Trouver un emploi à l'Etranger

Introduction

Bonne nouvelle pour les candidats à l'expatriation: dans son enquête sur l'expatriation des Français en 2008, la Maison des Français indiquait que 89% des expatriés (participant à l'enquête) avaient un emploi et que, pour les expatriés installés en couple, plus des deux tiers (69,7%) des conjoints travaillaient. Pour autant, la recherche d'emploi à l'étranger n'a rien de facile et reste une aventure incertaine, particulièrement lorsque le contexte économique est difficile. Il est fortement recommandé aux candidats au départ, de faire des recherches approfondies avant de se lancer: situation du marché de l'emploi, autorisation de travail, emplois réservés, premiers contacts avec les entreprises locales.... Dans toute la mesure du possible, il vaut mieux partir avec un emploi ou de sérieuses pistes plutôt que de faire le pari d'une recherche locale, et prendre le risque d'un retour prématuré. Mais c'est bien sûr affaire de personnalité et de situation personnelle. Certains n'hésiteront pas à partir sac au dos à la découverte du pays de leurs rêves; d'autres, gérant l'aventure en famille, privilégieront une démarche plus prudente.

Sortir des sentiers battus

L'expatriation, c'est aussi une formidable opportunité pour sortir, ne serait-ce que temporairement, des sentiers battus. Changer de métier ou de secteur d'activité, donner la priorité à son plaisir, travailler à la maison, créer une entreprise ou s'installer comme indépendant sont autant de possibles qui s'offrent à celui ou celle qui, attentif au contexte local et à ses envies, recherche un emploi sans être préoccupé de maintenir une stricte linéarité à sa carrière professionnelle. Une étude du Conseil Economique et Social, en 2004, indiquait que les français qui se mettent à leur compte à l'étranger sont pour 65% d'entre eux déjà expatriés, soit à la suite d'une première mission à l'étranger, soit parce qu'ils ont suivi leur conjoint.

Les règles d'or

  1. Etre ouvert aux opportunités
  2. Adapter sa démarche au contexte local
  3. Adapter ses outils (CV, Lettres de motivation) aux standards du pays d'accueil
  4. Consacrer du temps au réseau
  5. Démarrer sa recherche aussitot que possible
  6. Se renseigner sur le marché de l'emploi et les contraintes de visa
  7. Clarifier son projet
  8. Identifier ses points forts et ses faiblesses pour mener à bien son projet
  9. Intervenir sur ses points faibles
  10. S'organiser
  11. Intégrer sa recherche dans le temps
  12. Rester concentré
  13. Prendre soin de soi et de son intégration dans le pays

Où chercher?

Pour celui ou celle qui recherche un emploi international, il existe, sur internet, un certain nombre de sites qui publient des offres ou permettent d'enregistrer sa candidature.

Certains sites offrent une couverture mondiale, d'autres couvrent une région ou un secteur de spécialité.

► Vous trouverez ci-après des pistes de recherche. Les liens qui figurent sur cette page renvoient aux sites qui ont une couverture globale. Pour les approches plus locales nous vous invitons à consulter la rubrique emploi figurant dans les dossiers  pays.

 

  • Les sites emplois

pole emploi 

 

  • Les chambres de commerce: possibilité selon les cas de visualiser des offres d'emploi-mission proposées par les entreprises membres de la chambre, de déposer son CV, d'obtenir la liste des entreprises avec les personnes à contacter. Au delà de ces services en ligne, les chambres de commerce disposent souvent de services carrières qui peuvent être utiles pour orienter vos recherches et la construction d'un réseau sur place.

 

  • Les grands réseaux sociaux: certains peuvent être une source importante non seulement de contacts mais aussi d'offres d'emploi. La rubrique emploi, quand elle existe, est une bonne source de repérage des opportunités. Elle n'est pas la seule: de nombreuses offres (de nature très variées) sont publiées par les membres dans les hubs. Certains sont extrêmement actifs et efficaces.

 

  • Les associations, clubs et réseaux: associations d'anciens élèves, réseaux d'expatriés, cercles spécialisés ou réseaux féminins.

 

  • Les cabinets de recrutement: de nombreux cabinets de recrutement publient des offres sur leur site et vous permettent de créer en ligne un dossier de candidature.

 

  • Les entreprises: elles ont souvent un espace carrière sur leur site. Vous pouvez le plus souvent visualiser les postes ouverts, postuler à un emploi particulier ou déposer une candidature spontanée. Voir la liste des entreprises françaises en Asie

 

  • Les journaux: les quotidiens nationaux et magazines disposent d'une rubrique emploi ou ont développé des sites spécialisés. Rechercher à la rubrique Emploi international

 

  • Les organisations humanitaires:

  ► Liste des organisations humanitaires en Asie

Motivations

Lorsqu'on est à l'étranger ou quand on envisage d'y partir, les motivations pour rechercher un emploi peuvent être extrêmement variées, particulièrement lorsqu'on suit son conjoint. Etre au clair vis à vis de ses propres motivations permet de se concentrer sur l'objectif et, surtout, d'ouvrir le champ des possibles.

Au moment de rechercher un emploi à l'étranger, il est essentiel de prendre quelques minutes pour réfléchir honnêtement à ce qui vous motive à reprendre un emploi. A rester trop global, vous risquez d'être confronté(e) à des obstacles inutiles et de passer à coté de véritables opportunités. Repérer ses vrais besoins permet au contraire d'être sélectif et exhaustif dans les moyens de les satisfaire.

