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Alexandre Bac, ambassadeur de la Bourgogne à Singapour

Alexandre Bac fait partie de ces quelques privilégiés qui ont saisi l’opportunité d’un VIE pour acquérir une expérience professionnelle à l’international. Pour autant, il n’en est pas, loin s’en faut, à son premier séjour à l’étranger. Arrivé à Singapour il y a 3 mois, il y est déjà parfaitement intégré et engagé dans sa mission pour le compte du Conseil Régional de Bourgogne.

 

- Le Conseil Régional de Bourgogne est un employeur un peu insolite à Singapour, pouvez-vous nous parlez de ses ambitions en Asie ?

- En effet, Le conseil Régional de Bourgogne tranche par rapport aux employeurs classiques de VIE. Il est présent à Singapour depuis 2005, pour faire la promotion de la Région sur le plan économique et touristique et favoriser les échanges avec les pays d’Asie.  C’est ma Responsable actuelle, aujourd’hui de retour en France, qui a ouvert le bureau de représentation. Au moment de la remplacer, à la fin de sa mission en Asie, le Conseil Général a apparemment voulu faire le choix de la jeunesse et recruter des VIE.

- Des VIE ?

- Le Conseil Régional de Bourgogne a en fait recruté cette année 2 VIE, l’un pour animer le bureau de représentation au Chili, l’autre pour animer celui de Singapour.

- Quelle est votre mission  à Singapour?

- Mon rôle comprend plusieurs volets. Ma première mission est d’aider les entreprises bourguignonnes à exporter en Asie et, inversement, de favoriser les investissements asiatiques en Bourgogne. Je travaille aussi à la mise en place de  partenariats entre les deux régions, par exemple avec les universités,en lien avec les sommeliers ou le Centre Européen du Goût. Je suis encore chargé de faire la promotion du tourisme en Bourgogne et d’apporter un support aux étudiants Bourguignons qui souhaitent réaliser un stage en Asie.

- Ce sont des missions très variées

- En effet, c’est ce qui fait tout l’intérêt de ma présence ici. J’avoue apprécier beaucoup la diversité des sujets sur lesquels je travaille. Mon rôle est d’aller à la rencontre de mes interlocuteurs pour tisser des relations. Je rencontre ainsi énormément de personnes dans des environnements très différents. C’est assez passionnant.

- Les personnes que vous rencontrez ne sont-elles pas étonnées d’avoir un interlocuteur aussi jeune?

- Cela peut arriver. La plupart du temps, elles n’y font pas attention. Je pense que c’est aussi l’un des aspects positifs de la région. Les gens n’hésitent pas à confier des responsabilités à des personnes relativement jeunes.

- Pourquoi la Bourgogne à Singapour ?

- La Bourgogne jouît d’une forte notoriété pour ses vins et son patrimoine culturel. C’est aussi une région très dynamique sur le plan économique, notamment dans les secteurs métallurgiques et des hautes technologies, qui veut favoriser les investissements et  jouer un rôle moteur dans les échanges internationaux. Il s’agit donc non seulement de promouvoir les activités traditionnelles, en valorisant par exemple le tourisme nature et la découverte de la Bourgogne à Vélo, mais aussi de construire en Asie l’image d’une région dynamique et ambitieuse que ce soit sur le plan industriel, agro alimentaire, culturel ou de l’éducation.

- Quelle est votre infrastructure de travail  à Singapour?

- Je suis hébergé dans le business center de la Chambre de Commerce Française. Celle-ci met en permanence à disposition des entreprises plusieurs bureaux. Parmi ceux-ci 4 sont actuellement occupés par des VIE.

- C’est important de pouvoir ainsi retrouver d’autres VIE ?

- Oui en effet. L’important n’est pas tant le bureau en lui-même, car l’enjeu est que j’y sois le moins possible. En revanche, c’est vrai que l’infrastructure de la Chambre de Commerce permet de donner un cadre. C’est sympathique de retrouver les autres VIE. Cela permet d’échanger entre nous, de nous encourager mutuellement et de plaisanter.

- Comment travaillez-vous avec la France ?

- Avant de partir à Singapour, j’ai d’abord passé un mois en formation en Bourgogne. J’ai rencontré tous les départements et fait connaissance avec les personnes avec lesquelles je travaille aujourd’hui à distance. Concrètement, nous communiquons par visioconférence et par téléphone. Nous sommes en relation constante et le fait que ma Responsable soit la personne qui avait ouvert le bureau de Singapour facilite les échanges.

- Quel a été votre parcours avant ce VIE ?

- J’ai commencé par faire un BTS de commerce international. Puis je suis entré à l’ESC Dijon Bourgogne avant de conclure par un Master à Taiwan.

- Qu’est-ce qui, dès le BTS, vous avait orienté vers l’international ?

- Je suppose que c’est, au départ, à cause de mon goût pour les langues ; et puis parce que j’avais envie de partir à l’étranger.

