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Nexmove rejoint Arbora Global Career Partners

nexmove

Le cabinet NEXMOVE rejoint ARBORA GLOBAL CAREER PARTNERS, l’un des plus importants réseaux de cabinets d’outplacement, présent dans 29 pays en Europe, Asie-Pacifique et Amériques.

Basé à Paris, le cabinet NEXMOVE est spécialisé dans l'accompagnement de la mobilité interne et externe des cadres salariés en France et à l’international (départ ou retour d’expatriation, accompagnement du conjoint, coaching d’intégration à un nouvel environnement culturel...)

En rejoignant le groupe ARBORA GLOBAL CAREER PARTNERS, NEXMOVE se donne les moyens d'assurer auprès de ses clients une continuité d'accompagnement - démarches de bilan, d’évaluation, de coaching et d’outplacement- partout où les membres du groupe sont implantés.

 

Quand stratégie rime avec diversité

A l'origine de cet article: une vidéo dans laquelle Michael Porter, parlant de stratégie devant un parterre d'étudiants d'HEC en 2002, stigmatise un modèle de compétition "où tout le monde cherche à faire la même chose". La critique du modèle vaut sur le plan de l'analyse stratégique, mais elle peut être utilement extrapolée à la manière dont les entreprises concilient management des talents et diversité et fournir à chaque individu le moyen de considérer la carrière dans une perspective élargie.

 

Compétition et Stratégie

Selon Michael Porter, tel qu'il s'exprimait en 2002, les entreprises se livrent depuis 15 ou 20 ans une compétition intense "fondée sur un modèle erroné", "où tout le monde veut faire la même chose", conduisant à une spirale de destruction de valeur. Selon le Professeur d'Harvard, les causes de cette situation sont à rechercher dans 5 tendances qui, valides à un certain niveau, deviennent fausses lorsqu'elles sont systématisées: toutes les entreprises luttant pour la domination du marché, s'attachant à offrir à la fois la meilleure qualité et les coûts les plus bas, cherchant à être les plus rapides dans la conduite du changement, se livrant une concurrence pour la maîtrise des mêmes ressources critiques et partageant une passion identique pour l'outsourcing. Tout aussi trompeurs sont, par aileurs, les modèles de compétition qui ont été empruntés au domaine militaire ou à celui du sport.

"Dans le contexte militaire, la victoire d'une armée passe par la destruction de l'armée ennemie". "Ce n'est pas ainsi que fonctionne la compétition dans les affaires" rappelle Michael Porter. Dans le sport, "il y a une course, et il y a des participants. Il y a un terrain de jeu, une course, un vainqueur et une règle du jeu". "Dans le monde des affaires, il n'y a pas une seule manière de participer et de gagner, il y en a de multiples...". "Une entreprise reste toujours libre de choisir le terrain de jeu, le type de course, et les règles du jeu où elle a les meilleures chances de faire partie des gagnants".

Mais la difficulté majeure semble être en définitive que les entreprises n'ont plus une idée claire de leur raison d'être (créer de la valeur) et de leurs buts, supportée par une véritable stratégie. Grandir pour grandir n'est pas un objectif stratégique. Faire progresser le cours de l'action n'en est pas une non plus. Pour Michael Porter, 5 critères permettent de valider l'existence d'une stratégie: une offre distinctive ("quel type d'entreprise veux-je être?" dans un secteur déterminé, plutôt que "je veux être le meilleur"); une chaine de création de valeur différente; être sélectif, c'est à dire capable de faire des choix à différents niveaux; une approche systèmique, de préférence à une démarche en silo; et de la continuité, tant il est vrai qu'une entreprise ne peut exceller dans ce qu'elle fait si elle change constamment son offre.

Management des talents et diversité

Les mêmes critiques peuvent être appliquées à la manière dont les entreprises recrutent et gèrent leurs talents. Le marché de l'emploi est marqué par une très forte pression à la conformité. Les entreprises se font toutes concurrence pour recruter les mêmes profils, issus des mêmes écoles avec des parcours universitaires et professionnels identiques. Dans la compétition pour attirer les meilleurs talents, les jeunes diplomés d'écoles de commerce ou des formations d'ingénieur les plus prestigieuses monopolisent l'attention des recruteurs. Toutes les entreprises vont à la pêche dans les mêmes bassins, renforçant les phénomènes de rareté, entretenant l'uniformité des équipes et stimulant la hausse des salaires et le turnover. Les étudiants issus de formations moins prestigieuses, sans parler des diplômés issus d'autres filière que celles de la gestion ou des sciences de l'ingénieur, constituent des ressources largement sous valorisées.