 

 

Prenez quelques minutes pour réfléchir à la question suivante: à travers la recherche d'un emploi, qu'est-ce qui est important pour moi? 

  • Mon besoin est-il d'abord d'ordre financier? j'ai besoin de gagner ma vie pour faire vivre ma famille, parce que mon salaire est indispensable pour équilibrer le budget de la famille, pour être autonome...
  • Ce que je recherche est-il plus de l'ordre de la socialisation? Le contexte professionnel est un formidable lieu d'échange et d'intégration. En situation d'expatriation tout particulièrement.
  • Mon besoin est-il lié à mon métier: besoin de le pratiquer ?
  • Mon besoin est-il davantage lié à ma carrière: me donner les moyens de booster ma carrière; éviter les "trous" dans mon CV?
  • Ma motivation essentielle est-elle de développer mes compétences et des valoriser sur le plan professionnel?
  • Mon souci est-il de retrouver un statut d'actif?

Bien sûr vos besoins peuvent être de diverses natures. Il ne s'agit pas de faire rentrer votre recherche d'emploi à toutes forces dans l'une des cases. Il s'agit simplement de repérer l'essentiel derrière le général:

un emploi à l'étranger pour quoi faire?

En fonction des réponses que vous apporterez à ces questions, et du contexte d'emploi dans le pays d'expatriation, vous disposerez d'un panel de solutions qui ne se limitera peut être pas à la recherche d'un emploi salarié. Vous pourrez peut-être envisager de créer votre emploi,  vous investir dans des activités bénévoles, donner du temps à vos passions, ou reprendre une formation.

A vos stylos!

Parcours professionnel

Décrivez votre parcours:

Appliquez-vous à revisiter chaque étape de votre parcours, depuis votre premier emploi jusqu’à aujourd’hui. Faites un travail de mémoire en vous aidant de tout les documents que vous avez conservé: ne vous limitez pas aux têtes de chapitre (le poste occupé), mais reprenez les activités, les tâches, les projets que vous avez réalisés.

Chaque fois que possible essayez de vous souvenir de la manière dont vous avez perçu chacune de ces étapes (des images, des émotions, des sensations…). Précisez les raisons qui ont motivé le passage de l’une à l’autre.

Dessinez votre courbe de satisfaction:

En reprenant chaque étape de votre parcours, représentez graphiquement votre courbe de satisfaction avec ses sommets (forte satisfaction) et ses points bas (faible satisfaction, voire forte insatisfaction). Attachez-vous, en reprenant les uns et les autres à les commenter. Vos commentaires vous apporteront des éclairages qui peuvent être très utiles pour réussir les prochaines étapes de votre carrière.

Explicitez ce qu'est votre métier

Essayez de le faire de manière concrète et spontanée. Evaluez ce qui, en termes de connaissances, d'expériences, de réalisations, de caractéristiques de personnalité, constitue des points forts dans votre métier.

Ancres de carrière

Le concept d'ancre de carrière fait référence aux travaux menés par E. Schein. L'ancre de carrière caractérise les valeurs essentielles sur la base desquelles un individu fonde ses choix d'évolution au cours de sa carrière professionnelle. 

Au cours de votre parcours professionnel, vous pouvez être amené(e) à faire des choix qui renforcent ou au contraire contredisent vos valeurs profondes. Identifier vos ancres de carrière, c'est vous donner le moyen d'orienter vos choix et de vous assurer qu'ils sont compatibles avec vos besoins.

E Schein a distingué 8 ancres de carrière.

  • Technique: expertise dans un domaine particulier. 
  • Management: prise de responsabilité et management d'équipe.
  • Autonomie/independance: être autonome dans l'organisation de son travail.
  • Securité/stabilité: se rassurer par rapport aux aléas de la vie économique.
  • Créativité entrepreneuriale: être en position de créer, de développer un business.
  • Service/engagement pour une cause: travailler pour un objectif qui vous dépasse.
  • Défi pur: besoin de prendre des risques pour se surprendre.
  • Style de vie: recherche d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Avez-vous repéré vos propres ancres?  Prenez le temps de la réflexion. Vos réponses vous fourniront des indicateurs précieux pour vos choix à venir.

Compétences

Au cours de votre vie professionnelle mais aussi en dehors, vous avez acquis et développé des compétences qui peuvent prendre une dimension complètement différente dans le pays d'expatriation.
 

Première étape: Faites la liste des compétences que vous avez acquises dans vos précédents emplois. Essayez de couvrir les compétences techniques (savoir et savoir faire) et celles qui relèvent du savoir être.

Attachez-vous à repérer le niveau de maîtrise que vous avez atteint dans chacun des domaines de compétences identifiés. Utilisez par exemple l'échelle suivante, du niveau 1 au niveau 4:

  • Niveau 1 - connaissance générale du sujet mais peu d'expérience de mise en oeuvre concrète,
  • Niveau 2 - bonne compréhension des aspects techniques et nombreuses mise en pratique mais dans un contexte de faible autonomie,
  • Niveau 3 - pratique courante du sujet de manière autonome, capacité de former ou conseiller les autres sur le sujet,
  • Niveau 4 - expertise.

