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Le marché de l'emploi au japon reste peu ouvert aux étrangers

En dépit des risques croissants de pénurie de talents, du fait du vieillissement de sa population, le Japon reste très réticent à ouvrir son marché de l'emploi aux étrangers. En conséquence, le pays perd de son attractivité auprès des investisseurs, japonais et étrangers, qui lui préfèrent des localisations telles que Hong Kong et Singapour.

Bien que confrontée à des risques de pénurie de talent du fait d'une population vieillissante, le Japon n'a semble-t-il pas fait sa révolution en ce qui concerne l'ouverture de son territoire et de son marché de l'emploi à la main d'oeuvre étrangère. Le pays a au contraire fait le choix d'encourager le retour dans leur pays d'origine des travailleurs et étudiants étrangers diplômés de ses universités, tout en resserrant les conditions d'accès au marché de l'emploi.

Pour la première fois depuis 50 ans, le nombre des étrangers au Japon a baissé en 2009. La population étrangère dans l'archipel ne représenterait que 1,71% de ses 127,5 Millions d'habitants.

 

En conséquence, le Japon perd de son attractivité auprès des investisseurs et du monde des affaires. Dans de nombreux secteurs, des entreprises font le choix de positionner leurs équipes dans des hubs tels que Singapour ou Hong Kong, où ils bénéficient d'un environnement légal plus ouvert en termes d'immigration et de fiscalité, où le coût de la vie est moins élevé et où les personnes parlent anglais.

 

Source: Japan Keeps a high wall for foreign Labour- The New York Times

 

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Chine: l'après Skype est commencé

Si le gouvernement Chinois confirme son projet d'interdire les systèmes de VoIP non chinois, les expatriés risquent d'être bientot privés de Skype et Msn, 2 outils devenus pourtant aussi essentiels aux expatriés d'aujourd'hui que le couteau suisse le fut pour leurs aînés. Un coup dur pour les intéressés, qui pourront certes trouver des solutions alternatives, mais avec l'obligation de choisir des systèmes made in China.

Publiée par ZDN le journal du net l'information devrait, si Skype disparait en effet en Chine, plonger les expatriés dans un profond désarroi. Skype s'est imposé au cours des dernières années comme le moyen privilégié de maintenir le lien avec ses proches malgré les distances. Pour les entrepreneurs, il constitue un outil précieux en raison de ses fonctionnalités, favorisant le travail à distance, et de sa quasi gratuité. Les grandes entreprises elles-même l'utilisent de manière croissante, de préférence à des systèmes de video conférence jugés très coûteux.

L'information souligne que les systèmes de VoIP (permettant de communiquer d'un ordinateur vers un autre ordinateur) ne sont, pour autant, pas interdits en Chine. La nouvelle règlementation aurait pour motivation d'imposer le recours aux opérateurs locaux tels que China Unicom ou China Telecom. L'incertitude demeure cependant sur la confidentialité des informations qui transiteront, le coût des services et les fonctionnalités qui seront maintenues.

 

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Le top 20 des villes où le loyer est le plus cher

La société Eurocost international établit chaque année un classement des villes où les loyers sont les plus chers pour les expatriés. A l'image de l'intense compétition que se livrent les mégapoles mondiales pour construire toujours plus haut, les loyers ne donnent guère, malgré la crise de 2009, de clairs signes d'assagissement. La spéculation poursuit sa course, et les mouvements d'entrée-sortie du top 20 paraissent être davantage le reflet de la fluctuation des monnaies que la marque de changements réels sur les marchés.

L'une des grandes surprises de l'étude est la sortie du classement de villes telles que Dubai, Shanghai et Pekin. La société Eurocost attribue cette situation aux baisses parfois spectaculaires intervenues au coeur de la crise en 2009. Mais si l'explication paraît suffisante pour Dubai, où les prix ont pu chuter de 30 à 50%, la réalité paraît beaucoup moins évidente dans les grandes villes chinoises, probablement d'abord "pénalisées" par la sous évaluation du Yuan. En sens inverse, le saut réalisé par Sydney, passant de la 41ème à la 14ème place, n'est elle pas attribuée à la réévaluation de 27% du dollar australien face à l'Euro.

Tokyo maintient son leadership, devançant, au hit parade des cités les plus chères (pour le loyer des expatriés), respectivement Londres et Hong Kong. Beyrouth devient la ville la plus chère du Moyen Orient. Paris est 11ème.