L'uniformité est aussi au travail lorsqu'il s'agit de définir les parcours de carrière internes ou de spécifier les caractéristiques requises pour des emplois de management supérieur ou intermédiaire. la prise de risque est le plus souvent bannie. Le leadership est le Graal, et l'imitation prédomine: le meilleur candidat est souvent celui qui a déjà tenu la même fonction, ou dont le parcours de carrière est le plus proche des modèles en cour dans l'entreprise. Il n'est guère possible pour les managers de promouvoir d'autres styles de leadership, ni pour les équipes d'encourager d'autres comportements que ceux de leaders.

Paraphrasant les propos de Michael Porter sur la stratégie, il ne devrait pas y avoir un seul réservoir de talent pour le recrutement, il ne devrait pas y avoir non plus un seul modèle de parcours de carrière, et la simple reproduction du passé ne devrait pas faire figure d'idéal.

Au contraire, la diversité devrait être considérée par les entreprises comme un enjeu clé pour garantir leur prospérité dans un monde marqué par la globalisation et la rapidité des changements. Les entreprises sont de plus en plus engagées, mais avec des résultats variables, dans la voie de favoriser l'accès des femmes aux positions supérieures, construire des équipes multiculturelles, faciliter la coopération inter-générationnelle et accueillir des salariés venant d'environnements sociaux variés. Tous ces efforts sont louables. Ils devraient être intégrés dans une véritable démarche systèmique de gestion des talents et de la diversité, où toutes les dimensions du management des Ressources Humaines sont considérées comme les pièces d'un processus global, et où le concept de diversité est étendu aux  parcours de carrière, aux formes d'expériences (par exemple, la création d'entreprise, le travail en ONG), aux différents choix d'équilibre travail-vie professionnelle, et aux  styles de leadership.

Management individuel de carrière

Les propos de Michael Porter sur la stratégie devraient aussi avoir une forte résonnance auprès des personnes confrontées à des choix de carrière, à des décisions de mobilité internationale ou à une recherche d'emploi. Voici 3 leçons  simples qui peuvent être extraites de la contribution de ce spécialiste de la stratégie:

1- Il n'y a pas qu'une seule manière de gagner. Chaque individu est libre de donner sa propre définition du succès et de choisir le terrain de jeu, la course et les règles qui conviennent le mieux à ses talents et motivations et où il aura le plus de chance de remporter du succès. 

2- L'essentiel est de clarifier son ambition; ce qui met l'accent sur la nécessité pour chaque individu d'avoir une bonne compréhension de ses valeurs, motivations et ancres de carrière pour construire un projet professionnel pertinent et se donner les moyens de prendre les meilleures décisions à chaque étape.

3- Chacun peut construire sa propre stratégie de carrière/recherche d'emploi en utilisant la même démarche que les entreprises: une offre clairement distinctive (mon offre de services); une chaine de création de valeur différente (mes compétences et expériences); faire des choix (Qu'est-ce-que je veux faire vs qu'est-ce-que je ne veux pas faire); la consistence (s'assurer de la cohérence de ses démarches sur tous les terrains, y compris l'internet, ou l'on construit son image/sa marque); et enfin, la continuité.

 

Note: la video de Michael Porter est accessible sur I-Tunes U: Michael Porter- Strategy conference- HEC Paris

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Tania Nasr, de l'anthropologie à la poterie

Anthropologue, Tania Nasr aurait pu, sa thèse de doctorat terminée, enchainer sur un parcours dans l’enseignement universitaire ou la recherche. Deux expatriations successives, en Chine puis à Singapour, en ont décidé autrement : Tania Nasr est aujourd’hui potier.Elle nous raconte son parcours inédit et le plaisir qu’elle ressent aujourd’hui à fabriquer des objets utilitaires avec ses mains.

 

Comment êtes vous devenue potier?

- Ce n’était pas ma vocation première. La poterie est en réalité une activité récente que j’ai démarrée à mon arrivée à Singapour en 2007. Auparavant, j’avais fait des études en Sciences humaines et consacré beaucoup de temps à la rédaction d’une thèse d’anthropologie.

Sur quel sujet ?