 

Deuxième étape: ouvrez la perspective et enrichissez votre portefeuille de compétences de celles que vous avez pu développer ou renforcer en dehors de votre activité strictement professionnelle.

Troisième étape: confrontez ces compétences aux contexte local. Lesquelles font le plus de sens par rapport aux besoins du pays?

 

Marché local

S’il vous est possible de choisir, identifiez non seulement les pays dans lesquels vous avez envie de vivre mais aussi ceux dans lesquels vous aurez des chances de trouver un emploi. Si vous partez en famille, n’oubliez pas de prendre en compte le cadre de vie pour la famille et surtout les possibilités d’emploi pour votre conjoint.

Si le choix du pays est déjà fait , concentrez-vous sur ce qu’il est possible d’y faire et mieux encore sur les opportunités particulières qu’il vous offre.

► ai-je ou non le droit de travailler sur place, à quelles conditions, et dans quels types d’activité?

Hors le cas de l’Union Européenne qui donne aux citoyens des pays membres le droit de circuler, travailler et entreprendre librement sur tout le territoire de l’union, le travail à l’étranger est la plupart du temps subordonné à l’obtention d’un visa et/ou d’un permis de travail. S’il est toujours possible d’arriver dans un pays avec un visa de tourisme, d’y rechercher un emploi sur place, puis d’effectuer les démarches d’obtention des autorisations idoines, ce n’est certainement pas le moyen le plus confortable. Lorsqu’on est dans la position du conjoint, le visa octroyé en qualité « d’accompagnant » ne vaut pas autorisation de travailler et nécessitera, quand cela est possible de réaliser des démarches complémentaires. Par ailleurs certaines professions sont règlementées. Leur accès dans le pays d’accueil peut-être réservé à des nationaux, ouvert sur concours et/ou conditionné par la réalisation d’un cursus déterminé. Enfin, la localisation géographique peut-être un obstacle dont il faut d’emblée tenir compte. Si, en tant que conjoint d’expatrié, vous êtes installés dans une base vie en plein désert, il vous sera certainement difficile d’y trouver facilement un emploi dans votre domaine d’expertise.

► quelle est ma maîtrise de la langue de travail du pays?

Si vous projetez de travailler dans un pays dont la langue de travail (qui peut être l’anglais) est différente de votre langue maternelle, il est important de vous assurer que votre maîtrise de cette langue de travail est suffisante. Dans l’hypothèse inverse, il faudra soit cibler sa recherche sur les secteurs dans lesquels cela ne sera pas un handicap, soit faire l’effort d’apprendre la langue ou de se perfectionner dans son usage professionnel avant d’aller plus loin.

► quels sont les secteurs porteurs où les opportunités d’emploi sont les plus nombreuses?

Dans l’idéal, votre domaine d’expertise correspond précisément à l’un de ces secteurs porteurs. Vos recherches auront de bonnes chances d’aboutir. Vous pourrez à la fois rester dans votre domaine de spécialité et envisager des opportunités de développement dans un contexte facilitateur.

Dans les autres cas, cela permettra d’identifier les secteurs vers lesquels vous pourrez vous tourner si vous envisagez de sortir de votre spécialité ou si cette dernière est indéterminée. Ceux qui sont partis travailler à l’étranger le cite souvent comme le sésame absolu : il faut être capable de prendre les emplois là où ils sont ; ne pas hésiter à démarrer dans un emploi qu’on n’aurait peut-être pas accepté dans son pays d’origine mais qui, à l’étranger, sera l’occasion de mettre le pied à l’étrier, de nouer des contacts et développer sa communication, pour rebondir ensuite vers autre chose.

► quel est l’avantage exclusif que je présente, du fait de mon profil et de ma résidence à l'étranger?

C’est la bonne nouvelle. En plus de vos qualités habituelles, celles que vous mettiez spontanément en avant dans votre pays d’origine, vous êtes riche, dans le pays d’accueil, de tout ce qui, sur place, constitue une rareté : votre langue maternelle ; votre connaissance du contexte culturel, économique, politique de votre pays ; vos passions … Le repérage de cet avantage exclusif peut ouvrir un champ considérable d’opportunités, dans le droit fil de votre carrière professionnelle ou dans des contextes différents voire complètement transformés.

 Quelques exemples :

  • Un journaliste français basé en Russie, devenu Directeur Marketing d’une grande société de cosmétiques.
  • Un ingénieur français devenu présentateur du journal télévisé en français en Arabie Saoudite.
  • Une spécialiste du Marketing suédoise, devenue coach et formatrice interculturelle en France.

Projet professionnel

Le projet professionnel est au coeur de la recherche d'emploi. Lorsqu'on n'est pas sûr(e) de ses objectifs, mieux vaut prendre le temps de la réflexion et se donner les moyens de construire un projet bien construit, avec lequel vous serez à l'aise, que vous pourrez exposer clairement et avec plaisir.

 

Curriculum vitae

Le CV doit être adapté pour tenir compte des standards du pays d'accueil, mais la réussite tient d'abord à la lisibité du parcours et à la clarté de votre projet.

Le CV doit être porté par une intention

Quel parcours voulez-vous communiquer. Mettez en avant votre projet en signalant d'emblée votre recherche ou vos principaux domaines de compétences . Mettez l’accent sur les aspects concrets et les réalisations tout en respectant le contexte culturel du pays : n'hésitez pas à parler chiffres aux Etats-Unis; soyez plus nuancé dans les pays valorisant moins l’individualisme (France … Japon).