Les grandes villes d'Asie Pacifique, enfin, tiennent leur rang: Bombay est 6ème, Osaka 8ème, Singapour 9ème, Sydney 14ème et Séoul 20ème.

 

Emilien, jeune diplômé à la recherche d’un emploi à Singapour

Emilien fait partie de ses jeunes diplômés qui, épris d’international et n’appréciant guère la facilité, vont tenter leur chance à l’étranger. Portrait d’un jeune déterminé, arrivé à Singapour, son CV en poche il y a 3 mois , qui aimerait trouver un emploi sur place dans le domaine de la vente ou du Business Development.

Diplômé de l’ISG, Emilien a fait son stage de fin d’études chez Veolia environnement puis enchaîné, dans la même entreprise, comme commercial dans le secteur des énergies renouvelables. Mais  à 24 ans, il a le sentiment que les choses se passent ailleurs, particulièrement en Asie.

Emilien aurait pu rester en France. Il y avait de nombreux contacts et s’est vu proposer plusieurs opportunités. Mais l’attrait de l’Asie est trop fort. Emilien a l’intuition que, quand bien même il ne s’y installerait pas de manière définitive, le fait de connaître la région, d’en apprendre l’une des langues (pourquoi pas le Chinois) et d’en comprendre les manières de travailler, constituera un précieux viatique tout au long de la carrière qu’il entreprend.

Alors il n’hésite pas. Il fait le choix de s’installer pendant 3 mois à Singapour  pour y mener, sur place , sa recherche d’emploi tambour battant.  Supporté dès l’arrivée par le réseau des anciens de l’ISG,  soutenu par la chambre de commerce et par les services d’Ubifrance, il multiplie les contacts et les interviews.
Mais il est rapidement confronté à une réalité : le marché de l’emploi local ne lui est pas grand ouvert. Les barrières, à commencer par celle du visa, sont nombreuses, les salaires proposés parfois trop bas pour envisager s’installer ,et son manque d’expérience dans la région une objection régulière.

Emilien reste optimiste. Il a été très favorablement impressionné par la qualité de l’accueil des expatriés,  qui lui ont souvent ouvert leur carnet d’adresse.  Il continue d’explorer la piste du VIE (Volontariat International Entreprise) et cible désormais de manière privilégiée les entreprises occidentales.

Avis aux entreprises qui souhaiteraient renforcer leurs équipes à Singapour et stimuler leur développement commercial, Emilien est encore dans la cité Etat pendant 1 mois et peut être contacté à l’adresse suivante : emilienhindre@hotmail.com .

 

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Talents & leadership en Asie: Unilever installe son centre de développement à Singapour

Après Procter & Gamble en Février, C'est à présent au tour d'Unilever d'annoncer le lancement de son centre régional de développement du leadership à Singapour. L'annonce du géant mondial de l'agro-alimentaire donne ainsi du poids à l'ambition affichée par la cité Etat de devenir un centre majeur de développement des talents en Asie.

Publié en Février 2010, le rapport du "comité d'expertise sur  les stratégies économiques" (voir notre article précédent- Singapour dessine son futur: talents,innovation,attractivité) insistait sur l'enjeu clé d'"aider les petites et grandes entreprises installées à Singapour à recruter, gérer et développer les talents pour satisfaire leurs besoins dans la région".

En Février 2010, Procter & Gamble avait été le premier groupe international à annoncer L'ouverture du P&G Asia Leadership Centre.

Le Centre de développement des talents d'Unilever, sera le second du genre mis en place par le groupe au niveau mondial, et sera conçu sur le même modèle que le premier, situé à Londres. Le PDG d'Unilever Paul Polman, cité par Mediacorp, commentait ainsi la décision de son groupe:  "Il y a d'énormes opportunités de croissance dans la région, et nous devons nous assurer que nous pouvons avoir les talents qui supporteront cette croissance. Le choix de Singapour est assez logique, compte tenu du levier de la diversité culturelle et , à l'évidence, de la présence de notre société sur place".

Le Centre de développement d'Unilever devrait être installé à Nepal hill, où Singapore s'attache à attirer business schools, universités d'entreprises et sociétés de services, sur un campus dédié au développement du leadership et des talents.