- Ma thèse portait sur la perception du paysage, sur le plateau de Millevaches, dans le Limousin; dans un contexte de conflits sociaux opposant les agriculteurs aux forestiers sur fond d’extension de la forêt. Lorsque l’on interroge les uns et les autres, on s’aperçoit que le spectacle qu’ils décrivent est profondément imprégné de leur métier et du conflit qu’ils vivent. En poussant l’analyse, on découvre que le paysage n’existe pas en tant que tel, mais qu’il est une reconstruction sociale.

Comment passe-t-on de l’anthropologie à la poterie ?

- J’ai terminé ma thèse alors que j’étais en Chine.Quand nous sommes arrivés à Singapour, j’ai d’abord été tentée d’entreprendre un « post doctorat »  à la National University of Singapore, mais le département des Sciences humaines n’y est pas très développé et il n’y avait pas de véritable opportunité. J’ai démarré la poterie, en parallèle à une activité bénévole au sein de l’association Aidha. Avec le temps, j’ai fini par me consacrer entièrement à cette nouvelle passion.

Passion ou métier ?

C’est l’un et l’autre. J’aime travailler de mes mains. Après des années de travail essentiellement intellectuel, c’est un vrai bonheur de façonner des objets, et la poterie est une expérience sans cesse renouvelée où on joue avec les formes, les matières, les couleurs et où l’on est souvent surprise. La poterie c’est la terre et le feu.  La cuisson des objets relève d’une véritable alchimie. Il y a dans ce que j’ai fait des choses ratées que je me suis mise à aimer et d’autres plus classiques qui se sont avérées décevantes.  On apprend progressivement et rien n’est jamais acquis.

C’est aussi un métier, car je fais de la poterie dans le dessein de vendre ma production. C’est d’ailleurs dans cette perspective que je me suis lancée. Parce que vivant en expatriation, il me semblait important de construire une activité durable et portable ; une activité que je pourrai emporter avec moi d’un pays à l’autre et qui sera aussi potentiellement un ancrage lors de mon retour en France, qu’il s’agisse de faire de la poterie à proprement parler ou de travailler « avec la poterie », par exemple en animant des ateliers pour les enfants…

Quels types de poteries réalisez-vous ?

Je fais surtout des objets utilitaires : plats, assiettes, …. J’aime imaginer que les objets que je fabrique ont une utilité et que les personnes qui les achètent les utiliseront dans leur vie quotidienne.

Comment peut-on apprendre la poterie à Singapour ?

La poterie n’est pas très répandue à Singapour. L’apprentissage se fait directement chez les quelques artisans potiers qui exercent localement. Cela prend la forme d’un compagnonnage. L’avantage de la poterie, c’est que l’on progresse assez vite. J’ai rapidement organisé mon atelier chez moi, en utilisant la cour pour y installer mon tour. Pour la cuisson, j’utilise soit le four d’autres artisans, soit les installations des community centers.

Quel a été le regard des autres sur votre projet?

Au début j’ai été discrète. En avançant, Je me suis aperçue que ma démarche n’était pas si étrange. Beaucoup de femmes ayant fait de longues études ont, à un moment, arrêté ce qu’elles faisaient et se sont lancées dans une activité artistique. Quand j’ai contacté mon directeur de thèse je pensais qu’il allait me reprocher d’avoir laissé tomber l’anthropologie après y avoir consacré tant d’efforts. Au contraire, il a été très intéressé, car la poterie n’est-elle pas finalement une manière de prolonger l’étude par l’immersion dans un métier multiséculaire.

Lorsqu’on est dans la position de celle qui accompagne, on est peu ou prou affectée par le syndrome de « la femme de », plus difficile à vivre, paradoxalement, à mesure que les expériences d’expatriation se multiplient. C’est pourquoi il est important de se reconstruire une identité au travers d’engagements ou d’activités, quitte à changer d’orientation et à se réinventer. C’est assez magique. Lorsqu’on a le sentiment que tout est difficile et contraignant, il suffit de renverser le problème et d’envisager l’expatriation comme une chance pour faire autre chose. A partir de ce moment, on réalise que les opportunités sont nombreuses; même si elles le sont davantage dans certains pays, tels Singapour, que dans d’autres comme la Chine, ne serait-ce que pour des raisons linguistiques. La difficulté pour les femmes en expatriation, c’est aussi l’incertitude. On ne sait jamais combien de temps on va rester dans un pays. C’est pourquoi il faut faire des choix, très vite. Si on ne s’engage pas suffisamment rapidement dans une activité, on ne sait bientôt plus si on a même encore le temps de commencer. Dans l’idéal, il faudrait avoir pensé son projet avant l’expatriation pour le mettre en œuvre dès l’arrivée.