Forme du CV

Le CV ne doit pas dépasser 2 pages. L'ordre de la présentation: chronologique pour les uns (France...) ou antichronologique (ex: Etats Unis) est peu déterminante . Il s'agit de choisir l’ordre qui exprime le mieux ce que vous voulez communiquer, en sachant évidemment que ce qui se situe en début de 1ere page a le plus de chance d’être lu. A noter qu'aux Etats Unis il convient de ne mentionner ni l’age, ni le sexe, ni la situation familiale. Enfin, sachez que le CV est de plus en plus souvent "lu" d'abord par des logiciels. Avant d'arriver dans les mains du recruteur qui saura reconnaître l'originalité de votre parcours et découvrir (entre les lignes) l'étendue de vos talents, votre cv est soumis à la censure formelle et impitoyable de la machine. Autant savoir comment cela fonctionne pour construire un CV qui passera cette étape avec succès.

Votre CV en 5 étapes

Etape incontournable de la  recherche d’emploi : la réalisation  du CV. Comment s’y prendre ? Quelles sont les spécificités locales ? Ce qui apparaît fastidieux peut être aussi un exercice plaisant et utile, qui clarifiera vos idées et mettra en évidence les points forts de votre parcours. Visite guidée en 5 étapes de l’art de réaliser un CV efficace.

1ère étape : se lancer. 

Ouvrez une page Word ou prenez une feuille de papier.Commencez par indiquer en quelques mots l’emploi que vous recherchez. Ne vous préoccupez pas pour le moment de la formulation. Si vous avez plusieurs projets, notez les. Il sera temps, plus tard, d’affiner la rédaction et, le cas échéant, de réaliser non pas un seul mais plusieurs CV, adaptés à chacun de vos objectifs.

Si vous avez du mal à préciser votre projet, vous pouvez feuilleter les offres d’emploi sur internet ou dans les journaux. Vous pouvez aussi rechercher des descriptions d’emploi, par exemple sur le site de l’ANPE : répertoire des emplois et des compétences. Si vous n’arrivez pas à clarifier votre projet, laissez cette étape de coté. Peut-être l’inventaire des étapes de votre parcours professionnel vous aidera-t-il à mieux cerner ce que vous vous sentez capable de faire et surtout ce que vous voulez faire. Si c’est la page blanche à ce stade, il serait probablement utile de procéder de manière méthodique en faisant un bilan approfondi de votre parcours. En tout état de cause, sachez que cette clarification est incontournable et que votre CV ne trouvera sa force qu’à partir du moment ou vous saurez l’orienter vers votre objectif.

2ème étape : jeter les idées sur le papier.

Faites la liste de vos formations en indiquant les dates, l’établissement fréquenté et le diplôme obtenu. Rappelez-vous que vous êtes à l’étranger et que les diplômes et universités françaises ne sont pas nécessairement connus. Evitez les mentions réservées aux initiées. Indiquez l’équivalence de vos diplômes quand vous la connaissez, sinon donnez le titre en français. Faites ensuite la liste de vos expériences, de la plus récente vers la plus ancienne. Indiquez clairement la date de chacun de vos emplois, le nom de votre employeur et les responsabilités que vous avez exercées. Ne rédigez pas à ce stade. Listez simplement les éléments les uns après les autres. Etablissez une liste de vos compétences par mots clés que vous pourrez faire apparaître dans la partie haute du CV, juste après votre projet professionnel. Concentrez-vous sur les compétences d’ordre technique comme « gestion de projet » plutôt que sur les compétences dites « soft » telles que « grand travailleur ». Veillez à ce que ces mots clés renvoient à des aspects concrets et soient bien ceux en usage dans votre profession. Ils doivent permettre à un employeur ou à un logiciel de traitement des candidatures de valider d’emblée que vous avez les compétences clés correspondant au profil recherché. Parlez de vos hobbies, des activités que vous avez en dehors du contexte professionnel si cela fait du sens par rapport à l’objectif que vous recherchez. On peut en effet avoir développer, en dehors du champs professionnel, des compétences intéressantes pour son projet futur. Veillez cependant à être sélectif et surtout spécifique : si vous souhaitez indiquer que vous aimez le cinéma, indiquez en quoi cette passion est particulière et les réalisations ou compétences que vous avez développées grâce à elle.

3ème étape : Trier, organiser, reformuler.

Reprenez la présentation de vos formations, expériences, compétences et activités extra- professionnelles. Ne retenez que celles qui sont utiles et qui supportent effectivement votre projet professionnel. On peut privilégier une présentation chronologique, ou thématique. Faites les choix de présentation qui sont les mieux adaptés : si votre dernière expérience est la plus pertinente, gardez la présentation inverse à la chronologie. S’il s’avère que cette dernière n’est pas en relation avec ce que vous souhaitez faire, privilégiez une présentation thématique, qui mettra en avant les expériences les plus utiles. Reprenez la formulation de vos expériences avec le souci constant de la précision et de la clarté : des phrases courtes, pas de jargon ni d’abréviation. Attachez vous a présenter les choses en termes de réalisation plutôt qu’en termes de responsabilité: « lancement d’un journal interne mensuel », de préférence à « responsabilité éditoriale ». Soyez concret et donnez des éléments de quantification chaque fois que possible : « management d’une équipe multiculturelle de 10 ingénieurs » plutôt que « management d’équipe ».