Dans le cadre de mes études, j’ai essayé de multiplier les expériences à l’international.  J’ai réalisé mon premier stage en Allemagne, chez Solvay dans l’import-export. J’ai poursuivi avec une mission en Tchéquie, pour le compte d’une entreprise spécialisée dans la location d’appartements de Sports d’hiver, en relation avec 2 autres étudiants. Puis j’ai fait un stage de 6 mois à Londres, au service Evènements Privés de l’hôtel Claridge’s : une expérience passionnante au contact de 11 nationalités différentes.

Entre la deuxième et la 3ème année d’études à L’ESC Dijon, j’ai opté pour une année de Césure. J’ai travaillé pendant 6 mois chez Safran comme assistant commercial export Europe de l’EST/ Afrique - Moyen Orient. J’ai ensuite rejoint une petite entreprise (Traidis) comme commercial export Europe du Nord-Benelux, où j’étais responsable d’un portefeuille clients et avais des objectifs concrets de chiffre d’affaires.

Enfin j’ai réalisé ma dernière année d’études à Taiwan – à Feng Chia University. C’était ma première expérience de l’Asie ; une expérience très stimulante. J’étais tenté de rester sur place et ai même trouvé un emploi. Mais le salaire proposé était dérisoire et je suis finalement retourné en Europe, aux Pays-Bas, pour mon stage de fin d’études, tout en gardant un œil sur l’Asie puisque j’étais en charge de la Chine, du Japon et de la Corée.

- Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?

- Je suis en mission VIE pour 18 à 24 mois. Au delà, j’aimerais rester en Asie. Cela dépendra des opportunités. Je ne sais pas si ce sera comme salarié ou comme entrepreneur : c’est ouvert. Je pense en tout cas privilégier le secteur de la High Tech.

- Comment envisagez-vous votre carrière et vos liens avec la France ?

- Je pense que c’est important de maintenir le lien avec la France et je m’attache à entretenir mon réseau en France. Pour le reste, je ne sais pas encore comment les choses se présenteront.

 

Photo: Hospices de Beaune, Banque de photos du Conseil Général de Bourgogne

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Adelaide Russel: l'expatriation et la plûme

Rencontre à Paris avec Adélaïde Russell. La co-auteur de « conjoint expatrié » est à l’image de ses écrits : positive, énergique et tournée vers la relation. Elle nous raconte ses expatriations passées et futures, sa passion pour la psychologie, et sa très inspirante aventure éditoriale avec Gaëlle Goutain, sa partenaire d’écriture.

Pour Adélaïde, l’expérience de l’expatriation a commencé très tôt. Elle même enfant d’expatrié, elle a vécu pendant sa petite enfance en Afrique et s’est construite là une «identité et une sensibilité nomade» qu’elle a continué de nourrir quand, étudiante, elle consacre son mémoire de maîtrise de Psychologie au vécu de l’exil, puis au travers de ses multiples expatriations, avec son mari: en Ecosse, au Venezuela, en Malaisie et aux Etats Unis.

- Comment se sont présentées ces expériences à l’étranger?

- J’ai toujours eu le goût de l’international et mon mari qui travaille dans le secteur pétrolier a vocation à beaucoup voyager. Quand la première opportunité de partir en Ecosse s’est présentée, je n’ai pas hésité. Puis les expatriations se sont enchaînées. Nous terminons un séjour de 4 années en France et repartons à nouveau cet été aux Etats-Unis.

- Quel impact ces expatriations ont-elles eu sur votre activité professionnelle ?

- J’ai fait des études de psychologie avec une spécialisation en Psychologie clinique. A la fin de mes études, j’ai commencé par travailler dans le recrutement pour Air France. Quand j’ai fait le choix de suivre mon mari en Ecosse, j’ai quitté cet emploi qui m’intéressait mais qui ne correspondait pas à ce qui me passionne vraiment: la psychologie. Mon projet aujourd’hui est d’ailleurs de continuer mon parcours de psychologue clinicienne auprès d’expatriés, sans-doute au sein d’établissements scolaires francophones.

En expatriation, j’ai poursuivi ma vie professionnelle sous-tendue par mon identité de psychologue, en m‘adaptant aux divers contextes. Je me suis consacrée à des activités très variées qui sont nées, à chaque fois, des situations locales ou des rencontres que j’ai faites sur place. A El Tigre par exemple, au Venezuela, j’ai commencé à travailler dans un orphelinat puis j’ai mis en place des ateliers de développement personnel (estime de soi, gestion des conflits, communication) que j’ai ensuite animés dans différentes écoles. A Kuala Lumpur j’ai rencontré Marine, une assistante sociale française, avec qui nous avons créé un point écoute au Lycée Français: nous recevions dans le cadre de consultations des enfants qui traversaient des difficultés. A Princeton enfin, j’ai fait la connaissance de Gaëlle, journaliste de formation et professeur de FLE, qui a eu l’idée d’écrire ensemble un guide pour les familles expatriées, ce qui n’existait pas encore en français. Nous avons rédigé un premier livre «l’enfant expatrié», puis un second «le conjoint expatrié», qui vient de paraître.