La clé de la reconnaissance finalement c’est de vendre. Lorsque quelqu’un achète vos produits, c’est qu’il reconnaît ce que vous faites et en apprécie la valeur.  Cela donne de l’énergie pour aller de l’avant.

Comment fait-on à Singapour pour promouvoir son travail?

Je tiens un blog dans lequel je montre mes créations. Par ailleurs, j’ai créé une société (une sole proprietorship) ; ce qui me permet de participer à des foires (fairs ) ou à des open houses pour vendre mes produits. La difficulté à Singapour est que, compte tenu du très faible nombre de potiers (5 ou 6), il n’existe aucune infrastructure pour mettre en valeur le métier. Les foires (fairs) ont le mérite d’exister mais elles sont très hétéroclites et ne permettent pas vraiment aux artisans de trouver leur public. Il faudrait créer des événements qui soient spécifiquement dédiés à l’artisanat.

 

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RSE: Apple et ses fournisseurs

La vague de suicides en 2010 dans les usines de Foxconn en Chine, avait assombri l'image d'Apple en sa qualité d'employeur et de donneur d'ordre responsable. La réponse du groupe, à l'époque, avait semblé peu audible et pas suffisamment engagée, entretenant les critiques d'un public qui exigeait au contraire de la firme une exemplarité sur le terrain de la RSE. Dans son rapport de progrès 2011 sur la responsabilité de ses fournisseurs, le groupe revient non seulement sur Foxconn et les mesures mises en oeuvre localement, mais aussi sur l'ensemble de sa démarche de management de ses fournisseurs, donnant au passage une leçon de transparence dans la manière de rapporter les manquements relevés.

Apple Suppliers responsibility progress report 2011

 

Apple fonde sa relation avec ses fournisseurs sur le respect d'un "code de conduite" qui décrit ses exigences en matière de droits de l'homme, de respect des travailleurs, santé et sécurité, environnement, éthique et engagement du management. L'application dudit code fait l'objet d'audits chez les fournisseurs, donnant lieu, autant que de besoin à la mise en place et au pilotage effectif de plans d'actions correctives. Au delà, le groupe s'attache, en relation avec ses partenaires et avec le support d'ONG, à développer des initiatives pour former les travailleurs, éduquer le management ou répondre à diverses problématiques identifiées sur le terrain. Ce que ne dit pas en revanche le rapport, c'est sur quelles bases se fondent les relations d'Apple avec ses partenaires en termes de partage de la valeur ajoutée; un point clé pour apprécier la marge de manoeuvre des fournisseurs et comment ces derniers sont sensés financer le développement d'un comportement socialement responsable exemplaire.

Travail des enfants

A la page 10 du rapport 2011, Apple révèle que ses audits ont relevé l'emploi, chez certains de ses fournisseurs, de 49 enfants qui n'avaient pas atteint l'age légal pour travailler. Dans la plupart des cas, Apple a engagé les fournisseurs a renforcer leur processus de recrutement afin de contrôler efficacement l'âge et l'identité des travailleurs recrutés. Dans un cas, qui représentait à lui seul l'emploi de 42 enfants, avec la complicité implicite du management et celle de l'école professionnelle du lieu, Apple a rompu le contrat de sous-traitance.

Foxconn

Concernant la vague de suicides chez Foxconn, Apple a mis en place à partir de Juin 2010, en relation avec des spécialistes de la prévention des suicides, une commission indépendante pour réaliser une investigation en profondeur et recommander des stratégies d'action. Selon les termes du rapport (p 19), cette étude aurait notamment débouché sur le détachement d'une équipe de psychologues, l'installation d'un centre de soin ouvert 24h sur 24,...

L'organisation des audits

Chaque année, Apple réalise des audits dans l'ensemble des usines d'assemblage final de ses produits ainsi qu'auprès d'un échantillon de fournisseurs établi en fonction des risques estimés. En 2010, Apple a ainsi réalisé près de 300 audits en Chine, en Tchéquie, en Malaisie, aux Philippines, à Singapour, en Corée du Sud, à Taiwan, en Thailande et aux Etats Unis.