Sachez que vous êtes absolument autorisé à choisir, parmi vos expériences et activités celles qui vous semblent le mieux supporter votre projet et dont vous avez envie de parler. Non seulement vous n’êtes pas obligé de tout dire, mais vous devez au contraire être concis pour que les informations clés ressortent de manière évidente.

4ème étape : mettre en forme.

Le CV est présenté sur 2 pages. La structure des paragraphes peut être variable. Les choix en la matière doivent être faits en fonction de ce qui est le plus cohérent avec l’emploi recherché. La forme la plus classique consiste à indiquer, dans l’ordre, vos coordonnées de contact, votre objectif professionnel, la liste de vos compétences clés, vos expériences professionnelles, vos formations et enfin vos activités extra- professionnelles. Vous pouvez aussi choisir, plutôt que l’objectif et la liste de mots clés, d’intégrer en en-tête du CV un mini paragraphe sur les éléments de votre profil que vous souhaitez absolument mettre en avant vis-à-vis d’un employeur potentiel. Concernant la mise en page, choisissez la simplicité (une seule police et taille de caractère, les titres en gras, une seule couleur), veillez à ce que le texte soit aéré et que les informations soient facilement identifiables.

Si votre CV fait 4 pages et que vous ne voyez pas comment le synthétiser, demandez à quelqu’un dans votre entourage de faire les coupes claires que vous ne vous résolvez pas à faire. Vous repartirez d’un squelette plus clair et qui surtout montrera mieux la dynamique de votre parcours. N’hésitez pas ensuite à l’enrichir à nouveau, mais interdisez-vous absolument les copiés-collés.

5ème étape : relire, faire relire.

Votre CV doit absolument ne comporter ni coquille ni faute de grammaire. Relisez-le attentivement et surtout faites le relire, notamment par des personnes anglophones qui pourront valider les termes et la formulation en anglais. N’hésitez pas à échanger avec vos connaissances et à tenir compte de leurs remarques. Enfin tenez-vous prêt à faire évoluer et adapter votre CV en fonction des emplois particuliers auxquels vous pourrez postuler. 

Courriers

La lettre de motivation

La lettre de motivation reste un must en dépit des habitudes prises avec internet. L'usage désormais majoritaire du mail ou des formulaires en ligne pour faire acte de candidature a pu faire oublier la nécessité de rédiger à l'intention des recruteurs une véritable lettre de motivation. L'exercice continue pourtant d'être perçu comme un effort nécessaire, témoin de la motivation a minima du candidat. Il est surtout le moyen privilégié de mettre en avant sa motivation et ses compétences.
Elle doit être courte, pour être lue rapidement par des recruteurs qui ont peu de temps à lui consacrer. Pour le détail, elle est accompagnée par le CV. 
Si vous adressez votre dossier par e-mail, intégrez votre lettre dans le corps de votre message (tout en l'envoyant également en document attaché) de manière à éviter à votre interlocuteur d'avoir à ouvrir le document: l'expérience montre qu'il ne le fait pas ou difficilement (par exemple lorsqu'il utilise un blackberry).

Le corps de la lettre se découpe en 3 parties:

  • Une introduction: votre motivation pour le poste et l'entreprise; votre compréhension du poste proposé.
  • Un argumentaire:vos points forts par rapport au poste, en termes de compétences et qualités personnelles. N'hésitez pas, chaque fois que possible à être concret: faits, réalisations, chiffres.
  • Une conclusion:votre désir de rencontrer le destinataire, une formule de politesse simple

Le courrier de suivi

En phase de développement réseau ou d'entretiens de recrutement, la pratique systèmatique du courrier de suivi ( ce qui peut parfaitement se faire par mail) se révèle d'une incroyable efficacité.

Le courrier de suivi, simple et bien structuré, fonctionne comme une piqure de rappel quelques jours après l'entretien. Il donne des signes forts de vos qualités d'organisation et de relation et renforce auprès de votre interlocuteur l'image qu'il a  de votre motivation.

 

Pitch

Le pitch, ou discours ascenseur, c'est la présentation de vous même, sous forme d'accroche, que vous seriez capable de reproduire les yeux fermés et surtout brièvement chaque fois que vous en avez l'opportunité

Imaginez le job de vos rêves. Votre futur patron est là seul avec vous au pied d’une tour de la défense. Vous entrez ensemble dans la cabine d’ascenseur. Vous avez la possibilité de capter son attention et de lui vendre votre projet en 60’’ maximum. Que lui dites-vous. Faites le test de vous chronométrer, le temps passe très vite.
A dire vrai, il y a peu de chances, même si les lieux de recrutement se sont diversifiés, d’être interviewé dans un ascenseur. Pour autant, il est essentiel d’avoir préparé un scénario de présentation rapide (environ 1 minute) et un scénario un peu plus long (3mn). Insistez sur les deux ou trois points dont vous voudriez que votre interlocuteur se souvienne. Prenez soin d’être clair et concret.

Aux Etats-Unis, vous êtes dans un processus de sélection à chaque étape du processus. L’appel téléphonique n’ a pas seulement pour but, comme il l’est souvent en France de valider quelques éléments et de fixer la date d’une interview. Il est souvent une étape pleine et entière de sélection, avec la possibilité de voir votre candidature écartée si votre réponse n’est pas suffisamment convainquante. Par ailleurs, la préparation du pitch, les répétitions que vous serez amené à faire devant votre glace présentent aussi cet avantage, puisque vous êtes à l’étranger , de vous entraîner dans la langue du pays.