- Comment s’est déroulée cette collaboration ?

- Elle s’est nourrie de nos expériences et de nos passions respectives. Nous avions envie de partager et de transmettre. Le fait d’écrire à deux est très stimulant, surtout lorsque l’on est, comme Gaëlle et moi, très complémentaires. Dans notre dernier ouvrage, Gaëlle s’est axée sur le recueil et la mise en valeur des témoignages des personnes concernées. De mon coté, j’ai davantage travaillé sur les parties théoriques.

- D’autres  personnes en expatriation peuvent être tentées de se lancer elles aussi dans un projet  d’écriture. Est-ce qu’il est difficile, quand on écrit un livre, de le faire publier?

- Ce n’est pas si difficile que cela. Il faut évidemment écrire le livre; ce qui demande ténacité et discipline. Mais les sujets sur lesquels nous avons travaillé étaient très stimulants. Ils nous ont fait rencontrer beaucoup de personnes qui par l’intérêt qu’elles nous ont témoigné, nous ont encouragé à poursuivre.

L’édition est une étape qui est venue après, une fois le livre terminé. Nous avons envoyé le produit déjà écrit à un certain nombre d’éditeurs, et nous avons reçu une réponse positive de L’Harmattan. C’est cette maison d’édition qui a publié nos deux ouvrages.

-Quel accueil a reçu votre dernier livre?

- Pour le moment, l’accueil est très positif. C’est curieusement le premier ouvrage qui soit consacré exclusivement à la situation du conjoint expatrié, qu’il s’agisse d’ailleurs d’une femme ou d’un homme. Nous sommes en pleine période de promotion de l’ouvrage et participons à diverses manifestations. A chaque fois, les échanges montrent que le sujet traité est important et qu’il aborde des aspects qui touchent les gens. En fait nous posons des mots avec apparemment un ton juste sur des situations qui n’ont pas été réellement décrites ni considérées jusqu'à présent. Cela fait du bien aux personnes concernées d’entendre cette compréhension de leur situation de conjoint expatrié, ce qui leur confère alors une reconnaissance implicite.

- Quels sont les éléments que vous abordez dans ce livre ?

- Nous avons voulu écrire un livre positif qui ait une vraie utilité pour ceux et celles qui vivent l’expatriation comme conjoint. Un livre qui aborde l’ensemble des aspects : ceux qui touchent à l’identité, l’incidence sur le couple et la vie affective, l’impact sur le plan professionnel. L’écho de nos deux témoignages et de ceux que nous avons interviewés montre que l’expatriation, abordée avec optimisme, peut ouvrir des opportunités variées et être une grande source d’enrichissement.

- Quels sont les conseils essentiels que vous donnez aux conjoints expatriés ?

- Celui de considérer l’expatriation comme un projet partagé au niveau du couple, dans lequel chacun doit pouvoir trouver des éléments de satisfactions. Il nous paraît essentiel que chacun prépare son expatriation et parte avec un projet, bien à lui, quel qu’il soit, et toujours en harmonie avec la vie de famille. C’est ce projet qui permettra d’être actif au moment de l’intégration et de traverser les inévitables moments de lassitude avec le maximum de résilience.

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Grégoire Tosser: l'expatriation en CDD

Quand l’opportunité d’un départ à l’étranger n’offre que la certitude d’un séjour de quelques mois, on peut être tenté de préférer le confort de la métropole à l’aventure de l’expatriation.«Erreur!» témoigne Grégoire.«L’expérience, quand elle est bien préparée, peut être vécue intensément. Pour nous elle est comme un rêve devenue réalité.»

Grégoire Tosser, 28 ans, rêvait  en effet depuis longtemps de vivre l’expérience de  l’expatriation.   Titulaire d’une formation en management de la presse écrite, Grégoire travaillait depuis 4 ans pour un Magazine en France. Son emploi n’emportait pas encore ce niveau de responsabilités qui vous font penser que les rêves sont seulement faits pour rêver, et c’était probablement le bon moment d’évoluer vers autre chose. Méthodique, il a, pendant 1 an, fait des recherches avec son compagnon ; oscillant tour à tour entre les charmes rassurants d’une expatriation en Europe et l’exotisme de l’Asie.

En définitive, c’est son compagnon qui a eu une opportunité : celle de réaliser une mission de 6 mois à Singapour pour le compte de son entreprise. Pour Grégoire, c’était désormais la promesse de partir, mais  aussi l’obligation de quitter son emploi en pariant sur la possibilité d’en trouver un sur place. « je l’ai fait sans état d’âme » indique l’intéressé « c’était un projet que nous avions muri et je savais, compte tenu de nos métiers respectifs, que mon compagnon avait plus de chances que moi d’être envoyé en mission à l’étranger ».

- Dans quel cadre êtes-vous venu à Singapour. ?