  

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Croissance en Asie: forte mais contrastée

Après avoir connu 2 trimestres de croissance exceptionnelle, les économies asiatiques, à la notable exception de l'Inde et de la Chine, ont marqué un fort ralentissement au 3ème trimestre. Champion de la croissance dans la première moitié de l'année, Singapour s'illustre cette fois par une baisse record de 19,8%. Le Japon lutte contre la déflation, cependant que la Malaisie multiplie les initiatives pour doper l'activité.

 

Le tableau des économies asiatiques affichait au 2 premiers trimestres 2010 une remarquable homogénéité nourrie d'optimisme. Il a perdu cette belle unité au troisième trimestre. Les pays de la région semblent désormais confrontés chacun à des risques et opportunités spécifiques et, de la Chine au Japon, ils affichent une grande diversité. Les chiffres annuels ne devraient cependant être que peu impactés.

La Chine et l'Inde font la course en tête

Dans la catégorie des forts en thème, la Chine et l'Inde restent inaccessibles. Avec des taux de croissance, au troisième trimestre 2010, de 9,6% en Chine et de 8,9% en Inde (par comparaison au même trimestre l'année précédente), les deux géants de la région occupent les 2 premières places du classement mondial.

l'Asie du Sud-Est ralentit

La Thailande, les Philippines et Singapour voient chacun leur activité économique ralentir ou se contracter. La Thailande avait connu une croissance de 9,1% au second trimestre; celle-ci n'aura été, ce trimestre, que de 6,7%. L'économie de Singapour s'était littéralement envolée: 19,8 % au second trimestre, après 18% le trimestre précédent. Les mauvais résultats du 3ème trimestre, sans qu'ils aient pour autant de signification sur le moyen terme, font l'effet d'un réveil douloureux.

La Malaisie, qui affichait récemment l'ambition de rejoindre en 2020 le club très fermé des pays riches, multiplie les initiatives pour stimuler son économie (+5,3% au 3ème trimestre). Elle promeut ainsi une politique très agressive pour favoriser les investissements dans la production du pétrole et du gaz, réduisant les impots de 38 à 25% pour le développement de nouveaux champs et supprimant les taxes à l'exportation des produits issus desdites nouvelles exploitations.

En Indonésie, le taux de croissance au 3ème trimestre - 5,8%- est en léger retrait par rapport au trimestre précédent, mais ne remet pas en cause une croissance annuelle prévue de l'ordre de 6,6%.

Au sortir d'une réunion des ministres des finances des pays de l'ASEAN, la structure issue du  récent rapprochement de la bourse de Singapour avec celle de Malaisie sera élargie pour intégrer la Thailande en 2011 et les Philippines l'année suivante.

Japon et Corée du sud flirtent avec la zone grise

Les indicateurs de la production industrielle ont chuté en Octobre respectivement de 1,8% au Japon et de 4,2% en Corée du Sud. Si les perspectives des derniers mois de l'année restent orientées vers une faible croissance, de l'ordre de 1,4-1,5%, la situation du chomage se détériore. 180.000 emplois auraient ainsi disparu au mois d'Octobre, dans un pays où le taux de chômage (5,1% en Octobre) ne comptabilise que les personnes activement à la recherche d'un emploi.

 

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Gérer la mobilité et les talents

Entre contraintes de coûts et enjeux de management des talents, les entreprises qui se développent à l'international diversifient leurs pratiques de gestion de la mobilité. Elles prennent ainsi acte de la variété des profils d'expatriés et de l'importance que leur expatriation représente, en termes de développement et de contribution au business.

 

Les acteurs de la mobilité ont désormais des profils très variés

Les personnes qu'on a pris l'habitude de désigner sous le vocable d'"expatrié" correspondent de moins en moins au modèle d'origine et témoignent, au contraire, d'une extraordinaire diversité. Au delà même des distinctions classiques, fondées sur le type de contrat et la couverture sociale proposée - expatriation, détachement, contrat local -, la multiplicité des situations individuelles reflète l'attractivité que l'expatriation exerce auprès de publics multiples, distincts des "expatriés" traditionnels.