Organisation

La recherche d'emploi à l'international obéit à des règles qui, même si elles ont leurs particularités ici ou là, sont globalement très semblables. Si la tentation reste, pour les candidats, d'exploiter à fond les ressources des sites emplois et carrière; celles-ci ne constituent que la partie apparente du marché de l'emploi au sens large. Il est important d'y investir le juste niveau d'énergie pour consacrer l'essentiel à ce qui s'avèrera en définitive le plus payant: le réseau.

Répondre aux offres d'emploi

La recherche des offres d’emploi sur tous les supports disponibles est un must dans toute recherche d’emploi.  Les supports se sont considérablement diversifiés ces dernières années : les annonces presse sont en net recul, les sites spécialisés se sont multipliés, les entreprises publient elles même leurs offres d’emploi dans la partie carrière de leur site internet.  On peut être naturellement tenté de passer beaucoup de temps dans le surfing frénétique des pages emploi d’internet. N’oubliez pas que si les annonces sont nombreuses, les candidats ne le sont pas moins. Il n’est pas du tout inhabituel que les entreprises reçoivent plusieurs centaines de candidatures pour un poste déterminé.  Faites donc votre travail, mais ne vous y épuisez pas. Au fond de vous-même vous savez que vous n’avez que peu de chance de trouver ainsi le job de vos rêves. Multiplier les candidatures vous rassure en vous donnant le sentiment d’être actif. Encore faut-il que ces candidatures soient ciblées et que votre dossier de candidature soit de qualité ( lettre de motivation ciblée).

Faire des candidatures spontanées

Le deuxième moyen à disposition pour identifier les opportunités d'emploi, ce sont les candidatures spontanées.  Le moyen est intéressant car il peut vous permettre d’accéder à certains de ces emplois du marché caché: ces emplois qui ne font pas l’objet de publication. Si votre candidature arrive au bon moment et auprès du bon interlocuteur, alors vous avez la possibilité d’être confronté à une moindre compétition ou, à tout le moins de voir votre Cv placé sur le dessus de la pile. Mais il faut aussi savoir que la probabilité est réduite et qu’il faut souvent envoyer 10 candidatures pour recevoir une réponse. Là encore la clé réside moins dans le nombre que dans la qualité du ciblage.

Travailler son réseau

Et oui le networking! Tout le monde en parle et, on vous l’a déjà dit , le sésame pour trouver un emploi c’est le réseau. Mais quel réseau ? Vous ne connaissez ni PDG, ni DRH ni Chasseur de têtes. D’ailleurs, puisque votre recherche se fait à l’étranger, votre réseau atteint son plus grand niveau de simplicité..
Et si c’était une chance ? Faire du networking, c’est se donner les moyens de rencontrer des personnes, d’échanger avec eux des informations, sur vous, sur votre parcours, sur votre projet professionnel et votre recherche, mais aussi sur le marché local, sur tel secteur d’activité économique, sur telle ou telle entreprise. Pour vous qui arrivez dans un pays nouveau, qui êtes en phase de découverte et d’adaptation, n’est-ce pas là une opportunité unique d’aller au contact de ceux qui sont installés là depuis plus longtemps que vous.
Networkez cool. Faites descendre la pression et rappelez vous votre objectif : échanger de l’information et des contacts. Sortez-vous de la tête l’idée de l’emploi qu’on pourrait vous proposer. Cela viendra plus tard! Concentrez vous d’abord sur les contacts, multipliez les, assurez en le suivi et prenez du plaisir.

Réseau

A l'Etranger comme à domicile, le réseau est le moyen le plus efficace pour atteindre votre objectif. La difficulté est souvent que ce réseau n'existe pas là ou vous allez. L'opportunité de le construire, en y prenant plaisir.

Comment démarrer?

Aussi tôt que possible, c'est à dire sans attendre d'être sur place. Un réseau a une base. C'est l'ensemble des personnes que vous connaissez. Il s'agit pour vous de recenser de façon aussi complète que possible ce réseau de base en reprenant vos agendas et carnets d'adresse:

  • ma famille
  • mes amis, camarades de promotion, relations extraprofessionnelles
  • mes collègues, mes interlocuteurs professionnels
  • Mes contacts sur les grands réseaux sociaux

Chacune de ces personnes représente pour vous un potentiel d'information, d'aide, un levier, mais dans un ou deux domaine précis de votre projet. Dans un premier temps, il est intéressant d'utiliser votre réseau de base pour entrer en contact avec des gens qui vivent ou ont vécu dans le pays où vous envisagez de partir, des entreprises qui ont des intérêts localement, des personnes qui connaissent bien le marché local.

Allez y sans complexe, les gens sont en général ravis de donner un coup de main, et vous vous apercevrez rapidement qu'il existe entre expatriés une vrai solidarité à l'étranger: n'attendez pas le tapis rouge, mais rappelez vous qu'une bonne partie des personnes que vous allez contacter ont été dans votre situation au cours des mois ou années précédentes.

Comment développer son réseau?