- « Je suis dans la même situation que toutes les personnes non mariées. Faute d’être éligible au dependent pass, j’ai bénéficié du work holiday pass ; un dispositif original qui permet aux jeunes de moins de 30 ans de séjourner pendant six mois à un an, au lieu des 3 mois réglementaires, dans le pays d’accueil ».

- A quelles difficultés avez-vous été confronté ?

« Les difficultés rencontrées l’ont été exclusivement sur le terrain de l’emploi. Dès mon arrivée, j’ai engagé mes recherches. Mais celles-ci n’ont débouché sur aucun résultat.  J’ai constaté qu’entre le quart et la moitié des annonces correspondant à mon profil étaient en fait réservées aux Singapouriens ou aux résidents permanents. Le contexte électoral local a sans doute eu un impact ».

- Dans quel secteur avez-vous recherché un emploi ?

«  Dans le cadre de ma précédente expérience, j’avais en fait deux « casquettes », l’une dans le domaine juridique, particulièrement dans tous les aspects attachés à la communication, l’autre  dans les Ressources Humaines. Le Droit, par définition, s’exporte mal. J’ai donc orienté mes recherches sur les Ressources Humaines. »

- la brièveté de votre séjour sur place a-t-elle été un handicap ?

«  L’idée n’était pas de trouver un emploi de courte durée, mais de se donner les moyens de nous installer durablement. Rapidement cependant, le terme de la mission avançant, il est devenu extrêmement difficile de faire des plans. Resterions-nous à Singapour ou reviendrions-nous en France ? Faut-il poursuivre les recherches sur place ou engager des démarches à Paris ?  Je ne peux plus faire de plans ni dans un sens ni dans l’autre tant que je ne sais pas si la mission de mon compagnon sera pérennisée ici ou pas. »

- Cette confrontation à la réalité correspondait-elle à ce qu’on vous avait dit ou à ce que vous aviez lu sur Singapour ?

« Non, il y avait en effet un décalage certain. J’avais beaucoup lu et surfé sur le net avant de partir. L’image qui ressortait était celle d’un marché de l’emploi dynamique, d’un taux de chômage très faible et d’une place très ouverte à l’international.  A l’arrivée, le contexte est plus difficile. »

- Comment avez vous vécu cette position particulière de « partenaire de l’expatriation »  ?

« J’ai du m’organiser.  J’ai besoin d’être actif et je craignais par dessus tout l’oisiveté.  A ce titre je me suis agréablement surpris  et j’ai découvert que j’avais une véritable capacité d’adaptation. Je ne suis pas resté inactif. J’ai profité du temps libre pour visiter et découvrir la ville, faire du sport, améliorer mon anglais, approfondir, par exemple, tout ce qui touche, dans le domaine juridique, à la common law. Au final j’ai le sentiment d’un vrai enrichissement ».

- Comment avez-vous perçu le regard des autres, celui de vos parents et amis, sur votre expatriation ?

« Globalement très positif : de la curiosité et parfois de l’envie. Mais avant tout, un précieux soutien dans notre projet depuis le début. J’ai démarré un blog privé,  dans le but de faire partager mon expérience à mes parents et amis.  Visiblement, ils apprécient de pouvoir suivre ainsi notre aventure, et de la vivre aussi, d’une certaine manière, par procuration. Ce blog, dans lequel je parle de ma vie au quotidien, est devenu un support par lequel je questionne mon nouvel environnement ; un outil pour échanger, mais aussi pour découvrir».

- Et si demain vous deviez rentrer à Paris ?

« C’est une hypothèse vraisemblable, même si je souhaiterais rester davantage. Si nous devions rentrer, je le ferais le cœur léger, avec le sentiment d’avoir vécu une belle aventure et d’être allé au bout de mon rêve ».

- Comment évaluez-vous ce que cette expérience vous aura apporté ?

« Beaucoup de choses ! La découverte de l’Asie où nous avons multiplié les voyages.  La découverte de mes qualités d’adaptation à un environnement différent.  La pratique de l’anglais, ... J’ai le sentiment d’avoir pris du recul, de l’épaisseur. »

- Cette expatriation  a-t-elle fait évoluer votre projet professionnel ?

«  Oui. Je ne me vois pas du tout reprendre l’emploi que j’avais avant de partir. Je ne sais pas encore comment j’aborderai la recherche d’un nouvel emploi en France. Je veux pour l’instant continuer de me projeter en Asie. Ce qui est certain, c’est que  cette expérience à l’étranger, même si elle devait ne pas se prolonger au delà de 6 mois, m’aura beaucoup enrichi et m’ouvre des perspectives nouvelles ».

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Ces talents locaux qui chassent les expats

Dans un article récent, le magazine anglais the Economist sonnait la fin des expatriés : les Filth des grandes années (Failed in London trying Hong Kong) risquent bien, alerte le magazine avec un humour très britannique, d’être remplacés par les Fishtail (Failed in Shanghai, trying again in London). Les talents locaux chassent-ils les expatriés? Les chiffres de la mobilité montrent que les tendances ne sont pas si claires.