Les audits sont conduits par un auditeur d'Apple assistés par des auditeurs issus des parties prenantes locales. Dans la pratique, ces audits croisent les données à partir de sources multiples, intègrent des interviews avec des salariés et des membres de l'équipe de direction et comportent une visite d'inspection des ateliers, des lieux de repos, d'habitation et de repas, et passent en revue tous les documents utiles.

Les résultats d'audit sont partagés avec l'équipe de direction du fournisseur audité. Les non conformités donnent lieu systèmatiquement à des plans d'action qui doivent être achevés dans les 90 jours suivant l'audit.

Indicateurs clés de performance (KPI)

Apple demande par ailleurs a ses fournisseurs de lui transmettre chaque trimestre un rapport fondé sur des indicateurs clés de performance en matière de responsabilité sociale, ainsi que les statistiques d'heures supplémentaires, formation, accidents de travail, conditions de vie, plaintes et turnover.

Pour aller plus loin:

Apple- Supplier responsibility

Lire aussi: En Chine, la réforme des syndicats déplaisait aux patrons

 

 

 

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Un Singapourien chez Carrefour en charge des Talents

Carrefour va confier à M Shafie Shamsuddin, le premier directeur asiatique à rejoindre le siège social du groupe en France, le poste de Directeur en charge du management des talents et le développement des organisations pour l'ensemble du groupe.

M Shafie Samsuddin, qui a rejoint Carrefour en 1996 à la fin de ses études à la Nanyang University, est actuellement le Directeur général de Carrefour en Indonésie. Dans son nouveau poste, il aura la responsabilité de redessiner l'ensemble de l'organisation avec un focus particulier sur la gestion des talents. Carrefour possède plus de 12000 supermarchés, hypermarchés et supérettes dans 29 pays et emploie près de 475000 salariés. La nomination d'un Singapourien à ce poste est un signe fort de l'importance croissante de l'Asie dans le contexte de gestion globale des talents.

Source: The Strait Times- Feb 9, 2011: "S'porean to be exec director at Carrefour".

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Les obsessions créatrices de Florence Notte

Florence Notte présentait récemment à Singapour son dernier ouvrage, "Minimalism": une série de photographies inspirées de haïkus japonais; une flânerie méditative où l’artiste propose son regard comme un écrin à nos propres émotions. Non conventionnelle, généreuse et exigeante, Florence Notte aime d’ailleurs à brouiller les pistes: le sujet? il importe peu, ce qui compte ce sont les lignes, les couleurs et le souvenir qui surgit. L’Asie? Elle éprouve pour le Japon une familiarité troublante. Son travail de photographe? Des obsessions créatrices d’où jaillissent des instants. Ineffables réalités qu’elle saisit dans leur nudité: traces du temps sur les êtres et les choses, reflets sur une vitre, une flaque d’eau, un rouleau de plastique...

Florence Notte par Anita Vozza"Minimalism" s’ouvre sur le détail d’une goutte d’eau ondulant sur un plan d’eau. Les couleurs sont celles d’un tableau d’Hokkusai.Des herbes affleurent qui ressemblent à une calligraphie.S’agit-il d’une peinture, d’un morceau d’écriture ou d’une photographie ? Florence Notte apprécie ces incertitudes troublantes. L’image est épurée, le détail unique. L’instant surpris est tout entier offert à la personne qui le regarde, comme un support à ses pensées et le prétexte à sa méditation. L’ouvrage est né par hasard, de la rencontre d’un Haiku, ces petits poèmes japonais, que lui a fait découvrir un jour son mari. Cette découverte a entraîné la lecture de beaucoup d’autres. L’idée d’une série a germé : celle de proposer, en écho aux haïkus, une série de photographies. Dans son apparente simplicité, "Minimalism" est à l’image de son auteur,une œuvre sans affèterie et généreuse, fruit d’un travail exigeant réalisé dans la durée.

Florence Notte fait de la photographie depuis de longues années. Enseignante pendant longtemps, mère de 3 enfants, elle s’est tournée vers la photographie, d’abord comme une passion, puis comme la possibilité d’une seconde carrière. Elle a démarré cette activité en France puis, à partir de 2007, l’a poursuivie à Singapour. L’expatriation a t-elle été un tremplin ? «Pas vraiment !» répond-elle «Dans la mesure où j’avais déjà exposé à plusieurs reprises à Paris. Mais le contexte de l’étranger, celui de Singapour en particulier, a sans doute été un facilitateur. Tout y est possible. On peut travailler dans plusieurs directions sans que cela soit perçu comme dévalorisant. On n’est pas obligé d’être connu: n’importe qui, à condition de présenter un dossier de qualité, peut trouver le support d’entreprises ou de galleristes. Enfin, il y a énormément d’opportunités, même si les Singapouriens, qui souvent considèrent l’Art comme un investissement, sont encore peu intéressés par la photographie».