Il ne s'agit pas d'épuiser votre base de contact en les sollicitant d'emblée pour des opportunités d'emploi. Il s'agit de leur faire part de votre situation, de votre projet et de vos recherches. Si vous êtes positif dans votre approche, vous obtiendrez immanquablement le support de vos interlocuteurs, qui spontanément vous feront part de leurs conseils, idées, suggestions, propositions de mise en contact, immédiatement ou de manière différée. 
Ayez soin d'exploiter ces conseils s'ils sont pertinents et de contacter les personnes dont on vous aura donné le nom. Vous obtiendrez sûrement des avis, des idées, des noms d'autres contacts qui vous rapprocheront de vos cibles et du poste que vous recherchez. Avec un peu d'entrainement, votre réseau se développera et les informations foisonneront.

S'organiser 

Il ne s'agit pas de s'épuiser à maintenir tous les contacts vivants. Un réseau de 5000 contacts linked-in ne vaut pas un réseau plus réduit de contacts ciblés, utiles dans votre démarche de recherche d'emploi. Il faut régulièrement faire du tri. C'est parfois difficile, mais cela vous obligera à garder le cap. Votre action réseau doit être tendue vers un résultat. Votre capacité à obtenir le meilleur support utile de votre réseau dépend:

  • de votre état d'esprit positif,
  • de votre constance dans l'établissement et le suivi de contacts,
  • de votre capacité à délivrer un message clair et convaincant.

Conseils pratiques

Préparez vos rendez-vous

Elaborez votre message. Préparez vos contacts (par exemple en établissant une fiche d'information pour chaque interlocuteur que vous souhaitez rencontrer), avec, en tête, les objectifs suivants:

  • Informer votre réseau de votre situation et obtenir conseils et suggestions.
  • lui présenter ce que vous avez fait, pouvez faire et souhaitez faire.
  • Exposer votre stratégie et obtenir un retour sur son efficacité.
  • Obtenir les noms d'interlocuteurs pertinents pour votre projet
  • Obtenir des informations sur les entreprises et secteurs que vous avez ciblés.
  • S'entrainer à l'usage du téléphone (surtout si la langue du pays n'est pas la votre)

Présentez-vous comme un offreur de services

  • Présentez-vous comme un offreur de services, pas comme un demandeur d'emploi
  • Positionnez-vous comme un chef de projet qui souhaite valider l'adéquation de son projet avec le marché.
  • C'est vous qui menez l'entretien: guider l'interlocuteur dans sa réflexion et l'amener à vous livrer l'information que vous recherchez.

Faites un suivi précis de vos démarches

  • Utilisez chaque expérience pour préparer les suivantes: repérez les erreurs commises , les questions ou les objections que l'on vous a faites pour affiner votre discours et votre présentation.
  • Tenez vos interlocuteurs au courant de l'utilisation que vous avez faites de leurs informations et de l'avancement de vos recherches.

Evitez:

  • les amis, bienveillants et accueillants, mais qui ne savent que faire pour vous aider ( c'est à vous de le leur dire).
  • les entretiens de demande d'information qui se transforment en entretien de sélection ( alors même que votre interlocuteur n'a aucun poste à pourvoir).
  • les interlocuteurs qui, en cours d'entretien, s'avèrent être décisionnaires (avec un besoin ou un poste à pourvoir): dans ce cas ne persistez pas à dire que vous ne cherchez que de l'information.
  • les entretiens dont vous ressortez ravi, mais sans avoir récupéré quelque information utile que ce soit.

Entretiens

Etape clé de la quête du graal, l’entretien de recrutement requiert à la fois une bonne préparation et une disponibilité à son interviewer.

Préparation

Par bonne préparation, on entend bien sûr le travail de bilan et de réflexion qui aura permis d’avoir bien présent à l’esprit les grandes étapes de son parcours, ses points saillants avec les réalisations remarquables, les difficultés rencontrées,… Il faut être capable d’intéresser son interlocuteur, de lui raconter une histoire. Le meilleur moyen pour le faire est de l’avoir anticipé. Il ne s’agit pas de dérouler tout l’entretien dans un format préétabli, mais simplement d’être clair sur ses messages, d’identifier sous quel angle les expériences présentent le plus d’intérêt, d’éviter de partir dans des chemins qui risquent de perdre votre interlocuteur ou mènent à des impasses.
Il est aussi très important de préparer ses réponses aux questions qui feront appel à la réflexion ou qui peuvent être déstabilisantes. L’impression de spontanéité, pendant l’interview, se nourrit des répétitions les jours précédents.

S'adapter à son interviewer

Il faut enfin être capable de s’adapter à son interlocuteur. Le MBTI, parmi d’autres outils, met en évidence que nous avons tous des préférences dans la manière dont nous recueillons l’information ( sur quoi porte naturellement notre attention ?...) et dont nous traitons cette information pour prendre des décisions. Sur la base du MBTI, on comprend que certains sont d’abord sensibles aux éléments concrets, aux détails, tandis que d’autres perçoivent d’abord les idées, les images … Certains prennent leur décision sur la base d’un processus rigoureux, d’autres sont plus sensibles au contexte. Il est important d’être conscient de ces différences pendant l’entretien pour s’adapter au style de son interlocuteur.