Dans un contexte de vive croissance, les employeurs donneraient désormais systématiquement la préférence à des candidats locaux, bien diplômés, connaissant la langue et le contexte des affaires et disposant de surcroît de ce réseau de relation (Guanxi en Chine) si essentiel dans les pays d’Asie.

De fait, le vivier des talents locaux, formés dans de grandes universités sur place ou dans les établissements les plus prestigieux à l’étranger, est en forte augmentation. En Chine, le gouvernement met en place des dispositifs pour faire revenir aux pays les élites formées à l’étranger ( Ces élites ont même un nom : les tortues de mer).

Les entreprises locales ont supplanté les multinationales dans le cœur de leurs jeunes publics.  Elles multiplient les opportunités, offrent de véritables parcours de carrière et excitent l’orgueil national de travailler pour une entreprise asiatique. Depuis 2003, selon les chiffres avancés par The Economist, près de 325 000 Chinois seraient ainsi revenus en Chine après avoir étudié à l’étranger.

Les multinationales sont contraintes de suivre sur le même registre. Engagées dans une guerre des talents qui est au cœur de leur développement en Asie, elles privilégient désormais les talents locaux, non seulement pour des questions de coûts, mais aussi et surtout pour construire, parmi les jeunes embauchés, un vivier de talents, durablement installés dans la région et capables dans l’avenir d’exercer jusqu’aux plus hautes responsabilités, en lieu et place des expatriés.

Est-ce véritablement le tocsin qui sonne pour les expatriés et assiste-t-on à la fin d’une époque pour la mobilité des occidentaux vers l’orient ? Rien n’est moins certain. Si l’expatriation des 30 glorieuses, avec ses packages brodés d’or, a sans doute disparu, il n’est que de constater le flux croissant des mobilités professionnelles pour se convaincre que les entreprises multinationales continueront durablement d’employer aussi des talents occidentaux sur place; ne serait-ce que pour favoriser les transferts d’expertise et offrir à leurs meilleurs « espoirs » ces parcours de carrière propres à développer le leadership global.

De même assiste-t-on  à un mouvement croissant de jeunes professionnels, stimulés par les études, stages et VIE réalisés à l’étranger, prêts à démarrer leur carrière hors des frontières de leur pays, moins soucieux du package, peu anxieux de l’absence de filet et surtout plus avides de défis, d’opportunités de développement et de parcours rapides.

Enfin, les grandes entreprises asiatiques ne manqueront pas, dans le contexte du déploiement de leurs activités vers les marchés occidentaux, de faire le même pari à rebours que les multinationales naguère; recrutant sur place de jeunes occidentaux ouverts à la culture et envoyant se développer à l’étranger des cohortes de talents nationaux.

Dans ce contexte, le flot des mobilités croisées est loin de se tarir. La région Asie pacifique restera durablement un pôle attractif pour les professionnels, jeunes et moins jeunes, désireux de s’y installer.  On ne saurait donner de meilleur conseil aux intéressés que de continuer d’investir dans des expériences professionnelles en Asie, l’apprentissage des langues et de la culture du pays, et le développement de leur propre guanxi.

Article dans le The Economist: "Locals first- Employment in Asian firms is booming- but for locals, not western expats"

Expatriés: attention au burnout !

Si l'aventure à l'étranger présente le plus souvent des aspects extrêmement stimulants, elle est aussi, selon les cas, synonyme d'intense charge de travail, de voyages à répétition, mais encore de perte de repères et d'anxiété. L'éloignement de ses bases, la confrontation à un environnement étranger, le besoin de faire ses preuves dans le nouvel emploi ou de reprendre une activité professionnelle sur place, tout en installant la famille, sont autant d'éléments amplificateurs. A cet égard, l'expatrié et le conjoint sont soumis, dans leurs environnements respectifs, à une semblable pression et à un même risque: le burnout.

Dans un article de Martine Laronche daté du 3 Avril "Quand les cadres se consument au travail", le Monde rapporte l'expérience de Christine, victime d'un burnout alors qu'elle était Directrice de l'antenne d'une Business School anglaise en Asie. A la tête d'un projet où tout était à faire et où elle ne pouvait compter que sur ses propres ressources, elle multipliait les casquettes et les responsabilités: la construction du nouveau batiment, la mise en place des équipes et de l'organisation administrative, le suivi des étudiants. Une activité multitâches qui la menait le plus souvent jusque tard dans la nuit et empiétait généreusement sur ses week ends. Au bout de 2 ans, elle a fait un malaise. On lui a conseillé de changé de rythme, mais elle n'a pas ralenti. Quand on lui a confié une nouvelle mission, en plus de la précédente, elle a fini par s'effondrer: «Je ne dormais plus, pleurais tout le temps, pour rien, j'étais incapable de penser. Je n'avais qu'une envie : me mettre dans un coin. J'étais comme morte. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je n'avais rien vu venir.»