Les jeunes d'abord: dès leurs études, ils sont plongés dans un environnement qui multiplie les possibilités de parcours à l'étranger - cursus internationaux, stages et années de césure sans frontière..-. Ils saisissent ensuite l'opportunité d'un VIE ou d'un premier emploi pour tenter l'aventure de l'expatriation vers des pays où les perspectives économiques sont plus ouvertes, et les conditions de vie plus stimulantes. Les pays d'Asie à cet égard ont la cote: les jeunes viennent de plus en plus souvent y tenter leur chance (voir le portrait d'Emilien), rejettant parfois jusqu'à l'idée de revenir, n'hésitant pas à investir et à faire l'impasse sur les filets de couverture sociale de leur pays d'origine.

Les professionnels en milieu de carrière suivent, qui n'hésitent plus à saisir les opportunités de travailler à l'étranger; les uns initiant des recherches à partir de leur pays d’origine, les autres faisant leurs valises et débarquant parfois directement, le CV en poche, dans les bureaux du service emploi de la chambre de commerce locale.

De nombreux expatriés dits "classiques", arrivant au bout de leur contrat ou faute de perspectives d’évolution dans leur entreprise, décident de la quitter et cherchent ailleurs. Décidés à rester à l'étranger, ils optent pour un contrat local ou se lancent dans l’aventure de la création.

Les conjoints des précédents enfin, sont de plus en plus nombreux à se donner les moyens de poursuivre, parfois durablement, leur carrière sur place.

Les entreprises diversifient leurs pratiques

En écho à la diversification des profils d'expatriés disponibles à l'étranger, les entreprises se donnent à leur tour les moyens d'exploiter les opportunités, et prennent soin de leurs meilleurs talents, en mettant en oeuvre un panel de solutions adaptées à chaque situation: contrats d'expatriation allégés, localisation, expatriations de courte durée...

S'inspirant du modèle classique de la gestion stratégique de portefeuille d’activités, les  gestionnaires de la mobilité internationale peuvent désormais définir des packages de mobilité adaptés à chaque profil, selon la position qu'il occcupe dans un quadrant construit autour de 2 axes de création de valeur: le développement et la contribution au business.

  • Dans le carré situé en bas à gauche, figurent les personnes dont l’expatriation ne sont stratégiques,ni en termes de développement des talents, ni en termes de contribution au business : on y retrouve les jeunes, les conjoints expatriés et les candidats spontanés à l’expatriation, qui constituent pour les entreprises une opportunité : une ressource disponible à l’international, sans qu’il soit besoin de mettre à leur disposition des packages coûteux et sophistiqués.
  • En haut à gauche, sont représentées les personnes dont l’expatriation n’est pas clé en termes de contribution au business, mais pour lesquelles la mobilité est un puissant facteur de développement, notamment en termes d’enrichissement de ses pratiques managériales, de compréhension des marchés et d’acquisition d’un véritable mindset interculturel. De récentes études (Mercer) indiquent que les entreprises, conscientes de cet enjeu, réduiraient les durées d’expatriation et privilégieraient de plus en plus, pour l'adresser, des expatriations de courte durée.
  • En Bas à droite, les personnes pour lesquelles l’enjeu de l’expatriation se situe davantage sur le plan de la contribution au business que sur celui de leur propre développement. Experts et managers chargés d’implanter un business, créer une filiale et/ou transférer le savoir faire à des équipes locales.
  • En haut à droite enfin, les personnes dont l’expatriation constitue un enjeu fort des 2 points de vue : la contribution au business et le développement des talents. Futurs dirigeants en parcours de développement à l’international, prenant la direction de départements, filiales ou régions; des ressources stratégiques pour l’entreprise dont la rétention est un impératif essentiel.

 

Sur la base de ce quadrant, les entreprises peuvent définir des packages adaptés à chaque situation, allégés pour les plus jeunes, plus complets dans le contexte de mouvements stratégiques. Mais les personnes étant appelées, en proportion croissante, à gérer de manière autonome les éléments touchant à leur couverture sociale (maladie, invalidité et surtout retraite) et à leur gestion de carrière, les entreprises devront aussi donner aux intéressés les moyens de cette autonomie. Elles pourront, par exemple, faciliter l’accès à l’information et au conseil (ex retraite). Elles auront enfin d'autant plus intérêt à privilégier une approche globale de l'expatriation, intégrant notamment la situation professionnelle des conjoints.