Le sujet importe peu et peu importe qu’il soit beau

Profondément inspirée par la peinture, Florence Notte s’attarde sur les détails. «Peu importe que le sujet soit beau ou non. Qu’importe même le sujet. Ce qui compte c’est l’émotion. J’ai beaucoup de goût pour l’abstrait, quand le sujet disparaît ou devient méconnaissable et que ne subsistent que les lignes, la lumière et les couleurs. La photographie, c’est vraiment l’art de jouer avec la lumière. Les couleurs racontent une histoire.» …«La photo doit être le reflet d’un moment: le sourire d’une jeune fille, la goutte d’eau sur le lac. Une réalité instantanée qui fait que le moment saisi est unique, privilégié. La photo est comme le réceptacle d’un moment, d’un cadeau offert par l’instant». 

Une troublante familiarité à l’égard du Japon

Avec Minimalism, Florence Notte s’immerge dans la culture Japonaise. Un pays et une culture pour lesquels elle ressent un attachement d’autant plus étonnant qu’elle n’y a jamais vécu et que l’Asie au sens large ne constitue pas une source d’inspiration privilégiée. Du Japon, elle aime la dualité : «la coexistence des temps anciens et d’une jeunesse débridée. Un mélange de grouillement et de sérénité, d’arrêt sur image». Elle a eu un véritable coup de foudre pour cette poésie minimaliste des haïkus et a éprouvé un grand bonheur à travailler à partir de cette matière littéraire.

Deux obsessions : passage du temps et reflets

«Quand je travaille, j’oublie tout. Je voudrais, dans un monde idéal, que rien ne vienne rompre le cours de mon inspiration». Florence Notte, vit la photographie à temps plein, au point d’en rêver la nuit. Ce qu’elle aime faire, ce n’est pas une  ou plusieurs photographies, mais des séries : s’immerger durablement dans un travail, où elle décline une idée ou une image jusqu’à l’obsession. Le déclic initial peut être insignifiant. Dans un travail sur la dégradation urbaine, c’est une affiche déchirée qui lui a fait songer à «l’homme qui marche» de Giacometti. «Ce n’est pas possible de travailler autrement. Quand je pars le mâtin, ce doit être avec une intention monomaniaque ; celle par exemple de ne photographier que des rideaux de magasin.»

Dans ses pérégrinations de photographe,Florence Notte peut compter sur deux grandes sources d’obsession créatrice.

La première tient au temps qui passe et à la trace qu’il laisse sur les êtres et les choses. Cette trace la touche profondément, sans doute parce qu’elle est empreinte de nostalgie et fait écho à ses propres réflexions sur la jeunesse qui passe, la vieillesse... Dans «Regards croisés», elle s’attardait sur les traces de rouille. «chaque être est à la fois victime et fort de son passé» dit-elle. «C’est la marque du temps qui suggère le passage des hommes et qui, sortant les objets de leur contexte, leur ôtant toute fonctionnalité, les réduit à un détail esthétique qui les magnifie».

La seconde est l’attention au reflet. Morcelé, cassé, le reflet offre une reconstruction du réel. Dans «Urban reflects», elle laissait ainsi miroiter les images,à la manière d’un David Hockney : mise en abyme d’un paysage ou d’une tranche de vie dans le cadre d’une fenêtre, reflets d’un instant fugace saisi, hors champ, avec la complicité d’une façade.Des images en forme de kaleidoscope, où l’œil ne cherche plus à reconnaître et se laisse bercer. Une invitation, encore, à la rêverie poétique, loin du Japon, toujours simple et sereine.

► Voir le site de Florence Notte - / Crédit photo: Anita Vozza

 

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Jacques Attali à Singapour

Jacques Attali était l’invité le 13 Janvier de l’ASEF à Singapour, pour partager sa perception de la situation du monde et sa vision de l’avenir. La crise mondiale est-elle terminée? Pour l’essayiste français, ex conseiller de François Mitterrand, fondateur de la BERD, créateur et président, entre autres initiatives, de plaNet finance, la réponse est non. Nous sommes, dans une situation de crise permanente, où les déséquilibres fondamentaux persistent, et que les dirigeants actuels peinent à endiguer faute de vision long terme et d’intégration politique. 