Les expatriés au travail ne sont pas les seuls à souffrir du burnout. Les personnes en recherche d'emploi, notamment celles qui sont arrivées dans le pays dans la position du conjoint, se mettent elles-même parfois dans des positions intenables, s'imposant un rythme frénétique pour gérer l'installation et la reprise d'une activité sur place; gardant l'oeil sur les autres mais s'oubliant soi. Certains se lancent ainsi dans une recherche d'emploi dès l'arrivée, alors que le logement n'est pas encore trouvé et que les cartons ne sont pas déballés. Il faut encore gérer les enfants, régler les problèmes administratifs, repérer les éléments de la vie courante; le CV est déjà prêt, déjà diffusé urbi et orbi. Les intéressés multiplient les contacts, épuisent les sites emplois, envoient leur dossier de candidatures par centaine. Les semaines passent, les réponses restent rares. Les personnes ont l'impression d'avoir tout donner et sont soudain confrontées à une angoisse: "et si je ne retrouvais pas d'emploi?". Perte de repères, recherche de sens, sentiment de ne plus maîtriser les évènements et les choses, fatique physique et choc culturel, tous les ingrédients d'un burnout imminent sont présents.

Les psychologues Herbert Freudenberg et Gaelle North ont établi que le burnout pouvait passer, dans un ordre variable, par les 12 phases suivantes:

  • Besoin de faire ses preuves
  • Travailler plus
  • Négliger ses propres besoins
  • Déplacement des conflits
  • Remise en cause de ses valeurs: les amis et les activités favorites sont négligés
  • Dénégation des problèmes qui émergent, avec des signes apparents de cynisme et d'agressivité
  • Retrait: repli sur soi, avec un potentiel recours à l'alcool et aux drogues.
  • Changements de comportement qui deviennent évidents pour les autres.
  • Dépersonnalisation: la vie devient une série de gestes mécaniques
  • Vide intérieur
  • Dépression
  • Burnout

 

Pour éviter le burnout, il est important de prendre conscience de ses limites, s'autoriser à ralentir, faire attention à sa forme physique et se donner du plaisir. En situation de recherche d'emploi par exemple, il peut être judicieux de s'attacher à faire moins pour faire mieux.

Prendre le temps de construire un vrai projet, en phase avec ses attentes et avec le contexte du pays, constitue une étape essentielle. Elle fixe le cap et ouvre des marges de manoeuvre: comme en situation de négociation, la résilience face à l'adversité est largement liée à la variété de ses options.(voir dans la section abonnée le tutoriel pour vous aider à revisiter votre projet professionnel)

Ralentir. Les chercheurs d'emploi, sous la pression des recruteurs et de conseilleurs divers, sont traditionnellement invités à considérer la recherche d'emploi comme une "activité à temps complet". Rien de plus vrai et de plus faux à la fois. Il est important en effet de se donner un cadre pour être efficace et actif dans ses démarches. Mais ce cadre doit plus que jamais être établi pour aménager aussi des plages pour soi, pour la découverte du pays... (Plus de conseils pratiques dans le guide de l'emploi à l'étranger)

S'ouvrir. En situation d'emploi, en fonction des zones de frottement et de tensions, il est important de prendre conscience de soi et de se donner les moyens de comprendre les autres. Mieux gérer les priorités, aller à la rencontre de ses collègues, s'intéresser à l'environnement du pays, trouver des alliés et mentors sur place et au siège sont autant de pistes pour relacher la pression et envisager la situation avec une perspective positive.(Plus de conseils pratiques dans le tutoriel consacré à l'interculturel)

S'implanter en Chine ou à Hong Kong?

Pour l'entrepreneur qui souhaite investir en Chine, le choix peut être de s'installer en Chine continentale ou de créer une entreprise à Hong Kong. Cette deuxième solution présente de nombreux avantages sur le plan légal et fiscal, mais elle a aussi ses limites. Par comparaison, l'établissement en Chine reste une affaire complexe, mais les contraintes ont été sensiblement allégées et certains projets ne pourront être mis en oeuvre autrement.

Redevenue en 1997 une province de la Chine, Hong Kong a cependant conservé son statut de Région autonome, avec son système économique spécial, sa monnaie, ses régles de douanes et son cadre juridique pendant une période de 50 ans. Les investissements étrangers y sont fortement encouragés et les restrictions d'activité qui prévalent en Chine continentale sont inexistantes. Le processus de création d'entreprise y est extrêmement simple. Les entrepreneurs peuvent très simplement y créer une SARL, dont le nombre d'actionnaires est au moins de 2 et au plus de 50. Le capital minimum requis, en théorie indéterminé, est, en pratique, de l'ordre de 10 000 HK$. Les droits d'enregistrement sont de 1000 HK$. Hong Kong bénéficie de surcroît d'une fiscalité avantageuse.

Pour autant, si le projet est de réaliser l'essentiel de son activité en Chine continentale, il sera préférable de créer une entreprise localement. Avec la société exclusivement à capitaux étrangers (Wholy Foreign Owned Enterprise), il n'est plus nécessaire d'avoir un partenaire chinois. Ce type d'entreprise a la forme d'une Société à Responsabilité Limitée. Le capital social est fixé par la législation en fonction du secteur d'activité.