Accueillir les meilleurs étudiants chinois en France

Les révélations en Avril 2009 d'un trafic présumé de diplômes à l'Université de Toulon, au bénéfice d'étudiants chinois, avait jeté le doute sur l'attractivité en Chine de l'enseignement supérieur "made in France" et sur la capacité de ce dernier, non seulement à attirer les étudiants chinois, mais surtout à retenir les meilleurs. Un récent rapport, commandé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, ferait état sur ce point d'une situation alarmante: les étudiants chinois en France seraient ceux qui n'ont pas été retenus ailleurs, notamment dans les universités chinoises, et beaucoup, d'abord orientés vers une nécessaire mise à niveau linguistique, se perdraient avant de s'inscrire dans une filière diplômante.

 

 

Compte tenu du poids actuel de la Chine dans les échanges internationaux, la capacité de la France à accueillir et à former sur son sol des étudiants chinois constitue un impératif stratégique, ne serait-ce que pour mettre à disposition des entreprises travaillant avec la Chine, des contingents de jeunes gens bien formés et parlant français, capables de faire le pont avec un univers économique et culturel qui reste complexe et d'assumer localement des responsabilités de management. Les pays occidentaux se livrent d'ailleurs sur ce terrain une concurrence très vive, même si l'avantage de la langue, assure dans ce domaine une nette dominance aux pays anglophones.

Selon le rapport, cité par Le Point: "la France accueille très majoritairement des étudiants qui ne sont pas admis dans le système d'enseignement supérieur chinois, très sélectif, qui ne seront probablement pas la future élite chinoise, et qui arrivent avec un niveau d'études globalement inférieur à celui des autres étudiants étrangers".

Dans un entretien avec Le Figaro (cf France diplomatie), la Ministre de l'enseignement supérieur indique cependant que "l'objectif est d'attirer toujours plus d'étudiants chinois en France, dont 75% en master et doctorat". Un objectif qui passe par la multiplication d'accords de coopération avec les établissements chinois, par la création de diplômes bilingues avec un cursus de 6 mois minimum en anglais, et par une amélioration de l'accueil des étudiants dans le système français.

Voir aussi:

Le site edufrance-china.com

 

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Les expats les plus fortunés vont à l'Est

Les expatriés les plus fortunés vivent en Asie et au moyen orient. La Russie, l'Arabie Saoudite et Bahrein occupent les 3 premières places du classement établi par la banque HSBC sur la base de son enquête annuelle Expat Explorer survey. L'étude consacre les pays du BRIC (Brazil, Russia, India and China) comme les destinations les plus recherchées, la Russie et Singapour se distinguant, comme les pays où la proportion des expatriés ayant d'importants revenus est la plus forte tandis que l'Europe continentale (Espagne, France, Pays Bas et Allemagne) occupe le bas du classement.

 

L'étude HSBC expat explorer survey est fondée sur un échantillon de 4100 expatriés établis dans 100 pays. Elle propose un classement des destinations pour les expatriés les plus fortunés établi sur la base de 4 critères:

Proportion d'expatriés:

  • Dont le revenu annuel est supérieur à  US$ 200.000
  • Dont le revenu mensuel disponible est supérieur à 3.000
  • Qui épargnent davantage, en expatriation, que dans leur pays d'origine.
  • Qui possèdent au moins 2 articles de luxe dans leur lieu d'expatriation.

 

Les résultats de l'étude

Les expatriés qui ont des objectifs de carrière vont en Orient

Beaucoup d'expatriés s'installant en Asie ou au Moyen Orient le font pour des raisons financières ou pour des motifs de carrière. A l'inverse, les pays d'Europe continentale (ainsi que la Thailande) sont ceux dans lesquels la proportion des retraités est la plus forte.

Les expatriés sont plus à l'aise en expatriation que chez eux.

2/3 des expatriés interrogés (66%) indiquent qu'ils bénéficient à l'étranger d'un revenu disponible supérieur à celui qu'ils avaient/ auraient dans leur pays d'origine.

 

(source: Expat explorer survey- Expat economics 2010)

 

 

Quand le conjoint est un homme

On l’avait à peine remarqué : les rangs des expatriés s’ouvrant de plus en plus aux femmes, les hommes accèdent aussi, en proportion croissante, au statut de conjoint. Fini le temps des pionniers où il suffisait d’être rare pour être unique, ce qui d’ailleurs ne résolvait rien. Le « partenaire de l’expatriation », quand il est un homme, risque dorénavant d’ajouter aux contraintes d’un rôle de composition, le fait de ne plus être le seul de son espèce. Rapide visite dans le vestiaire des hommes qui ont fait le choix de la mobilité internationale, au prix d’une inversion des rôles traditionnels et d’une dose supplémentaire de sel dans la gestion de leur carrière professionnelle.