 

Jacques Attali était l'hôte de l'ASEF, Asia Europe Foundation, une institution créée en 1997 pour promouvoir une meilleure compréhension mutuelle entre l'Europe et l'Asie au travers de programmes d'échanges intellectuels, culturels et artistiques. Alternant avec brio traits d’humour et réflexions pénétrantes, il s'est livré, le temps d'une conférence, au délicat exercice d'éclairer notre compréhension de la situation du monde, des enjeux et des risques pesant sur son avenir.

La crise mondiale est-elle terminée? Rien selon lui ne saurait être tenu pour moins certain. La crise demeure une menace permanente du fait de la contradiction fondamentale entre des échanges globalisés et une gouvernance qui reste essentiellement locale. Cette contradiction, selon lui, explique tout: "nous avons un marché sans gouvernance, qui entraîne anarchie économique et sous utilisation des richesses".  Accusés, la dette des pays, singulièrement celle des Etats Unis, qui ne cesse d'enfler et se refinance dans les paradis fiscaux; la Finance, qui telle un cambrioleur vidant le coffre de la Banque avant que la police n'arrive, oublie que son rôle est de servir l'économie avant que de se servir elle-même; le G20, structure trop sollicitée, mal adaptée à la résolution des problèmes du monde,"une assemblée d'alcooliques anonymes qui se réunirait pour dire - il faut arrêter de boire"; les Etats enfin, particulièrement au sein de l'Union Européenne, peu enclins à céder leurs prérogatives en faveur d'une meilleure intégration qui jetterait les fondements d'une gouvernance supra nationale.

Jacques Attali appelle de ses voeux le développement d'une véritable gouvernance mondiale, admettant cependant que les grands progrès en ce domaine, le dernier en date étant la création de l'ONU, ont chaque fois été des réponses à des crises majeures plutot que des moyens de les prévenir. En Europe, il veut être optimiste. Il ne croit pas à la disparition de l'Euro et pense au contraire que l'Allemagne, qu'il considère paradoxalement comme l'élément fragile de la zone, en raison de sa dépendance aux échanges extérieurs, réalisera un jour qu'il est dans son intérêt de se montrer solidaire avec les autres pays et sera soutenue dans cette démarche par la France. Enfin, il se fait le chantre de la microfinance. Jacques Attali  préside aujourd'hui aux destinées de PlaNet Finance, une structure dont il a supporté la création en 1998, qui se fixe l'objectif de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance et qui est devenue le premier acteur mondial dans ce secteur. Pour lui la microfinance, bien administrée, constitue en effet l'une des solutions à la crise.

 

 

 

 

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Faire un MBA à distance

L'expatriation va souvent de pair avec une forte charge de travail et un éloignement des centres de formation. A ce titre, elle peut être jugée peu propice à la reprise d'études, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un MBA. Pourtant, avec le développement des programmes de formation MBA à distance, cette perception pourrait bien être battue en brèche. En dépit des critiques des afficionados des MBA en résidentiel, la structure actuelle des e-MBA, fondée sur les études de cas et la collaboration d'équipes éloignées, pourrait bien, au contraire, en faire un outil de développement particulièrement adapté aux exigences de personnes en poste ou expatriées, et aux situations de management d'équipes virtuelles.  

Contrairement à l'idée commune, le MBA a distance n'est pas nécessairement synonyme de faible réputation, de coûts bradés ou de programmes mal conçus et difficiles à suivre. Les MBA à distance jouissent à ce jour d'une forte popularité en Grande Bretagne, aux Etats Unis et surtout en Inde, où, attirant des millions d'étudiants, ils sont considérés comme le meilleur moyen de répondre aux besoins d'une énorme population étudiante. Loin d'être des formations de second ordre, les MBA à distance sont proposés, dans certains cas, par des institutions renommées, qui appliquent à l'égard des participants, les mêmes exigences de recrutement (et souvent les mêmes frais de scolarité) que pour les MBA traditionnels.  