Dans l'hypothèse d'une implantation sur la Région Asie et/ou si le projet est porté par plusieurs investisseurs, l'établissement d'un siège social à Hong Kong et d'une filiale en Chine continentale peut-être une solution qui simplifiera in fine l'établissement de cette dernière, tout en facilitant, au niveau de la structure basée à Hong Kong, les entrées/sorties d'actionnaires et en optimisant les aspects fiscaux.

En savoir plus:

 

 

Quand les grandes entreprises rencontrent les entrepreneurs

Le "Forum Travailler Ensemble", organisé à l'initiative de la Chambre de Commerce Française de Singapour -FCCS-, s'est déroulé le 7 Avril 2011. Emblèmatique des efforts pour stimuler les synergies entre les entreprises françaises à l'étranger, l'évènement avait pour objectif  de faire se rencontrer responsables de grandes entreprises et entrepreneurs. La démonstration, par les faits, que les coopérations sont non seulement souhaitables et potentiellement fructueuses, mais qu'elles sont aussi possibles.

Une soixantaine d'entreprises au total (liste sur le site de la FCCS) ont participé à l'événement. Les grandes entreprises avaient joué le jeu en déléguant des managers de haut niveau. Les entrepreneurs ont eu la possibilité de les rencontrer, soit de manière informelle tout au long de l'après midi, soit à l'occasion de rendez-vous préétablis (20mn).

Premier du genre à Singapour, le Forum travailler ensemble est la déclinaison d'une initiative conjointe, en Chine, de la chambre de Commerce, des jeunes chambres économiques, des conseillers du commerce extérieur et d'Ubifrance. Dès la création du concept en Janvier 2009, ses créateurs ont souhaité mettre l'outil à la disposition des autres acteurs de la présence française à l'étranger en lui donnant la forme d'un kit prêt à l'emploi: site internet, manuel détaillé d'organisation, modèles de support de communication.

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Conjoint expatrié: mode d'emploi

Parmi la multitude d'ouvrages consacrés à l'expatriation, il en manquait un qui s'adressât spécifiquement à ceux et celles qui vivent cette expérience dans la position du partenaire qui accompagne. C'est aujourd'hui chose faite, avec "Conjoint expatrié- Réussissez votre séjour à l'étranger", un livre co-écrit par Gaelle Goutain et Adelaide Russell.

 

C'est peu dire que le départ à l'étranger entraîne de profonds bouleversements. L'expatrié, le conjoint, les enfants, embarqués dans une même aventure, vivent en réalité des expériences très différentes. C'est tout le mérite de ce livre que de concentrer l'éclairage sur le parcours du conjoint et sur l'impact que l'expatriation peut avoir sur le plan personnel, sur le plan affectif et sur le plan professionnel.

Très complet et abondamment illustré, l'ouvrage mêle les apports théoriques et les témoignages d'hommes et de femmes ayant vécu l'expatriation comme conjoints dans les quatre coins du globe. Son intérêt majeur est qu'il permet non seulement de comprendre, mais aussi d'anticiper et d'agir. Jamais normatif, il suggère des réflexions, des recadrages et des pistes pour bien vivre son expérience à l'étranger.

Gaelle Goutain et Adelaide Russell savent de quoi elles parlent. Elles ont toutes les deux vécu à de nombreuses reprises à l'étranger. La première est journaliste, la seconde psychologue. Elles étaient déja les auteures de "l'enfant expatrié". Elles signent là un ouvrage dont on ne peut que souhaiter qu'il devienne le vademecum de tous ceux et celles qui, partenaires privilégiés de l'expatriation, mais trop souvent dans l'ombre, réalisent un travail déterminant pour en assurer le succès .

 

 

Travailler avec les autres en Asie

L'expatrié qui arrive en Asie est d'emblée confronté à une réalité: ses collègues de travail ont changé. Une révolution copernicienne où l'on se retrouve en minorité, où les repères classiques sont bouleversés, où l’on est confronté à une abondance de messages dont on ne maîtrise pas tous les codes. L'occasion pour beaucoup de découvrir avec appétit les richesses et défis d'une Asie qui souvent fascine, mais aussi d'être confronté à une multitude de situations insolites mêlant intérêt, perplexité, humour et plaisir. Un parcours d’apprentissage qui conduit invariablement à une reconnaissance de ses propres référentiels pour mieux embrasser les différences, reconnaître les spécificités des cultures rencontrées et faire émerger des solutions pour travailler ensemble efficacement.

Avec la montée en puissance de la Chine et de l'Inde, et le succès des tigres asiatiques, la région Asie est devenue pour les entreprises comme pour les professionnels un centre d'activités actif et une destination  attractive. Mais pour passionnante que soit l'expérience, travailler en Asie ne va pas de soi et l'expatrié doit savoir mesurer son bonheur au nombre des défis surmontés.

