avec des partenaires choisis, qui offrira aux étudiants des produits et services, qui leur donneront une autre idée de la France, dans des conditions privilégiées. Il explore de nouveaux modes de communication, par exemple en utilisant Groupon pour faire des promotions. Pour l’avenir, il envisage de créer d’autres écoles à Singapour, mais uniquement dans le domaine du français, voire de développer French Toast, en franchise, dans d’autres pays de la région.

 

► Site de FrenchToast:

 

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