Quitter son emploi

Quand partir à l’Etranger implique de quitter son emploi.

Pour les uns, le départ à l’étranger constitue une opportunité: faire un break ou faire autre chose. Pour les autres, la situation est moins évidente. Comment interrompre ou renoncer à son emploi? Comment prendre le risque de mettre entre parenthèse une carrière bien engagée ? Comment mettre en sommeil une activité libérale? Comment quitter son environnement de travail, ses relations professionnelles… et comment le présenter ?

Comment quitter son emploi ?

Pour le salarié du secteur privé, la démission est la formule qui vient spontanément à l’esprit. Mais cette solution n’est pas incontournable. Si la période d’expatriation est courte, il peut être judicieux de prendre un congé spécial (congé sabbatique, congé création d’entreprise…). Si l’entreprise a des filiales ou des intérêts économiques dans le pays de destination, peut-être une mutation est-elle envisageable. Peut-être enfin est-il possible de travailler à distance.

1ère solution : démissionner.

La démission pour suivre son conjoint à l’Etranger, permet de bénéficier de l’assurance chômage. Attention! cette assurance n’interviendra qu’au terme de l’expatriation. Les allocations versées par l’ASSEDIC sont en effet soumises à une condition de territorialité (ce qui signifie qu’il n’est pas possible de les percevoir lorsqu’on ne réside pas en France). En revanche, le bénéfice de cette assurance n’est que décalé et les allocations pourront être versées au moment du retour en France, si celui-ci intervient moins de 4 ans après la date de démission (c’est la date de rupture effective du contrat de travail qui marque le début de ce délai et non la date du départ à l’étranger).

2ème solution : prendre un congé

Quitter son emploi n’impose pas forcément une rupture. Il est possible, en accord avec son employeur, de ne pas rompre le contrat de travail mais simplement de le suspendre (congé sabbatique ou congé pour création d’entreprise). Dans les deux cas, suspension ou rupture, la situation, en termes de rémunération, est la même: le salarié en suspension de contrat ne perçoit pas de rémunération de son (ancien) employeur et peut travailler dans une autre entreprise. 

L'intérêt relatif d'une suspension de contrat intervient au retour (à la fin du congé): 

  • soit l’employeur a la possibilité de réintégrer le salarié en lui proposant un poste de même niveau de qualification et au même salaire que celui qu’il avait précédemment,
  • soit il n’a pas cette possibilité (souvent parce qu’il a du entre temps recruter un nouveau titulaire pour le poste qu’occupait le salarié en congé) et il est alors dans l’obligation de licencier le salarié à son retour de congé, ce qui lui permettra au moins d’être indemnisé(e) – paiement du préavis et de l’indemnité conventionnelle de licenciement- et garantira une prise en charge par l’ASSEDIC. 

3ème solution : se faire embaucher par une filiale ou travailler à distance

Si votre employeur possède des filiales ou des intérêts économiques dans le pays de destination, la solution d’une mutation n’est pas à écarter. D’autant plus que, dans ce contexte, vous pourrez vous montrer plus ouvert sur les conditions matérielles de l'expatriation et la nature de l'emploi sur place. En pratique, cette mutation peut se traduire par des situations très variées : détachement au sein de la filiale locale voire auprès d’une agence commerciale ou d’un sous-traitant ; création d’une structure nouvelle que vous aurez pour objectif de mettre en place, ou maintien de la relation sous la forme du télétravail.

Quand l’expatrié et son conjoint travaillent dans la même entreprise, celle-ci aura probablement à cœur de faciliter la décision du premier en favorisant l’emploi du second (dans la limite des emplois disponibles).

Quand le conjoint travaille dans la Fonction Publique, il pourra avantageusement investiguer les différentes possibilités d’être affecté à l’étranger.

4ème solution: devenir indépendant et emporter son travail avec soi

Il y a encore la solution de maintenir le contact avec son ancien employeur ou, plus largement, avec son réseau professionnel, en exportant son activité à l’Etranger. Devenir travailleur indépendant permettra par exemple, de réaliser des missions à distance, dans un pays qui peut, en soi,  intéresser les entreprises qui feront appel à vos services.

Devenir indépendant peut être une manière de pratiquer son métier différemment, de rester actif pendant le séjour à l'étranger, tout en préparant les conditions d’un retour réussi dans son pays d’origine.

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