Dans son rapport de 2010 sur les grandes tendances de la relocation, le Cabinet Brookfield indiquait que les femmes, après un plus haut de 23% en 2005, représentaient désormais un expatrié sur 5. Mais les statistiques ont la vie dure et si 70% des expatriés sont mariés, la proportion chez les femmes, reste inférieure à 40%. La faute à qui ? Aux hommes, naturellement, qui font de la résistance non seulement au bureau, mais aussi le soir, à la maison. Pour qu’une femme s’expatrie, quand elle est mariée ou mère de famille, il faut que son conjoint accepte d’endosser un nouveau rôle, celui de conjoint d’expatrié. Bonne nouvelle, les hommes sont de plus en plus nombreux à le faire. J’en ai rencontré à Pékin, Shanghai et Singapour. L’ « homo socius expatri » n’est pas facile à localiser. On le croise parfois à la sortie des écoles ou dans les associations de femmes expatriées, mais il reste discret. Il dit souvent « travailler », quelle qu’en soit les modalités concrètes ; on le trouvera donc au bureau ou, chez lui, devant sa table de travail. Il fait du sport, plutôt dans le genre triathlon que pilâtes, et voyage dès qu’il le peut, dans le pays ou la région.

Inversion des rôles

Si les hommes-conjoints d’expatriés appartiennent à une espèce en émergence, c’est que les mentalités changent, mais qu’elles le font lentement. L’homme qui choisit de ne pas rester seul à la barre, mais de la partager, voire qui accepte de jouer le rôle d’équipier, est confronté à une véritable inversion des rôles. La pression de la société reste forte, et l’homme, particulièrement lorsqu’il est, à l’étranger, sans travail, ne trouve pas, si naturellement, avec sa présence au foyer, un statut social de substitution à celui qu’il vient d’abandonner. A l’instar des femmes, sur le terrain professionnel, qui doivent en faire des tonnes pour qu’on les reconnaisse aussi compétentes que leurs collègues masculins, les hommes à la maison sont et se mettent eux-mêmes sous pression pour « délivrer » des résultats. Dans une course permanente à ce qui serait l’obtention de l’oscar du « parfait house husband », ils s’imposent pour les affaires domestiques et l’éducation des enfants un niveau d’exigence tel, que la moindre baisse de performance prend potentiellement la proportion d’un désastre.

Carrière pimentée d’un zeste d’aventure

En termes de carrière, la pression n’est pas moins faible. Les hommes qui acceptent de prendre à leur compte les incertitudes inhérentes à la mobilité – rechercher un nouvel emploi, dans un environnement nouveau, pour une période indéterminée et tenant compte des contraintes domestiques – sont confrontés en retour à la perplexité des recruteurs. Le contexte professionnel reste normatif. On ne sort pas impunément des parcours de carrière tracés. Qu’on travaille, mais différemment, à l’étranger, ou que l’on fasse autre chose, le seul fait de faire passer sa carrière professionnelle en second est parfois considéré comme un défaut d’ambition et le « trou du cv » comme une faiblesse coupable.

Mais ce ne sont là que plats trop salés, quand le passage par la case « conjoint d’expatrié » peut aussi rehausser d’un peu de piment une carrière trop sage ou trop hexagonale. Beaucoup de conjoints hommes trouvent le moyen, à l’étranger, de retrouver un emploi. Une situation qui est sans doute le reflet d’une plus grande exigence au départ (« je pars si j’ai effectivement des chances de retravailler ») et d’une moindre stigmatisation, sur le marché de l’emploi, de sa qualité de conjoint d’expatrié. D’autres revisitent leurs expériences et leurs passions et se lancent sur le chemin de la création d’entreprise ou la mise en œuvre de projets variés. Laurent, croisé à Singapour et maintenant à Pékin, s’est  investi dans l’art. Stephen distribue à Singapour et en Australie des programmes pédagogiques.

Neo-aventuriers se riant des stéréotypes, les hommes conjoints d’expatriés ne sont-ils pas aux avant postes d’une société qui change, sachant donner pour recevoir et prendre des risques pour avancer ?

Article également publié dans lepetitjournal.com Singapour

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