 

Conseils pratiques:

  • Entrainez-vous. Utilisez les premiers entretiens comme des manière de progresser. Entraînez-vous chez vous si vous le pouvez. Essayez de trouver des opportunités d'exercice qui vous feront obtenir du feed back.
  • Préparez votre introduction: claire et courte. Il s'agit de répondre rapidement à une première question ouverte de votre interlocuteur ( "parlez-moi de vous"), de faire déjà passer les messages clés que vous souhaitez qu'il retienne, et de lui redonner l'initiative de la question suivante. Par définition, celle-ci sera plus précise: vous pourrez poursuivre votre présentation mais avec des repères plus évidents quant à l'intérêt de votre interviewer.
  • Utilisez les listes des "questions qui tuent" pour préparer vos réponses. Elles ne vous seront vraissemblablement pas posées sous cette forme, mais votre préparation permettra d'apporter des réponses claires et adaptées, même aux questions qui a priori pouvaient vous gêner.
  • Assurez-vous d'être en forme le jour de l'entretien (évitez les rendez-vous après une nuit dans l'avion) et dans un état d'esprit positif.

 

Ressources en ligne

Entrainez-vous à l'entretien d'embauche- Un quiz en 11 questions, sur le site de l'Express, qui fournit une bonne introduction au sujet.

 

 

Interview strategy map

 

Préparez votre entretien en vous aidant du tableau ci-dessous.

  • Pensez à votre public: le recruteur, ses préoccupations, ses attentes, ses critères d'évaluation, ses préférences (MBTI).
  • Pensez à votre objectif: quelle impression voule-vous donner? Quel message voulez-vous faire passer?
  • Penser à vos compétences: appuyez vous sur vos points forts.

 

 

Tough Interview questions

  1. Tell me a little about yourself
  2. What do you know about our organization?
  3. Why do you want to work for us
  4. What can you do for us that some else can't?
  5. What do you find most attractive about this position? What seems least attractive about it?
  6. Why should we hire you?
  7. What do you look for in a job?
  8. Please give your definition of the job
  9. How long would it take to make a meaningful contribution to our firm?
  10. How long would you stay with us?
  11. Your resume suggests that you may be overqualified or too experienced for this position. What do you think?
  12. What is your management style?
  13. Are you a good manager? Can you give me some examples? Do you feel that you have top management potential?
  14. What do you look for when you hire people?
  15. Have you ever had to hire to fire people? What were the reasons and how did you handle the situation?
  16. What do you think is the most difficult thing about being a manager or an executive?
  17. What important trends do you see in our industry?
  18. What are the frontier or cutting edge issue in our industry?
  19. Why are you leaving your current position?
  20. In your current/last position, what features do you like the most? ...the least?
  21. In your current position, what have been your 5 more significant accomplishments?
  22. Why haven't you found a job before now?
  23. Did you think of leaving your present position before? If so, what do you think held you there?
  24. What do you think of your former boss?
  25. Would you describe a few situations in which your work was criticized?
  26. If I spoke to your former boss, what would he say are your greatest strengths and weaknesses?
  27. Can you work under pressure and deal with deadlines?
  28. Did you change the nature of your job?
  29. Do you prefer staff or line work?
  30. In your present position, what problemes did you identify that had previously been overlooked?
  31. Don't you think you might be better suited for a different size company? to a different type company?
  32. If you could choose any company, where would you go?
  33. Why aren't you earning more at your age?
  34. What do you feel this position should pay?
  35. Do you have any objections to psychological tests?
  36. What other jobs or companies are you considering?
  37. Do you speak to people before they speak to you?
  38. What was the last book you read?... movie you saw? ... sporting event you attended?
  39. Will you be out to take your boss's job?
  40. Are you creative?
  41. How would you describe your own personality?
  42. Do you consider yourself a leader?
  43. What are your long range goals?
  44. What are your strong points?
  45. What are your weak points?
  46. If you could start your career again, what would you do differently?
  47. What career options do you have at this moment?
  48. How would you define success?
  49. How successful do you think you've been so far?

 

 

Intégration

Lorsque, au terme de multiples entretiens, intervient enfin la signature du contrat de travail, il semble que toutes les étapes ont été franchies avec succès. Mais le parcours de haies comprend un dernier obstacle que l'on aura garde de ne pas mésestimer si l'on veut que la réussite soit totale et qu'à la satisfaction d'avoir retrouvé un emploi succède le plaisir de réussir son intégration.

Une étape souvent sous estimée

Les premiers jours dans le nouvel emploi sont souvent clés pour assurer le succès ultérieurs. Certains peuvent trébucher d'entrée, d'autres paver le chemin de leur réussite. Le démarrage dans le nouvel emploi se prépare dès avant le grand jour, il requiert humilité et lucidité.

Conseils pratiques

Commencez par "oublier" tout ce que vous pensez que vous savez. Un nouvel environnement de travail, a fortiori dans un contexte culturel différent, doit inciter à la modestie et à la remise en cause des convictions et habitudes acquises dans les précédents emplois. Certaines recettes ou attitudes qui ont pu se révéler des points forts dans votre dernier poste peuvent ne pas être les mieux adaptées dans votre nouvel emploi. Soyez attentif à repérer les différences et prêt à apprendre pour vous adapter.

Portez une attention particulière à tout ce qui touche aux aspects humains de votre emploi et consacrez y plus d'efforts encore qu'à comprendre les aspects techniques.

N'attendez pas pour agir, en vous concentrant sur les vrais priorités.

Aller plus loin

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