La première difficulté est celle de la langue. Adieu la facilité et les repères commodes. Il faut, sauf exception, plonger d'emblée dans un nouveau bain linguistique; un exercice où ceux et celles qui parlent bien l'anglais auront plus de facilités, mais pour lequel l'anglais académique ne sera pas suffisant car, hormi à Singapour ou Hong Kong, il s'agit désormais de travailler avec des collègues pour lesquels l'anglais est une seconde langue, et qui parfois ne maîtrisent pas d'autre idiome que celui de leur pays. A ce jeu les français, qui souvent brillent par leur accent, ne sont paradoxalement pas si défavorisés: dans un certain nombre de cas, leur anglais est plus compréhensible que celui des natifs de la langue de Shakespeare.

Vient ensuite l'adaptation culturelle, la confrontation à une variété de situations ou d'expériences qui, tel le ressac de la marée, va seulement vous mouiller les pieds, ou bien vous surprendre et vous submerger. L'Asie de ce point de vue présente un avantage: les différences ne sont pas dissimulées sous un vernis de fausse familiarité; on y est confronté d'emblée à des modes de relation, un rapport à la hiérarchie, certains aménagements du bureau ou de l'organisation,... qui vous rappellent que vous êtes dans un environnement de travail profondément modifié. Ces différences suscitent d'abord l'intérêt, mais elles peuvent aussi être irritantes: l'interculturel ne relève plus des concepts théoriques - salutations, statut, Guanxi, perdre la face,...- il fait désormais irruption sur le terrain quotidien et "frotte" quand il débouche sur des problèmes de performance de l'équipe.

Une conclusion s'impose: mieux vaut être motivé. "Je l'ai constaté en voyant d'autres Français qui n'avaient peut-être pas expressément choisi de venir en Chine" souligne Laure, jeune professionnelle récemment arrivée à Singapour après un séjour à Shanghai, "ils étaient moins ouverts que je l'étais à leur environnement quotidien. A l'évidence, cela se passait moins bien pour eux"

"Mon expérience en Asie m'a amenée à être beaucoup plus précise" indique Cécile, DRH d'un groupe français implanté en Asie. "Au début j'ai pu prendre les assentiments pour des marques d'accord et d'engagement. J'ai fait l'expérience que les choses ne suivaient pas. A l'analyse les personnes n'avaient pas compris, disaient "oui" et ne faisaient rien". "désormais, je passe beaucoup de temps à expliquer. Je rentre dans le détail et déroule l'ensemble du processus. Les personnes avec lesquelles je travaille ont besoin de cette précision. Après quoi, elles sont d'une efficacité remarquable dans la mise en oeuvre".

Dans cette période d'apprentissage, le risque est de s'enfermer dans ses convictions; de s'enliser dans une critique systèmatique de ce que font les autres, en comparant les manières de faire locales à ce qui se fait dans son pays, d'ailleurs souvent de manière très idéalisée. Le risque est aussi de s'enfermer dans des généralisations où l'on mélange pêle mêle tout et tout le monde, quels que soient les personnalités, les parcours ou les cultures d'origine.

"L'adaptation au nouvel environnement et à ses équipes entraîne un véritable effort", souligne Cécile. "La première démarche doit d'ailleurs être un travail sur soi, un exercice d'introspection qui permet, en comprenant mieux la façon dont on fonctionne soi-même, de se mettre à l'écoute de ce qui est différent chez les autres, de ce qui justifie cette différence et de ce qui en fait, potentiellement, une source d'enrichissement pour soi-même et pour le travail en commun". "Ce qui est d'ailleurs formidable, c'est quand on parvient ensuite, au sein de ses équipes, à un niveau d'intimité qui permet de faire de l'humour et de discuter ouvertement de certains aspects qui font partie de croyances fondamentales ou de sujets délicats: religion, politique..."

"L'important est d'avoir une attitude d'ouverture" précise de son coté Laure. "J'ai essayé de construire les relations en exploitant les points communs. Mes terrains privilégiés: le shopping, la cuisine et le Karaoké". "Cela a permis de construire avec mes collègues une complicité qui a beaucoup ouvert le champs de la relation".

 

L'ESSEC lance IRENE ASIA à Singapour

Le groupe ESSEC organisait le 8 Mars, une soirée de lancement officiel d'IRENE ASIA.

IRENE- Institute for Research and Education in Asia- est spécialisé dans le domaine de la négociation, de la médiation et de la résolution de conflits. L'institut poursuit 3 objectifs: la recherche, la formation et les publications.

IRENE ASIA se veut une plateforme pour développer les échanges sur la négociation entre l'Europe et l'Asie; un lieu de rencontre pour les chercheurs et les hommes de terrain, pour tester de nouvelles idées, échanger sur les meilleures pratiques et développer une mutuelle compréhension des perceptions et pratiques de chacun dans le domaine de la négociation au sens large.

Le nouvel institut, basé à Singapour et dirigé par Mr Ta-Wei Chao, devrait notamment proposer une série de formations destinées aux cadres et dirigeants d'entreprise, mais aussi aux diplomates et représentants d'institutions.

 

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