 

Dans un établissement tel que l'IE Business school, à Madrid, la qualité du programme à distance est fondée sur une expérience de 10 années. Les étudiants commencent par un séminaire résidentiel et continuent leur cursus en ligne. L'enseignement donnant une large place aux études de cas, les étudiants à distance sont amenés à faire le même travail que leurs homologues sur le campus; à ce détail près qu'ils le font en ligne, à travers les forums, les séminaires sur le net (webinars) et les téléconférences. Le rythme est très soutenu, mais les intéressés jouissent en contrepartie d'une grande flexibilité. Celle-ci leur permet, le cas échéant, de concilier la reprise d'études avec le maintien d'une activité à plein temps et leur offre même l'avantage de mettre en pratique ce qu'ils apprennent en temps réel. Ils peuvent choisir l'organisation et les créneaux horaires qui leur conviennent le mieux et sont en définitive, aux dires de leurs professeurs, plus contributifs et pertinents dans les forums et les travaux en groupe. 

Certains auront peut-être des difficultés à s'auto discipliner et à travailler à domicile plutôt que d'assister à des cours et se mêler à d'autres étudiants. Mais le travail en équipe à distance est aussi l'occasion d'interagir avec des personnes ayant des parcours et des cultures extrêmement variés. Ces programmes sont enfin l'occasion d'apprendre à faire le meilleur usage des technologies (NTIC) et de développer ces compétences globales qui leur permettront, dans le futur, de gérer des équipes multiculturelles et virtuelles.

Le magazine The economist publie une liste des MBA à distance les mieux évalués (Télécharger le pdf) sur la base de 3 séries de critères: contenu du programme, participants et utilisation des éléments de formation à distance.

 

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Le marché de l'emploi au japon reste peu ouvert aux étrangers

En dépit des risques croissants de pénurie de talents, du fait du vieillissement de sa population, le Japon reste très réticent à ouvrir son marché de l'emploi aux étrangers. En conséquence, le pays perd de son attractivité auprès des investisseurs, japonais et étrangers, qui lui préfèrent des localisations telles que Hong Kong et Singapour.

Bien que confrontée à des risques de pénurie de talent du fait d'une population vieillissante, le Japon n'a semble-t-il pas fait sa révolution en ce qui concerne l'ouverture de son territoire et de son marché de l'emploi à la main d'oeuvre étrangère. Le pays a au contraire fait le choix d'encourager le retour dans leur pays d'origine des travailleurs et étudiants étrangers diplômés de ses universités, tout en resserrant les conditions d'accès au marché de l'emploi.

Pour la première fois depuis 50 ans, le nombre des étrangers au Japon a baissé en 2009. La population étrangère dans l'archipel ne représenterait que 1,71% de ses 127,5 Millions d'habitants.

 

En conséquence, le Japon perd de son attractivité auprès des investisseurs et du monde des affaires. Dans de nombreux secteurs, des entreprises font le choix de positionner leurs équipes dans des hubs tels que Singapour ou Hong Kong, où ils bénéficient d'un environnement légal plus ouvert en termes d'immigration et de fiscalité, où le coût de la vie est moins élevé et où les personnes parlent anglais.

 

Source: Japan Keeps a high wall for foreign Labour- The New York Times

 

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Chine: l'après Skype est commencé

Si le gouvernement Chinois confirme son projet d'interdire les systèmes de VoIP non chinois, les expatriés risquent d'être bientot privés de Skype et Msn, 2 outils devenus pourtant aussi essentiels aux expatriés d'aujourd'hui que le couteau suisse le fut pour leurs aînés. Un coup dur pour les intéressés, qui pourront certes trouver des solutions alternatives, mais avec l'obligation de choisir des systèmes made in China.

Publiée par ZDN le journal du net l'information devrait, si Skype disparait en effet en Chine, plonger les expatriés dans un profond désarroi. Skype s'est imposé au cours des dernières années comme le moyen privilégié de maintenir le lien avec ses proches malgré les distances. Pour les entrepreneurs, il constitue un outil précieux en raison de ses fonctionnalités, favorisant le travail à distance, et de sa quasi gratuité. Les grandes entreprises elles-même l'utilisent de manière croissante, de préférence à des systèmes de video conférence jugés très coûteux.

L'information souligne que les systèmes de VoIP (permettant de communiquer d'un ordinateur vers un autre ordinateur) ne sont, pour autant, pas interdits en Chine. La nouvelle règlementation aurait pour motivation d'imposer le recours aux opérateurs locaux tels que China Unicom ou China Telecom. L'incertitude demeure cependant sur la confidentialité des informations qui transiteront, le coût des services et les fonctionnalités qui seront maintenues.

 

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